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Mercredi, 04 Mars 2026

En pleine guerre, l'exil doré de Yair Netanyahu scandalise l'armée

Auteur : Lalaina Andriamparany | Editeur : Walt | Mercredi, 04 Mars 2026 - 14h49

Pendant que les réservistes israéliens enchaînent les 5e, 6e, 7e mobilisations depuis 2023 — Gaza, Liban, Syrie, Yémen — et que des soldats américains sont redéployés au Moyen-Orient, un symbole dérange : le fils du Premier ministre, Yair Netanyahu, 34 ans, réside à Hallandale Beach, en Floride. Loin du front, près des palmiers.

Alors que les tensions militaires entre Israël et Iran ravivent le spectre d’un embrasement régional, une image dérange : celle de Yair Netanyahu. À 34 ans, Yair Netanyahu incarne cette aristocratie de l’arrière-garde : il a séché Gaza, le Liban et la Syrie, préférant le front de Hallandale Beach aux tranchées du Golan.

L’héritier à l’abri, les conscrits en rotation

Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, Israël a mobilisé plus de 300 000 réservistes. L’économie a vacillé : chute du PIB au 4e trimestre 2023 (-19,4 % en rythme annualisé), explosion du déficit public, coûts militaires évalués à des dizaines de milliards de dollars.

Côté américain, l’aide militaire cumulée à Israël depuis octobre 2023 dépasse 14 milliards de dollars. Washington déploie régulièrement troupes et systèmes anti-missiles dans la région, au nom de la « stabilité ».

Et pendant ce temps, Yair Netanyahu vit sous protection du Shin Bet… financée indirectement par le contribuable israélien — et, par ricochet, par l’aide américaine.

Les soldats israéliens sont furieux de la situation parce qu’ils croient que Yair devrait aider à l’effort de guerre, a rapporté Daily Express US.

"Yair profite de sa vie à Miami Beach pendant que je suis en première ligne", a déclaré dernièrement un soldat stationné à la frontière nord d'Israël au Times.

Une présence dangeureuse

Le malaise devient systémique quand la Première Dame, Sara Netanyahu, choisit elle aussi de ne pas rembarquer pour Tel-Aviv en février dernier. Ce « no-show » à l’aéroport, rapporté par Ynet, en dit long sur la météo politique : quand le vent du boulet approche, les élites s'envolent.

Howard Stoffer, ancien proche de la Maison-Blanche, a publiquement jugé leur présence aux États-Unis « dangeureuse » et indigne au regard du devoir national. Le danger n'est plus seulement à Gaza ou au Liban ; il s'est exporté aux États-Unis. En effet, chaque sortie publique devient une faille de sécurité majeure, une invitation au kidnapping ou à un attentat sur le sol américain.

Dans les conflits modernes, l’image compte autant que les missiles. Entre Miami et Tel-Aviv, une question se pose : combien de temps une démocratie peut-elle soutenir une guerre si ses élites semblent s’en exempter ?


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