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Mardi, 05 Mai 2026

Le ministre israélien Bezalel Smotrich : « Mon fils n’arrête pas de me demander de ne pas terminer le travail, pour qu’il reste encore quelque chose à détruire pour lui au Liban »

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Mardi, 05 Mai 2026 - 15h22

Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et figure de proue du parti Sionisme religieux, a une fois de plus choqué l’opinion publique. Lors d’une interview télévisée, il a évoqué la blessure grave de son fils aîné, Benya Hebron, soldat de la brigade Givati. Le 6 mars dernier, ce dernier a été touché par des éclats d’obus de mortier tirés par le Hezbollah près de la frontière libanaise. Huit soldats israéliens ont été blessés ce jour-là.

Les éclats ont transpercé le dos et l’abdomen de Benya Hebron, atteignant son foie et frôlant une artère majeure. Si les premiers diagnostics parlaient de blessures légères à modérées, les examens hospitaliers ont révélé une gravité insoupçonnée. Bezalel Smotrich avait alors assuré que son fils se remettrait pleinement après rééducation et pourrait reprendre le combat.

Une rhétorique de fer et de sang

Dans cette même interview, le ministre a rapporté les demandes insistantes de son fils : « Mon fils n’arrête pas de me supplier de ne pas en finir trop vite, pour qu’il reste encore quelque chose à détruire pour lui au Liban. » À quoi Smotrich a répondu, avec un sourire en coin : « Ne t’inquiète pas ! Il y en aura assez pour tout le monde ! » Ces propos glaçants s’inscrivent dans le cadre des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah, un conflit qui ravage le sud du Liban depuis des années, semant destructions, déplacements de populations et des centaines de morts.

Le fleuve Litani, nouvelle frontière ou nouveau délire ?

Bezalel Smotrich, connu pour ses positions expansionnistes, avait déjà fait parler de lui en août 2024. Lors d’une conférence organisée par le quotidien Israel Hayom, il avait déclaré, à propos du blocus de Gaza et de l’aide humanitaire : « Dans la réalité actuelle, nous ne pouvons pas mener une guerre totale. Personne ne nous permettra de laisser mourir de faim deux millions de civils, même si cela pourrait se justifier moralement, jusqu’à la libération de nos otages. » Il avait ajouté que l’aide était fournie « parce que nous n’avons pas le choix », tout en rejetant catégoriquement tout accord d’échange de prisonniers avec le Hamas.


- Source : Le Média en 4-4-2

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