Affaire Canal+. Ils commencent à s’excuser se souvenant qu’ils sont financés à 80 millions d’euros pour leurs films
Les aimables signataires de la Tribune anti-Bolloré commencent à s’excuser se souvenant brutalement que le très méchant Bolloré a financé par exemple ce cinéaste ci-dessous pour 80 millions d’euros d’après cette information.
C’est beaucoup d’argent 80 millions d’euros pour des films qui généralement (et je ne parle pas de ce cinéaste en particulier) ne sont pas rentables voire, perdent tout ce qu’ils peuvent et sont régulièrement (pour ne pas dire généralement) des bides financiers.
Mais ce n’est pas tout.
Car nos gentils gens de gauche sont non seulement financés par ce méchant milliardaire « d’estrèmmme droite » (mais ses sous sont suffisamment purs pour financer les gentils gens de gauche), mais en plus par tous les autres riches de France notamment à travers ce que l’on appelle les SOFICA.
Les Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel (SOFICA) ont été créées par la loi du 11 juillet 1985. Elles constituent des sociétés d’investissement destinées à la collecte de fonds privés consacrés exclusivement au financement de la production cinématographique et audiovisuelle.
Sinon, il n’y a pas un rond pour les œuvres qui font des bides et qui ne sont pas rentables de nos gentilles bonnes âmes de gauche mais qui ont besoin des sous des méchants gens de droite trop riches et qu’il faudra taxer encore plus jusqu’à qu’ils n’aient plus un radis ni un kopeck (le kopeck c’est de gauche) à défiscaliser.
Car, les Sofica vous permettent évidemment d’avoir des avantages fiscaux puisque le cinéma français ne rapporte rien (sauf quand c’est des films populaires critiqués par Télérama).
Personnellement, je supprimerais aussi bien les Sofica que les aides de Canal+ à tout le cinéma français qui en plus abuse du système des intermittents du spectacle pour des centaines de millions d’euros par an.
Ces gentils gens crachent sur ceux qui les financent, qui les payent, qui travaillent dur pour cela et en plus nous font la morale.
Ils devraient tous simplement commencer par dire: merci.
Merci de nous permettre de vivre de notre art par essence non rentable.
Merci de travailler pour nous permettre cela.
Merci de vos efforts, de votre gentillesse et de votre solidarité.
Mais non… non seulement ils ne diront pas merci mais en plus ils crachent sur ceux qui payent.
C’est ce que cette « affaire Bolloré » permet de mettre en lumière et c’est une excellente nouvelle.
🇫🇷✍️ FLASH | Jean-Pascal Zadi aurait passé un appel pour s’excuser d’avoir signé la pétition visant Vincent Bolloré, après s’être "souvenu que Canal+ avait financé ses films à hauteur de 80 millions €. (le JDD) pic.twitter.com/aC4hwNziPu
— Cerfia (@CerfiaFR) May 25, 2026
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Jean-Pascal Zadi retire sa signature anti-Bolloré et offre une scène de soumission totale
Jean-Pascal Zadi aurait demandé le retrait de son nom d’une pétition contre Vincent Bolloré après les menaces de Maxime Saada, patron de Canal+. Une reculade qui passe très mal.

À Cannes, certains montent les marches. D’autres les descendent à reculons. Jean-Pascal Zadi, réalisateur de Tout simplement noir, aurait choisi la deuxième option après la colère de Maxime Saada, patron de Canal+.
L’acteur et cinéaste figurait parmi les signataires d’une tribune publiée dans Libération, texte qui dénonçait l’influence de Vincent Bolloré dans les médias, l’édition et la culture. Une pétition signée aussi par Juliette Binoche, Swann Arlaud ou encore Adèle Haenel.
Mais selon Le Journal du Dimanche, Zadi aurait vite demandé que son nom soit retiré. Pas vraiment le grand moment de bravoure attendu. Plutôt l’image d’un artiste qui bombe le torse quand la salle applaudit, puis se ratatine dès que Canal+ tousse un peu fort.
Maxime Saada menace, Zadi recule
Le déclencheur ? Une sortie très ferme de Maxime Saada lors du brunch des producteurs à Cannes. Le président du directoire de Canal+ n’a pas apprécié que des artistes attaquent Vincent Bolloré et son empire médiatique. Il l’a dit clairement : « Je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition. »
Message reçu cinq sur cinq, visiblement.
D’après Le JDD, Jean-Pascal Zadi se serait alors souvenu que Canal+ avait beaucoup compté dans le financement de ses projets. Le journal affirme même que le groupe aurait participé à hauteur de 80 millions d’euros à ses films et productions. Là, comme par magie, la conscience politique aurait eu un petit vertige.
Toujours selon l’hebdomadaire, le cinéaste aurait passé un appel d’excuse et expliqué avoir « mal lu le texte ». Formule pratique. Quand on signe une pétition contre Bolloré, on est engagé. Quand Canal+ se fâche, on devient soudain mauvais lecteur.
Une soumission difficile à maquiller
Le plus gênant, ce n’est pas seulement le retrait. C’est le contraste. D’un côté, une tribune contre un groupe accusé de pousser une ligne idéologique réactionnaire. De l’autre, une marche arrière dès que l’argent, les antennes et les génériques de fin reviennent dans la conversation.
Jean-Pascal Zadi signe une tribune contre Canal+... puis rétropédale après s'être souvenu que Canal+ finançait beaucoup de ses films ! #TBT9 pic.twitter.com/e4LvrkmL4p
— TBT9 (@TBT9_W9) May 18, 2026
Jean-Pascal Zadi donne ici une image pitoyable : celle d’un artiste qui voulait être du côté des signataires courageux, mais qui finit par regarder ses crédits Canal+ avec des yeux humides. Face à Vincent Bolloré, pourtant déjà omniprésent dans le paysage médiatique et politique, jusqu’à faire écho à la galaxie Zemmour, la posture s’effondre.
C’est presque une scène de comédie. Sauf que le gag coûte cher en crédibilité.
Canal+, le cinéma français et la grande peur du robinet fermé
Il faut dire que Canal+ reste un acteur majeur du financement du cinéma français. Pour beaucoup de réalisateurs, producteurs et acteurs, le groupe n’est pas seulement une chaîne : c’est un guichet, une vitrine, un partenaire. Et quand le patron de ce guichet explique qu’il ne veut plus travailler avec certains signataires, tout le monde comprend très vite le sous-texte.
C’est là que le cas Zadi devient parlant. Son film Tout simplement noir, sa série En place ou encore Le Grand Déplacement ont bénéficié, directement ou indirectement, de la participation de Canal+. Alors forcément, au moment de choisir entre la pétition et le confort industriel, la colonne vertébrale semble avoir demandé une pause.
La LDH et la CGT Spectacle attaquent Canal+
Cette sortie de Maxime Saada ne s’arrête pas à une simple tension de festival. La Ligue des droits de l’homme et la CGT Spectacle ont annoncé une action en justice à Nanterre contre Canal+, en dénonçant une discrimination envers les signataires.
Leur avocat, Me Arié Alimi, a défendu cette démarche en parlant de la nécessité pour les mondes de la culture et du savoir de « se coalisent et se révoltent » contre l’influence du groupe Bolloré.
Pendant ce temps, Jean-Pascal Zadi, lui, n’a pas encore répondu publiquement aux affirmations du JDD. Silence radio. Peut-être relit-il la pétition. Lentement, cette fois.
- Source : Insolentiae












