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Mardi, 21 Juill. 2026

LFI ou La Folie intégrale : des députés plaident la cause de violeurs en série de mineurs

Auteur : Gabrielle Cluzel | Editeur : Walt | Mardi, 21 Juill. 2026 - 11h16

On aurait pu imaginer qu’en France, pays clivé s’il en est, existe au moins un consensus d’un bord à l’autre de l’échiquier politique : celui d’un « plus jamais ça » s’agissant des viols d’enfants. Une union sacrée autour d’une sévérité implacable pour ces criminels. Pas seulement pour les punir, d’abord pour les tenir à l’écart de la société, hors d’état de nuire. Les mettre à l’ombre pour que nos enfants puissent grandir au soleil.

Eh bien, on s’était trompé. Ni le drame Lyhanna ni l’affaire du périscolaire n’ont réussi à ébranler les convictions idéologiques de ces députés LFI, communistes ou encore écologistes qui, lors de l'examen en première lecture du projet de loi sur la protection des enfants, vendredi 17 juillet, ont rejeté l’article visant à instaurer une peine de réclusion à perpétuité pour les auteurs de viols en série sur des mineurs de 15 ans. À l’initiative du ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, il sera procédé, ce mardi, à une seconde délibération.

Principe de précaution

Des députés LFI - et non des moindres - volent donc au secours des violeurs en série d’enfants et plaident leur cause. Éric Coquerel a déclaré, sur BFM TV, qu’ils n’étaient « pas forcément incurables » (sic). Tout est dans le « pas forcément ». Il y a donc un doute (et même un très gros doute). Éric Coquerel aimerait que le doute profite au criminel. Nous aimerions, nous, qu’il protège nos enfants. Est-ce trop demander ?

Il faut se rappeler comment cette extrême gauche a milité pour le « principe de précaution » en matière écologique : apparu dans le sommet de Rio en 1992 et finalement intégré dans la Constitution en 2005, il y était question de cette vertu cardinale essentielle de prudence et de « risques de dommages graves et irréversibles ». Mais les « risques de dommages graves et irréversibles » que représentent ces prédateurs lâchés dans la nature sur ces petits mammifères fragiles, ces petites pousses sans défense que sont les enfants, ils ne semblent s'en inquiéter nullement.

Pour Éric Coquerel, encore (je cite), « le violeur d’un bébé, de plusieurs bébés, ce n’est pas le fait qu’il risque la perpétuité qui va l’empêcher de le faire » (re-sic). Il n’y aurait donc pas, selon lui, de vertu dissuasive à la prison. Outre le fait que cela reste à prouver, la prison n'a pas seulement vocation à dissuader, elle sert aussi à protéger : tant qu'il sera enfermé, le violeur ne pourra pas violer. Monsieur de La Palice, bonsoir ! Et s’il y reste toute la vie, la question de la dissuasion ne se pose plus. Inutile de continuer à gloser : problème réglé.

Pour la députée LFI Gabrielle Cathala, à la tribune de l’Assemblée, la perpétuité pour « viol serial » (c’est ainsi qu’elle les appelle) sur les mineurs de moins 15 ans serait « condamner le détenu à la mort sociale dans le silence et à aucun moment ne favoriserait son insertion ou sa réinsertion ».

Et la mort psychologique, la mort affective, donc la mort sociale - voire, comme dans le cas de Lyhanna, la mort tout court - à laquelle le violeur a condamné ses victimes l’intéresse-t-elle ? Quant à la réinsertion… On a vu ce qu’ont pu donner les libérations anticipées de Michel Fourniret ou Pierre Bodein pour « bonne conduite ». LFI ou La Folie intégrale !

En désaccord avec leur électorat...

Selon un sondage CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD du 17 juin, 92 % des Français sont favorables à la perpétuité réelle pour ceux qui ont commis des crimes sur des enfants. Une fois n’est pas coutume, celles-ci étant habituellement réputées plus miséricordieuses, ce sont les femmes les plus unanimes : 95 %. Mais c’est de leurs petits qu'il s’agit ! Elles se moquent que leur réclusion à vie soit, pour ces violeurs en série, un prix lourd à payer car la vie de leurs enfants n’a pas de prix.

Notons (c’est intéressant) que les électeurs de La France insoumise et les Écologistes ne sont pas les derniers : ils se prononcent à 92 % en faveur de cette perpétuité incompressible.

Un autre parti de l’autre côté de l’échiquier - LR, pour ne pas le nommer - a appris à ses dépens, sur d'autre sujets, qu’il ne faisait pas bon, à long terme, laisser s’installer un hiatus idéologique entre les élus et les électeurs. Les députés LFI et Écologistes qui voteront demain devraient y réfléchir.


- Source : Boulevard Voltaire

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