Et maintenant c’est Trump qui annonce un blocus naval du détroit d’Ormuz !
Le feuilleton continue, volte-face après volte-face… En bon artiste du chaos, Trump fait tout pour pourrir la situation, déboussoler le monde et du même coup accélérer sa multipolarisation. Bien aidé, évidemment, à la fois par les Iraniens et les Israéliens, les autres acteurs de ce théâtre…
Donald Trump veut maintenant imposer un blocus
Dimanche, quelques heures après l’échec des négociations avec l’Iran au Pakistan, Donald Trump a fait volte-face et annoncé un blocus naval américain du détroit d’Ormuz. « A compter de maintenant, la marine américaine, la meilleure au monde, entamera le processus de blocus de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz », a écrit le président américain sur son réseau social, précisant que « nul ne pourra naviguer en toute sécurité en haute mer s’il paie un péage illégal ». « L’Iran avait promis d’ouvrir le détroit d’Ormuz, et a sciemment manqué à sa parole », a-t-il justifié.
« Tout Iranien qui nous tire dessus, ou qui tire sur des navires pacifiques, sera pulvérisé », a menacé le dirigeant dans deux longs messages, laissant entendre que « d’autres pays » seraient impliqués dans l’effort de blocus, sans toutefois les nommer. Sur Fox News, un peu plus tard, il a assuré que le Royaume-Uni « et quelques autres pays » enverraient des navires dragueurs de mines dans le détroit. Londres n’a cependant annoncé aucun déploiement de navires de guerre dans la région.
Pour autant, sa décision d’instaurer un blocus naval et de sanctionner les compagnies acceptant de payer un droit de passage « ne fera que stopper un très petit nombre de navires. A l’échelle globale, cela ne change rien », déclare à la BBC Lars Jensen, spécialiste du transport maritime international. « Très peu de navires passent. Il y en a encore moins qui paient, et ceux qui paient sont déjà soumis aux sanctions américaines« , ajoute-t-il. Au final, « tout est question de confiance » pour les armateurs. Or, devant le flou de la situation, à leurs yeux, il semble surtout urgent d’attendre.
Source : franceinfo.fr
- Source : Olivier Demeulenaere












