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Dimanche, 12 Avr. 2026

CO2: La France n’a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon 100mds d’€ par an

Auteur : Patrice Gibertie | Editeur : Walt | Dimanche, 12 Avr. 2026 - 14h22

La France n ‘ a pas sauvé la planète mais elle a pissé dans un violon

La France se ruine pour réduire l’émission de CO2: 100mds d’€ par an:depuis 2000 une baisse de 0,01 GTCO2, le monde a connu une augmentation de 10GT

  • Monde entier (émissions fossiles + processus industriels + GES totaux) :
    • 2000 : ~35,8 Gt CO₂eq (EDGAR).
    • 2024 : ~53,2 Gt CO₂eq (hausse de +1,3 % vs 2023).
    • Émissions de CO₂ fossiles seules : ~37,4 Gt en 2024, projetées à ~38,1 Gt en 2025 (nouveau record selon Global Carbon Budget / IEA / Statista).
    • Augmentation depuis 2000 : environ +17 à +18 Gt CO₂eq au total GES, et +10 à +12 Gt pour les émissions de CO₂ fossiles seules (selon les sources et la définition exacte). chiffre de +10 Gt est donc dans la fourchette basse, mais réaliste pour le CO₂ fossile pur.

En résumé : la France a réduit ses émissions d’environ 0,17 Gt en 25 ans, pendant que le monde en ajoutait ~10 Gt (ou plus) sur la même période. La baisse française représente donc moins de 2 % de l’augmentation mondiale.Le coût : « 100 milliards d’€ par an »

  • Les investissements climatiques en France (transition énergétique, rénovation thermique, renouvelables, nucléaire, transports bas carbone, etc.) tournent autour de 100-102 milliards € en 2024 (selon I4CE – Institute for Climate Economics). Ce n’est pas une dépense purement publique, mais un total d’investissements (publics + privés) orientés vers la décarbonation.
  • Les dépenses publiques directes liées à la politique climatique et à la crise énergétique (boucliers tarifaires, aides à la rénovation, subventions, etc.) ont parfois atteint des dizaines de milliards par an, surtout pendant la crise énergétique 2022-2023 (plus de 100 milliards € cumulés sur quelques années selon certaines estimations).
  • Le coût complet de la « transition » (y compris les surcoûts système des renouvelables intermittents, la rénovation des bâtiments, la sortie progressive du nucléaire dans certains scénarios, etc.) est régulièrement estimé entre 50 et 100+ milliards € par an supplémentaires d’ici 2030 selon les rapports (I4CE, Cour des comptes, etc.).

La France a donc investi massivement (nucléaire historique + politiques récentes), ce qui lui donne l’un des mix électriques les plus décarbonés d’Europe (environ 50-60 g CO₂/kWh, contre 300-400 g en Allemagne). Mais cela n’a aucun effet mesurable sur la concentration atmosphérique de CO₂, car le reste du monde (surtout Chine + Inde + Asie du Sud-Est) a continué à brûler toujours plus de charbon, pétrole et gaz.Le constat global (en lien avec Lomborg et Helm)C’est exactement le même phénomène que pour le charbon ou l’énergie primaire :

  • Les pays riches (dont la France) décarbonent un peu (baisse absolue modeste).
  • Les pays en développement augmentent beaucoup plus leur consommation d’énergie et leurs émissions.
  • Résultat net : émissions mondiales en hausse continue, records battus en 2024-2025.

La France a « pissé dans un violon » au sens où ses efforts, même coûteux, sont noyés dans la croissance énergétique massive des pays émergent

 

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