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Jeudi, 21 Mai 2026

Justice française : 18 mois avec sursis pour un pédophile du périscolaire

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Jeudi, 21 Mai 2026 - 18h04

On peut dire que la Justice a eu la main lourde, le glaive tranchant, force reste à la loi, patati patata. Voici ce qu’on a retenu d’un article du Monde sur la descente de flics dans l’école Saint-Dominique à Paris VIIe. C’est tellement énorme qu’on se demande si la Justice n’est pas elle aussi déconnectée du réel. 

Un premier procès, depuis que le scandale a éclaté, s’est tenu le 5 mai à huis clos devant le tribunal correctionnel de Paris. Une peine de dix-huit mois de prison avec sursis a été requise à l’encontre d’un animateur de 47 ans, jugé pour harcèlement sexuel sur neuf fillettes de 10 ans et agressions sexuelles sur trois d’entre elles.

En cause : des câlins « très forts » s’attardant sur la poitrine, ou des dessins saisis dans son casier montrant des personnages féminins aux attributs proéminents dans des poses suggestives, qu’il proposait aux enfants au cours de l’atelier « graff et mangas ». La décision du tribunal doit être rendue le 16 juin.


Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que le mec est pédo, qu’il est là pour pécho, et qu’il avance masqué, enfin, mal masqué, un peu comme Bruel avec ses masseuses et ses approches lourdes comme un diplodocus en digestion. Dans les cas de vices avancés – on a tous nos petits vices, mais ils sont sous contrôle –, qui deviennent moteurs et qui n’ont plus de freins, leurs auteurs finissent par trouver « ça » naturel et penser que pour les autres, c’est aussi naturel. C’est à ce moment-là qu’ils se font choper.

Tout est une question de décalage entre morale personnelle et morale publique, ou, disons, de position du mur entre l’acceptable et l’inacceptable. Pour ce qui concerne les mineurs, on a donc ce pédo qui ne risque quasiment rien avec son sursis, et de l’autre côté, le dessinateur Bastien Vivès qui travaille à l’extrême limite, entre pédophilie (punie) et éphébophilie (pas punie). C’est évidemment un calcul fin entre le provoquant poussé à l’extrême, et le retour de bâton de la socio-culture. Pour info, ses albums sont désormais quasi introuvables et, bien qu’il ne fasse que de la fiction, il a été attaqué pour diffusion d’images pornographiques par des associations. Il a comme défenseuse la coquine Élisabeth.

Dossier complexe s’il en est, la société étant devenue permissive à l’extrême d’un côté, répressive à l’extrême de l’autre. Le premier côté concerne la sexualité débridée, qui est partout, et qui est encouragée, même par l’Éducation nationale ; le second côté, c’est la limitation drastique de la liberté d’expression, surtout dans le domaine politico-médiatique, et sa répression par les agents du pouvoir.
Dans cette optique, le croisement entre sexualité débridée et liberté d’expression s’appelle un mal de tête, un court-circuit.

On retiendra dans l’affaire du périscolaire la « vitesse » non pas de la justice, mais des autorités parisiennes qui ont mis dix ans à prendre en compte le problème, et son ampleur. Des têtes doivent tomber, même s’il n’y a plus de guillotine.


- Source : E&R

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