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Jeudi, 21 Mai 2026

France : Enquête ouverte contre Dominique de Villepin, François Asselineau renvoyé devant le tribunal

Auteur : Nouvelle Aube | Editeur : Walt | Jeudi, 21 Mai 2026 - 17h57

Le parquet national financier (PNF) a annoncé mercredi l’ouverture d’une enquête pour «recel de détournement de fonds publics» visant l’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin, dans le cadre de l’affaire des statuettes reçues lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004.

Selon un communiqué du PNF, relayé par les médias français, l’enquête a été ouverte mardi après des révélations diffusées fin avril dans l’émission «Complément d’Enquête» sur France Télévisions.

Lors de cette émission, le lobbyiste franco-libanais Robert Bourgi, figure associée aux réseaux de la «Françafrique», a affirmé avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon.

Candidat à l’Elysée

Selon ses déclarations, les objets auraient été financés par l’ancien président burkinabé, Blaise Compaoré ainsi que par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci.

Robert Bourgi a indiqué que les deux statuettes avaient été acquises respectivement pour 75 000 euros et 50 000 euros, soit une valeur totale estimée à 125 000 euros.

Dominique de Villepin, considéré comme un potentiel candidat à l’élection présidentielle française, avait reconnu le 10 mai avoir commis «une erreur» en acceptant ces cadeaux, tout en contestant toute illégalité.

L’enquête devra désormais déterminer les conditions dans lesquelles ces présents ont été remis et si leur acceptation pourrait constituer une infraction pénale au regard des règles encadrant les responsables publics français.

Pour l’heure, l’ancien Premier ministre n’a pas réagi à cette annonce

***

François Asselineau renvoyé devant le tribunal : une procédure relancée après un non-lieu

François Asselineau sera finalement jugé devant le tribunal correctionnel de Paris après l’appel du parquet contre le non-lieu prononcé fin 2024. Le président de l’UPR, candidat souverainiste et défenseur du Frexit, conteste les accusations. Ses soutiens pointent une procédure relancée à l’approche de la présidentielle de 2027.

Un candidat jamais invité sur CNews, mais présenté comme candidat quand il est renvoyé en procès : normal ?

François Asselineau sera finalement jugé devant le tribunal correctionnel de Paris. Le président de l’Union populaire républicaine, l’UPR, est renvoyé en procès pour des accusations de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle sur un collaborateur et de tentative d’agression sexuelle sur un autre. La cour d’appel de Paris a infirmé le non-lieu dont il avait bénéficié fin 2024, après l’appel formé par le parquet.

L’affaire remonte à 2020. Deux anciens collaborateurs de l’UPR avaient déposé plainte, évoquant des faits qui se seraient produits en 2018 et 2019. François Asselineau avait été placé en garde à vue en février 2021, puis mis en examen. Depuis le début, il conteste les accusations. À ce stade, il reste présumé innocent.

Un non-lieu avait été rendu après plusieurs années d’enquête

Ce nouveau renvoi devant la justice intervient alors qu’un non-lieu avait été prononcé fin 2024. Selon les éléments rapportés à l’époque, les juges d’instruction avaient estimé que les charges n’étaient pas suffisantes pour envoyer François Asselineau devant un tribunal.

Son avocat, Me Pierre Darkanian, avait alors insisté sur la durée et le sérieux de l’instruction. Il déclarait que les magistrats avaient « enquêté de façon approfondie pendant plus de trois ans » et qu’ils avaient « rejeté l’ensemble des sept chefs de mise en examen » retenus contre le président de l’UPR. Parmi ces chefs figuraient notamment des accusations d’« agression sexuelle » et de « harcèlement ».

Le parquet de Paris avait pourtant décidé de faire appel. C’est cet appel qui a changé la suite du dossier. La cour d’appel a finalement considéré qu’un procès devait avoir lieu.

Une chronologie qui fait réagir dans le camp Asselineau

Pour les soutiens de François Asselineau, cette séquence judiciaire pose forcément question. Leur argument est simple : le dossier avait été instruit pendant plus de trois ans, un non-lieu avait été prononcé, les chefs de mise en examen avaient été écartés, puis la procédure repart malgré tout vers un procès.

Ils y voient une situation difficile à comprendre, d’autant que François Asselineau occupe une place particulière dans le paysage politique français. Président de l’UPR, il défend depuis des années la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN. En 2017, il se présentait déjà comme le « candidat du Frexit », une formule reprise à l’époque lors de sa campagne présidentielle.

Le calendrier alimente aussi les commentaires. François Asselineau est présenté comme candidat à l’élection présidentielle de 2027, et ce retour judiciaire intervient à moins de deux ans du scrutin. CNews — média appartenant au groupe Bolloré — le présente comme « candidat à l’élection présidentielle de 2027 » dans son article consacré à son renvoi en correctionnelle, alors même que François Asselineau n’est jamais invité sur son antenne.

Sur le plan politique, les proches de François Asselineau peuvent y voir un épisode lourd pour un responsable souverainiste, à un moment où la campagne présidentielle de 2027 commence déjà à se dessiner. C’est cet enchaînement — enquête longue, non-lieu, appel du parquet, renvoi en procès — qui nourrit l’idée d’une procédure inhabituelle chez une partie de ses partisans.

Lui-même avait exprimé sa satisfaction après le non-lieu de 2024, par la voix de son avocat, tout en affirmant sa sérénité face à l’appel du parquet. La suite se jouera désormais devant le tribunal correctionnel de Paris.

Les plaintes de deux anciens collaborateurs au centre du dossier

D’après les éléments communiqués par le parquet, une première plainte avait été déposée en mai 2020 par un collaborateur de l’UPR. Celui-ci affirmait avoir été harcelé dès son embauche en 2019 et disait s’être vu imposer des baisers. Un second collaborateur avait ensuite porté plainte en juin 2020 pour des faits présentés comme similaires, qui auraient eu lieu en 2018.

Le parquet avait requis en décembre 2023 un procès pour tentatives d’agression sexuelle aggravée, harcèlement moral au travail et actes d’intimidation visant à pousser l’un des plaignants à ne pas déposer plainte.

Les juges d’instruction n’avaient pas suivi ces réquisitions en 2024. La cour d’appel vient donc de prendre une direction différente.

François Asselineau reste présumé innocent

Le procès devra permettre d’examiner les accusations, les témoignages et les éléments réunis au cours de l’enquête. La défense pourra faire valoir les arguments qui avaient conduit au non-lieu de 2024. Les plaignants, de leur côté, auront l’occasion de porter leurs accusations devant une juridiction de jugement.

Dans ce dossier, une formule s’impose : François Asselineau reste présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision définitive. Le procès à venir ne sera pas seulement une étape judiciaire importante pour le président de l’UPR ; il sera aussi suivi de près par ceux qui voient dans cette affaire un moment sensible pour le candidat souverainiste du Frexit, à l’approche de la présidentielle de 2027.

par Le Média en 4-4-2


- Source : Nouvelle Aube

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