« On veut nous aider à mourir, mais c’est essentiel de vivre » : Antoine Durand, sous respirateur, livre un plaidoyer vibrant contre l’euthanasie
Face à la caméra du podcast « Ombres & Lumière », Antoine Durand livre un récit qui transcende sa condition. Atteint d’un handicap sévère, dépendant d’un respirateur artificiel, il relate non une agonie, mais une odyssée. Depuis sa cuisine devenue quartier général, cet homme a traversé l’Europe au volant d’un véhicule adapté, forçant son corps à dépasser sans cesse ses limites. « J’ai vécu mes moments les plus intenses précisément parce que j’ai dû créer, m’engager, lutter », affirme-t-il. Chaque kilomètre parcouru, chaque rencontre faite, constitue un démenti silencieux à la notion d’une vie indigne.
Un désaveu cinglant de l’euthanasie
Ce témoignage se mue en réquisitoire politique. Antoine Durand ne dénonce pas l’indignité de son corps, mais bien celle d’une société prompte à projeter ses propres angoisses sur les plus vulnérables. Les obstacles réels, martèle-t-il, sont administratifs et sociaux, non existentiels. « On s’empresse de proposer une issue mortifère, alors que l’urgence est de permettre d’exister », assène-t-il. Son plaidoyer est un appel à la révolution du regard : « Cette vie que je me suis construite est simplement différente. Tout le monde la mérite. Changez de perspective, et vous comprendrez qu’elle vaut toujours la peine ».
Antoine Durand m'a émue...
— Tribune Libre (@TribuneLibre1) January 19, 2026
... aux larmes.
Non à l' #Euthanasie
Une société digne et humaniste protège les plus fragiles.
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L’écho d’un contre-discours
La séquence, d’une sobriété percutante, a déjà rencontré un large écho. Elle incarne un puissant contre-argument aux courants qui, sous couvert de compassion, dessinent une société où la vulnérabilité devient une condition à éradiquer. Loin des chimères transhumanistes ou des penchants eugénistes, elle rappelle que le projet humaniste consiste d’abord à protéger et accompagner la fragilité, non à l’effacer. L’aventure d’Antoine Durand, détaillée sur ses espaces numériques, reste ouverte à tous.
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Euthanasie : le crime parfait sur ordonnance
Documentaire produit et réalisé par Armel Joubert des Ouches.
10 raisons argumentées et structurées pour s’opposer et critiquer la loi portée par Olivier Falorni sur l’euthanasie (dite «aide à mourir»), en s’appuyant sur des considérations éthiques, médicales, sociales et juridiques, sans posture idéologique excessive.
Risque de basculement éthique majeur :
La légalisation de l’euthanasie rompt avec un principe fondamental de la médecine : soigner et accompagner sans provoquer la mort.
Pression implicite sur les personnes vulnérables :
Les personnes âgées, handicapées ou dépendantes peuvent se sentir de trop, et percevoir la mort comme un devoir plutôt qu’un choix libre.
Consentement fragilisé par la souffrance :
La douleur, la dépression ou la solitude altèrent le discernement, rendant le consentement potentiellement instable ou réversible.
Glissement progressif des critères (effet cliquet) :
L’expérience étrangère montre une extension progressive des conditions d’accès (maladies non terminales, troubles psychiques, mineurs).
Affaiblissement des soins palliatifs :
Le risque est réel que l’euthanasie devienne une solution de substitution à des soins palliatifs insuffisamment financés ou accessibles.
Médecins placés dans un conflit de valeurs
La loi transforme le médecin de soignant en acteur direct de la mort, ce qui heurte profondément de nombreux professionnels.
Inégalités sociales face à la fin de vie :
Les plus pauvres ou isolés risquent d’opter pour l’euthanasie faute d’accompagnement, tandis que les plus favorisés auront accès à de meilleurs soins.
Risque de dérives administratives et protocolaires :
Une procédure légale peut devenir routinière, bureaucratique, et perdre sa dimension humaine et exceptionnelle.
Atteinte symbolique à la valeur de la vie humaine :
L’introduction d’un droit à mourir modifie profondément le regard collectif sur la maladie, la dépendance et la fin de vie.
Alternative insuffisamment explorée :
Avant de légaliser l’euthanasie, la priorité devrait être donnée à un accès universel, digne et effectif aux soins palliatifs, encore très inégal en France.
En synthèse, s’opposer à la loi Falorni ne signifie pas nier la souffrance, mais refuser que la société réponde à la détresse par la mort plutôt que par le soin, la présence et la solidarité.
source : Eric Montana
- Source : Le Média en 4-4-2















