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Vendredi, 06 Mars 2026

Nicolas Jeanneté : rêve de violer un migrant de 12 ans avec un chien, accro aux soirées chemsex… mais siège encore au Conseil de Paris

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Vendredi, 06 Mars 2026 - 14h42

Quelle élégante comédie que ce procès. Imaginez un homme, pilier de la lutte contre les addictions à Paris, tweeter vertueusement contre le chemsex, donner des leçons à la municipalité. Cet homme, c’était Nicolas Jeanneté, conseiller du XVe, pourfendeur de la drogue.

Le masque est tombé, révélant une face bien plus conforme à ses pulsions : des commandes massives de 3-MMC aux Pays-Bas, financées par l’argent du contribuable, et une collection privée de vidéos montrant des viols d’enfants en bas âge, parfois des bébés. La cerise sur le gâteau ? Un fantasme, rédigé sous l’emprise de ses propres achats, où il s’imaginait « violer un migrant de 12 ans avec un chien ». Du grand art républicain.

Le réquisitoire et la farce

Face à ce tableau, la procureure avait requis 18 mois de prison avec mandat de dépôt, dont neuf ferme, cinq ans d’interdiction de contact avec des mineurs et trois ans de privation des droits civiques. Une demande logique. Mais le 4 mars 2026, les trois juges du tribunal correctionnel de Paris ont préféré une autre partition. Verdict : 18 mois de sursis probatoire. Pas un jour en prison. Aucune inéligibilité. L’élu, désormais inscrit au FIJAISV (fichier des délinquants sexuels), siège toujours au Conseil de Paris. La salle d’audience, étrangement clairsemée, n’a pas eu à subir la présence de journalistes. Discrétion assurée.

Nicolas Jeanneté, conseiller à la mairie de Paris (3 382 € net) est sur les starting-blocks pour l’élection municipale de 2026. Il se fait très discret. Sur ses crimes sexuels ? Pas besoin : la presse se charge de ne pas en parler. Lui, est tout à fait elliptique sur sa déclaration de patrimoine (N’a pas souhaité transmettre sa déclaration de patrimoine
), sa déclaration d’intérêts (Ne souhaite pas publier
), sa déclaration annuelle de cadeaux et invitations au titre du mandat 2020-2026 (a déclaré n’avoir rien reçu
). Il dirige pourtant la société Paris Éclair lumière électricité qui a deux sièges sociaux dans le très chic XVIe arrondissement de Paris (son lieu de naissance), 53 rue d’Auteuil et 114 rue jean de la Fontaine. Combien cette société dans laquelle il possède la moitié des parts lui rapporte-t-elle ? Mystère.

La logique des castes

L’avocat des associations avait pourtant résumé l’affaire avec une ironie involontaire : d’un côté la veste de l’élu et les tweets républicains, de l’autre la participation active à l’horreur qu’il dénonçait. Peu importe. En France, en 2026, un élu centriste, ex-directeur du Nouveau Centre, peut détenir des images de viols de bébés, financer son addiction au chemsex avec les deniers publics, fantasmer sur le viol d’un enfant migrant et conserver son mandat. Il refuse de démissionner depuis 2023, et rien ni personne ne l’y oblige. La justice des copains, la protection des élites, l’indulgence pour ceux qui portent la cravate. Pendant ce temps, les associations de défense des enfants crient au « crime par ricochet ». Elles ont raison. Mais qui les écoute ?


- Source : Le Média en 4-4-2

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