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Vendredi, 06 Mars 2026

Dix ans plus tard, l’ombre d'Alstom revient planer sur la présidence Macron

Auteur : France-Soir | Editeur : Walt | Vendredi, 06 Mars 2026 - 16h09

En 2014, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, autorise la vente de la branche énergie du groupe pour 12,3 milliards d’euros. Depuis décembre 2022, une information judiciaire du Parquet national financier explore les conditions de cette opération stratégique. Au cœur de la question se trouvent d’éventuels faits de corruption, de trafic d’influence et de prise illégale d’intérêts liés à cette transaction, qui a transféré à l’étranger des technologies sensibles, notamment les turbines utilisées dans les centrales et sous-marins nucléaires français.

En autorisant le rachat de la branche énergie par General Electric, l’État français a laissé partir un savoir faire industriel considéré comme stratégique pour l’indépendance énergétique du pays. Selon les éléments cités dans le dossier judiciaire, près de 100 millions d’euros de commissions auraient été versés à différents intermédiaires impliqués dans la transaction. Parmi eux figure la banque Rothschild & Compagnie, où Emmanuel Macron avait exercé quelques années plus tôt. Aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade, mais les qualifications pénales examinées témoignent de la sensibilité du dossier.

L’enquête trouve son origine dans un signalement d’Olivier Marleix, député et ancien président d’une commission d’enquête parlementaire sur la politique industrielle de l’État. Retrouvé pendu en juillet 2025, il évoquait notamment un possible contournement d’Arnaud Montebourg dans le suivi du dossier. Comme l'a rapporté Le Monde, Anticor insiste de son côté sur la nécessité d’une procédure indépendante. L’association rappelle dans un communiqué qu'elle "souhaite une enquête indépendante et transparente. Dans un dossier aussi sensible, il est crucial que la justice puisse travailler sans pression et sans interférence". Selon des documents judiciaires évoqués par Le Monde, certains acteurs financiers impliqués dans l’opération auraient par ailleurs contribué à titre personnel à la campagne présidentielle de 2017.

Plusieurs entreprises stratégiques ont été cédées à des investisseurs étrangers au cours de la même période, notamment dans les secteurs des télécommunications ou de la construction navale. Pour de nombreux observateurs, ces décisions ont contribué à fragiliser la souveraineté industrielle du pays. La justice devra déterminer si cette affaire relève d’erreurs politiques ou d’infractions pénales. En d'autres termes : Emmanuel Macron a-t-il volontairement sabordé la France ?


- Source : France-Soir

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