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Mardi, 18 Juin 2024

Comment les sanctions contre la Russie dévastent l’Union européenne

Auteur : Moon of Alabama (Etats-Unis) | Editeur : Walt | Lundi, 06 Mars 2023 - 20h51

Contrairement aux politiciens « occidentaux », j’essaie d’anticiper les conséquences que pourraient avoir certaines politiques de relations extérieures.

Le 9 mars 2022, j’ai prédit :

"Le retour de bâton des sanctions poussera l’ « Occident » à accepter les exigences de la Russie.

Pendant des années, les États-Unis ont mené des politiques qui ont laissé beaucoup de pays dans l’expectative. Aujourd’hui, alors que les États-Unis ont besoin de soutien pour atténuer les conséquences de la « punition » infligée à la Russie, ces politiques reviennent à la charge. Il en va de même pour les effets secondaires des sanctions que l’ « Occident » a imposées à la Russie. […]

Cette carte montre [en bleu] les pays qui ont interdit l’accès de leur espace aérien aux avions russes. La Russie, à son tour, a refusé son espace aérien aux opérateurs de ces pays. Il en coûtera beaucoup aux compagnies aériennes des États-Unis et de l’Union européenne, car la durée et le coût de leurs vols à destination et en provenance d’Asie, qui traversent généralement l’espace aérien russe, vont désormais augmenter. Les transporteurs des pays asiatiques pourront désormais facilement concurrencer les compagnies américaines et européennes sur ces liaisons".

 

Un an plus tard, le Financial Times et Fortune prennent enfin conscience du problème :

"Les compagnies aériennes affirment que les transporteurs chinois ont un « avantage injuste » avec la réouverture de la Chine au tourisme : Ils ont le droit de survoler la Russie.

« Si un transporteur chinois survole la Russie, il bénéficie d’un avantage injuste par rapport à nous », a déclaré Ben Smith, PDG d’Air France-KLM, au Financial Times vendredi. M. Smith s’est plaint que le fait de contourner l’espace aérien russe ajoutait « trois heures de vol » à un avion se rendant de Paris à Séoul.

Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les compagnies aériennes survolaient souvent la Russie pour relier l’Asie à des destinations en Europe ou en Amérique du Nord. Mais la Russie a interdit à de nombreuses compagnies aériennes occidentales d’utiliser son espace aérien en février dernier, en représailles aux gouvernements d’Europe et d’Amérique du Nord qui ont interdit aux compagnies aériennes russes de survoler l’Occident.

Les compagnies aériennes européennes, canadiennes et américaines sont donc contraintes d’emprunter des itinéraires différents pour éviter la Russie. Les vols plus longs consomment plus de carburant, ce qui entraîne une augmentation des coûts et des émissions. Les vols plus longs peuvent également bouleverser des horaires de vol serrés et enfreindre les limites légales des heures de travail du personnel navigant.

Pourtant, les transporteurs de plusieurs pays non occidentaux, dont la Chine, continuent de survoler l’espace aérien russe, ce qui leur permet de proposer des vols plus rapides et moins chers vers des destinations européennes et nord-américaines.

Les compagnies aériennes européennes craignent désormais de ne pas profiter de la nouvelle vague de voyages des Chinois, alors que Pékin se rouvre suite à des années d’isolement dues au COVID. (Le tourisme chinois s’est effondré après que le pays a exigé que tous les arrivants internationaux —y compris les touristes chinois de retour— passent des semaines en quarantaine).

« Il sera très difficile de rendre les villes secondaires de Chine rentables en termes de vols », a déclaré Topi Manner, PDG de Finnair, au Financial Times la semaine dernière. La fermeture de l’espace aérien russe a nui à Finnair, mettant à genoux les efforts de la compagnie pour faire d’Helsinki une plaque tournante pour les vols reliant l’Asie du Nord à l’Europe".

Ces liaisons étaient les plus rentables pour Finnair avant que le pays n’interdise à sa compagnie nationale de les utiliser. 

C’était facile à prévoir. Le gouvernement finlandais, qui détient la majorité des actions de Finnair, a un jeu perdant entre les mains :

"L’investissement à long terme est la voie à suivre, mais cela ne signifie pas que vous devez conserver toutes les actions pour toujours. Nous détestons vraiment voir d’autres investisseurs perdre leur argent durement gagné. Quiconque a détenu Finnair Oyj pendant cinq ans doit soigner ses blessures métaphoriques puisque le cours de l’action a chuté de 95 % pendant cette période. Et la baisse du cours de l’action s’est poursuivie au cours de la semaine dernière, avec une chute de 6,4 %".

Il est amusant de constater qu’il serait désormais « injuste » que les transporteurs chinois soient toujours autorisés à survoler la Russie. Qui a introduit cette injustice ?

Indice : ce n’est pas la Chine ni ses compagnies aériennes.

 

Voici un vol actuel de British Airways de Londres à Hong Kong. L’itinéraire semble un peu curieux, n’est-ce pas ?

Voici maintenant la route idéale entre Londres et Hong Kong. C’est la route que British Airways empruntait avant que le gouvernement britannique n’impose des sanctions aux transporteurs aériens russes.

Oui, les prix plus élevés et les vols plus longs sont totalement « injustes ». On se demande qui pourrait changer cela ?

 

N’ayez aucune crainte à ce sujet. L’absurdité des sanctions n’est pas prête de s’arrêter :

"Les États-Unis sondent leurs proches alliés sur la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions à la Chine si Pékin apporte un soutien militaire à la Russie pour sa guerre en Ukraine, selon quatre responsables américains et d’autres sources.

Les consultations, qui en sont encore à un stade préliminaire, visent à obtenir le soutien d’une série de pays, notamment ceux du riche Groupe des 7 (G7), afin de coordonner le soutien à d’éventuelles restrictions. […]

Il n’a pas été précisé quelles sanctions spécifiques Washington proposera. Les conversations n’ont pas été divulguées auparavant. […]

Les premières mesures prises par l’administration Biden pour contrer le soutien de la Chine à la Russie comprennent des contacts informels au niveau du personnel et de la diplomatie, y compris au département du Trésor, ont indiqué des sources bien informées.

Elles ont indiqué que les responsables préparaient le terrain pour une action potentielle contre Pékin avec le noyau dur des pays qui ont le plus soutenu les sanctions imposées à la Russie après son invasion de l’Ukraine il y a un an. […]

Le rôle de la Chine dans la guerre Russie-Ukraine devrait figurer parmi les sujets abordés lors de la rencontre de M. Biden avec le chancelier allemand Olaf Scholz à la Maison Blanche vendredi. Avant cela, à New Delhi mercredi et jeudi, la guerre sera discutée par les ministres des affaires étrangères de dizaines de pays, dont la Russie, la Chine et les États-Unis. […]

Dans le cadre d’un effort diplomatique connexe, Washington a obtenu que la déclaration du G7 du 24 février, qui marquait le premier anniversaire de la guerre, appelle les « pays tiers » à « cesser de fournir un soutien matériel à la guerre de la Russie, sous peine d’en payer le prix. » […]

Parmi les défis que les États-Unis doivent relever pour imposer des sanctions à la Chine, deuxième économie mondiale, figure son intégration poussée dans les grandes économies d’Europe et d’Asie, ce qui complique les discussions. Les alliés des États-Unis, de l’Allemagne à la Corée du Sud, sont réticents à s’aliéner la Chine".

Bref. Nous pouvons être sûrs que Scholz et d’autres « leaders » imbéciles tomberont dans le panneau. Ils vont ruiner leur pays avant d’oser dire aux États-Unis d’aller se faire voir.

Espérons [sans se faire trop d’illusions] que leurs électeurs les puniront pour cela.

Traduction: Le Cri des Peuples


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