La Jeune Garde 1936–2026 : histoire d’une déchéance
En 90 ans, la Jeune Garde est passée d’une organisation de jeunesse communiste, sportive et scout dans l’âme (un peu survivaliste aussi), à une bande de crétins mortifères couverts par la gauche, l’Assemblée et la Justice franc-maçonnes. Encore un effondrement français, on ne les compte plus.
Marx et Engels : la violence comme accoucheuse de l’histoire
À l’époque, en 36, Soviétiques et nazis fourbissent leurs armes de chaque côté de la Pologne, qui finira écrasée entre les deux monstres. Ils savent qu’ils passeront à l’action, au choc final, alors ils forment leur jeunesse, qui cinq ans plus tard sera, en partie, pulvérisée sur les champs de batailles.
Attention, la voix off est comme d’habitude débile quand ça parle d’Hitler.
Face au frontal Hitlerjugend-Komsomol, la jeunesse française ne pèsera pas lourd dans ce grand jeu. Après 40, on verra naître les Jeunes du Maréchal, en train de piocher sur les chantiers de jeunesse, version nationale de l’embrigadement rouge.
Le Figaro se fend jeudi 19 février 2026 d’un grand article fustigeant la justification de la violence par la gauche, Moreau ne dit pas autre chose avec sa théorie de la violence gauchiste depuis 1789, une manière originale de souder les périodes de l’histoire de France sur 250 ans.
On rappelle que les antifas, à travers leur leader Raphaël Arnault, justifient leurs actions par la défense des idéaux de gauche contre la violence fasciste. Il ne s’agirait que d’une organisation défensive. Historiquement, c’est faux, écrit Jacques de Saint Victor dans Le Figaro (vengeance aristocrate ?) :
Mais la thèse des « antifas » occulte deux points essentiels : la violence a été exaltée par la gauche révolutionnaire durant tout le XIXe siècle, bien avant l’émergence du fascisme, et elle a continué à le faire bien après la chute du fascisme après 1945. En réalité, il faut revenir à des idées simples : la gauche extrême n’a jamais entretenu un rapport clair à la violence. Elle l’a successivement pensée comme technique insurrectionnelle, nécessité historique, instrument d’État, avant de la voir comme lutte antifasciste, y compris en démocratie, en jouant sur les « promesses non tenues » de cette dernière.
Pas mieux ! Même si on ne doit pas occulter la violence de classe, qu’on pourrait qualifier de préfasciste.
On voit bien dans les actions des antifas que la non-violence n’est pas vraiment au centre de leur sujet. Un service d’ordre, ça se justifie ; un lynchage à mort, non. Depuis, toutes les forces du Système s’abattent sur le député LFI Arnault, sa formation jamais vraiment dissoute, et les sept Jeune Garde mis en examen pour homicide volontaire, qui vont prendre cher. L’occasion était trop belle de faire tomber ceux qui, entre autres, manifestaient avec les propalestiniens contre Israël. Dans ce genre de jeu dangereux, il ne faut pas commettre la moindre erreur. Depuis, les Goldnadel et les Bercoff pérorent. C’est de bonne guerre !
On ne cèdera pas au jugement moral ici, car l’engagement en politique, surtout dans des temps incertains, est chose risquée. Hier, la Jeune Garde était romantique, prestigieuse, cool. Aujourd’hui, elle s’effondre sous le poids de ses contradictions historiques, théoriques et organisationnelles. Et c’est une catastrophe pour LFI. Ah, dernière chose, toujours ce satané esprit de l’escalier : les JG d’aujourd’hui sont tous des enfants de bons bourgeois.
On s’adresse maintenant aux centenaires qui nous regardent, et qui avaient 10 ans en 1936. Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans notre petit roman photo.








Ben, finalement, la vraie Jeune Garde 2026, c’est peut-être nous ?
- Source : E&R












