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Mercredi, 12 Août 2026

C’est dur d’être soutenu par un pédophile

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Mercredi, 12 Août 2026 - 12h37

Charlie Hebdo, au temps des caricatures du Prophète (février 2006) et de sa splendeur, avait titré, sur un Allah croqué par Cabu : « C’est dur d’être aimé par des cons ».

Les associations musulmanes et islamistes avaient bien tenté une action en justice contre l’hebdo, mais le futur président Sarkozy, alors ministre de la Police, avait soutenu Charlie et mis tout son poids dans la balance, pour favoriser la liberté d’expression. Qui était, on le sait, à sens unique. Les partisans du Système y avaient droit, pas trop les opposants, et encore moins les résistants. La différence entre opposants et résistants est la même que celle entre pouvoir visible et pouvoir profond.

L’axe Sarkozy-Charlie était né, et allait entraîner le journal dans une tragédie.

Vingt ans plus tard, Cohn-Bendit sort de sa cachette pour soutenir Glucksmann dans Le Point, le canard dont BHL est le commissaire politique. On sait que Glux n’y est pour rien, mais c’est dur d’être soutenu par un pédo. De ce côté-là, on n’a rien à reprocher à Rafa, qui en plus se tape une vraie femme, ce qui n’est plus trop le cas dans l’oligarchie actuelle. Rien que pour ça, on pourrait voter pour lui contre Macron, mais nous n’en sommes pas encore là.

Donner la parole à Bendit alors que son pedigree est désormais partout, c’est faire fi de la sensibilité des Français, et c’est mettre le sionisme et l’américanisme devant toute forme de morale, publique ou politique. Dit autrement, les sionistes sont vraiment devenus cons. La défense acharnée d’Israël et de ses guerres, de ses persécutions, de ses massacres, a amené les supports d’Israël en France à mentir, à prendre les gens pour des cons et à devenir, par la force des choses, encore plus cons. On ne ment pas du matin au soir sans en subir les conséquences.

On ne fera pas ici l’historique de l’évolution du sionisme, autrefois émancipateur et de gauche, devenu génocidaire et de droite, mais en un siècle, sans aucun rapport avec la Shoah, les choses ont bien changé. Les rabbins antisionistes avaient raison, incarner l’Israël imaginaire de la diaspora dans une vraie terre, qui appartenait forcément à d’autres, à moins de retourner au Birobidjan, ne pouvait que mal tourner. Le Talmud a gagné, les vrais juifs ont perdu, et un nouveau cycle d’antisionisme, entraînant de l’antisémitisme, repart.

Car c’est clair que la plupart des gens ne font pas la différence entre antisionisme et antisémitisme : quand ils voient que 80 000 à 100 000 civils ont été massacrés à Gaza, ils transforment leur rage contre le gouvernement israélien et son armée contre tous les juifs israéliens, et parfois ceux de la diaspora, qui ne se sont pas tellement levés contre les massacres, il faut bien le dire. C’est vrai que c’est déchirant, et que c’est l’épreuve de vérité : soit tu restes juifs et tu perds ton humanité, soit tu es humaniste et tu perds un peu de ta judéité, ou de son sionisme.

En France, on a affaire à des sionistes devenus complètement cons à force de mentir, et au fond, on se fiche de savoir si c’est par malhonnêteté, fidélité à leur religion (confondue avec le pouvoir d’extrême-droite de Tel-Aviv) ou bêtise pure. Ils sont bêtes et méchants, pour reprendre le slogan d’Hara-Kiri, qui au moins était drôle. Là, les sionistes français ne sont pas drôles du tout, ils sont délirants, en pleine décompensation, et veulent punir tout un pays pour son humanisme hérité du christianisme. Bon courage. Honnêtement, à 1 contre 99, ça va pas être du gâteau.

On prie donc pour que Marine ou Méluche gagne, malgré l’Intérieur, qui appartient toujours à la tendance sarkozyste, soit le CRIF. On écoute Jérôme Cordelier du Point poser des questions au pédo.

Comment observez-vous l’entrée dans la campagne présidentielle en France ?

De manière dubitative et surprise. Cette élection présidentielle sera exceptionnelle, parce qu’elle risque d’amener la France dans une catastrophe politique dont on n’arrive pas encore à mesurer toute l’ampleur. Pour moi, la catastrophe – tant pour la France que pour l’Europe – serait l’élection de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon.

Dans les deux cas, sur un même plan, ce serait une catastrophe ?

Oui, à égalité. Le nationalisme ethnique du Rassemblement national et de Marine Le Pen, d’un côté, et le nationalisme populiste pseudo-révolutionnaire de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, de l’autre, sont pour moi les deux mamelles d’un souverainisme suicidaire. Pour éviter cette tentation suicidaire, le défi s’adresse aux réformistes, qu’ils soient de droite, du centre ou de gauche.

Ce sera une cata pour les sionards antifrançais, qui n’ont pas complètement confiance dans Marine, qui est comme le chat, prête à sauter sur la souris. On appelle ça une attente en tension.

Bonus : ce que l’employeur de Glux & Bendit pensait de de Gaulle en 67


- Source : E&R

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