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Mardi, 31 Mars 2026

Un ancien toxicologue en chef de Pfizer accuse devant le Bundestag : « Les vaccins ARNm n’ont pas respecté les normes internationales de sécurité »

Auteur : Xavier Azalbert | Editeur : Walt | Mardi, 31 Mars 2026 - 20h57

Dans un document officiel remis le 16 mars 2026 à l’Enquete-Kommission (Commission d’enquête) du Bundestag allemand, chargée de faire le bilan de la pandémie de Covid-19, le Dr Helmut Sterz porte une accusation très grave. Ancien responsable du service de toxicologie de Pfizer Europe jusqu’en 2007, ce toxicologue de formation dénonce un manquement majeur aux règles de sécurité pour les vaccins à ARNm, et en particulier le Comirnaty de Pfizer/BioNTech.

Ce texte de 9 pages (Kommissionsdrucksache 21(27)30) a été préparé pour l’audition publique du 19 mars 2026. Il répond à une seule question : les vaccins ARNm ont-ils été testés et autorisés selon les directives internationales en vigueur ? La réponse du Dr Sterz est sans appel : non.

Il qualifie le processus de « verbotener Menschenversuch » (expérience humaine interdite), contraire au Code de Nuremberg et à la bonne pratique clinique. Selon lui, ces lacunes ont rendu prévisibles de nombreux effets indésirables observés par la suite.

Les déclarations clés du Dr Sterz contextualisées

Le Dr Sterz explique d’abord que l’accélération des tests n’était justifiée que pour un virus aussi mortel qu’Ebola, pas pour le SARS-CoV-2 dont les symptômes ressemblent à ceux de la grippe pour la majorité de la population.

  • « La décision de raccourcir fortement les contrôles de sécurité comme pour un virus tueur n’était en aucun cas justifiée dans le cas de la pandémie de Covid. »
    (Il souligne que la population générale n’était pas exposée à un risque mortel comparable.)
  • « Si l’intention était malgré tout de développer un vaccin ARNm, les investigations suivantes auraient été impérativement nécessaires : étude de recherche de dose… Non réalisée ! Études de pharmacocinétique et toxicocinétique… Non exécutées ! »
    (Il dresse la liste complète des études manquantes ou insuffisantes sur animaux.)
  • « Je juge cette démarche dans le développement préclinique de Comirnaty comme criminelle ! »
    (Il conclut que les manquements étaient volontaires et graves.)
  • « La plus grande partie des effets indésirables enregistrés chez l’homme aurait pu être prévue par des essais sur animaux soigneusement réalisés et évitée par une restriction de l’indication. »
    (Il affirme que les problèmes observés en pharmacovigilance étaient prévisibles.)

Ces phrases montrent que l’expert ne critique pas seulement la rapidité, mais l’absence pure et simple d’études obligatoires pour un médicament administré à des centaines de millions de personnes.

Ce que les règles internationales exigeaient… et ce qui a été fait

Les directives internationales en vigueur (ICH, EMA, OMS) imposent pour tout nouveau médicament, et a fortiori pour un vaccin administré à des centaines de millions de personnes, des études précliniques rigoureuses et complètes.

Parmi les exigences obligatoires figurent : une étude de toxicité reproductive et développementale sur deux espèces animales avec administration aux mâles et aux femelles, à dose maximale tolérée, couvrant la fertilité, la tératogénicité et la toxicité périnatale/postnatale (ICH S5(R3)) ; des tests complets de génotoxicité et une étude de carcinogénicité sur deux ans (ICH S2(R1) et S1A) ; des études de toxicité générale subchronique d’au moins trois mois sur deux espèces (ICH S4 et M3(R2)) ; des évaluations détaillées de pharmacocinétique/toxicocinétique, d’immunotoxicité, de sécurité pharmacologique (cœur, système nerveux central, respiration) ainsi qu’une analyse complète de la biodistribution et de la toxicité des excipients (nanoparticules lipidiques) et des impuretés (dont l’ADN plasmidique). Or, selon l’analyse du Dr Sterz et les documents officiels du dossier d’autorisation conditionnelle de l’EMA, presque aucune de ces études n’a été réalisée dans les conditions requises : seule une étude de toxicité générale très courte (deux semaines) sur rats a été menée, les tests de génotoxicité et de carcinogénicité ont été purement et simplement omis, les études de reproduction se sont limitées à des rates femelles sans mâles ni deuxième espèce, et ni la biodistribution complète ni la toxicité des nanoparticules lipidiques n’ont été évaluées avant la mise sur le marché. (1)

L’EMA a accepté ces lacunes massives au titre de l’urgence pandémique, en reportant les données complémentaires après autorisation, ce que le Dr Sterz juge non seulement insuffisant, mais contraire aux normes de sécurité applicables à un produit destiné à la population générale.

Comparaison avec le dossier officiel de l’EMA

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a elle-même reconnu, dans son rapport d’évaluation public, que les données précliniques étaient incomplètes. Elle a accordé une autorisation conditionnelle précisément parce que les études sur animaux étaient limitées et que des données supplémentaires devaient être fournies après la mise sur le marché. Le Dr Sterz rétorque que cette procédure d’urgence n’était pas adaptée : elle aurait été acceptable pour un virus mortel comme Ebola, mais pas pour un coronavirus dont la létalité moyenne était estimée entre 0,5 % et 1 % (comparable à une mauvaise grippe pour la population générale).

Écho en France : les alertes de 2021 ignorées par la Commission mixte paritaire

Ces révélations de 2026 résonnent avec les mises en garde lancées dès juillet 2021 par l’association BonSens.org. Le 25 juillet 2021, à la veille de la Commission mixte paritaire (CMP) qui devait finaliser la loi instaurant le passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants, BonSens.org a envoyé une lettre recommandée aux députés et sénateurs. Elle alertait sur le caractère expérimental des vaccins (phase 3 en cours, autorisation temporaire), les études manquantes (génotoxicité, biodistribution, immunotoxicité) et les contradictions du ministre Olivier Véran devant le Conseil d’État.

Ces courriers font écho de manière saisissante à la réfutation scientifique détaillée, dès le 14 juillet 2021, par le Pr Peter McCullough des principales assertions du président Macron lors de son allocution du 12 juillet 2021. Le cardiologue américain avait démontré, chiffres et études à l’appui, que les vaccins n’empêchaient ni la contamination ni la transmission du virus, que leur efficacité sur les formes graves était bien plus limitée que ce qui était affirmé publiquement, et que l’argument d’une protection collective justifiant l’obligation était scientifiquement infondé. Malgré cela, la Commission Mixte Paritaire trouvera un accord le 25 juillet 2021. La loi a été adoptée et promulguée le 5 août 2021.

De plus, au moment où les députés et sénateurs ont voté les obligations vaccinales, les contrats conclus entre l’Union européenne et les laboratoires pharmaceutiques étaient largement caviardés, privant ainsi les parlementaires d’une information complète et transparente sur les clauses, les responsabilités et les données de sécurité. Cette opacité rendait toute obligation vaccinale incompatible avec le principe fondamental du consentement libre et éclairé, malgré les alertes du pharmacien Amine Umlil.

Sur la base de ces innombrables inconnues scientifiques et des lacunes précliniques documentées, toute obligation vaccinale imposée à la population générale mettait potentiellement en danger les personnes concernées. À tout le moins, elle présentait les caractéristiques d’une violation caractérisée du consentement libre et éclairé, principe fondamental protégé par les conventions internationales et les règles de prudence médicale. Par ailleurs, l’instauration d’un passe vaccinal visant explicitement à contraindre la population à se faire vacciner constituait un acte de coercition sans précédent, contraire à toute prudence médicale et au respect de la dignité humaine.

Pourquoi ces alertes n’ont-elles pas été prises en compte par le rapport OPECST ? Pourquoi aucun moratoire ? Pourquoi aucune commission d’enquête malgré la demande de 64 % des Français ?

Le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), adopté en mai 2024, a bien examiné les effets indésirables des vaccins Covid et le système de pharmacovigilance français. Il a relevé certains signaux (myocardites, paralysie faciale) mais a conclu globalement à un profil de sécurité confirmé, sans remettre en cause la stratégie vaccinale ni proposer de moratoire et sans tenir compte des alertes du pharmaciens Amine Umlil, qui écopera d’une suspension de trois ans pour avoir alerté avec des éléments factuels.

Pourtant, cinq ans après, aucune commission d’enquête parlementaire transversale sur les vaccins ARNm et leurs effets à long terme n’a vu le jour en France, alors que 64 % des Français la réclament selon un sondage représentatif Mis Group réalisé pour FranceSoir et BonSens.org en mars 2025. Pourquoi ce silence ? Les parlementaires ont-ils manqué d’informations indépendantes en 2021 ? Ont-ils privilégié l’urgence politique aux normes scientifiques les plus strictes ? 

L'adhésion à la vaccination est en baisse de manière générale, et plus particulièrement pour la vaccination contre la covid-19 avec 81% des Français qui déclarent ne pas vouloir/ne pas s'être fait vacciner contre la covid (sondage MIS Group pour France-Soir/BonSens.org - février 2026). De plus 47% déclarent que ce sont les mensonges répétés du gouvernement qui leur ont fait perdre confiance dans la vaccination, et pour 62% la confiance perdue n'est pas due aux réseaux sociaux ou aux antivax.

L’Enquete-Kommission allemande, en auditionnant des experts comme le Dr Sterz, pourrait bien relancer le débat européen sur la plus grande campagne de vaccination de l’histoire. Les Français, eux, attendent toujours des réponses claires.

Retrouvez la vidéo résumant cet article : 

(1) Tableau comparatif


- Source : France-Soir

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