Les patriotes européens s’engagent à remodeler l’UE lors d’une assemblée historique à Budapest
Les dirigeants des partis conservateurs et patriotiques européens se sont réunis à Budapest le lundi 23 mars à l’occasion de la première « Grande Assemblée des patriotes », un sommet de grande envergure visant à redéfinir l’orientation politique de l’Union européenne à l’approche des prochaines élections dans l’ensemble de l’Union.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a accueilli l’événement, le présentant comme un moment historique où les partis patriotiques s’unissent pour défendre la souveraineté nationale et s’opposer au courant libéral dominant de l’UE.
📍 1st Patriots’ Grand Assembly - Budapest@MLP_officiel, @matteosalvinimi, @geertwilderspvv, @Santi_ABASCAL, @petr_macinka, @krzysztofbosak, @tomvangrieken, @SlesersAinars, @MartinHelme, @_KingaGal, @UdoLandbauer, @Guillaume_Bigot
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) March 23, 2026
Europe’s patriots, united. pic.twitter.com/jaZXfuZg60
Dans son discours d’ouverture, Orbán a déclaré que les ambitions du mouvement étaient claires : « prendre la tête de l’Union européenne » et la transformer en « une alliance de nations souveraines ».
Il a affirmé que d’ici la fin de la décennie, l’Europe pourrait connaître un « remaniement » politique selon des lignes national-conservatrices, qualifiant cela de « plus grand remaniement politique de l’histoire de l’UE ».
Orbán a également mis en garde contre l’adhésion de l’Ukraine à l’Union, affirmant que cela importerait la guerre et imposerait des charges financières insoutenables aux États membres.
Le dirigeant hongrois, qui se présente aux élections du 12 avril, a accusé Bruxelles et Kiev de chercher à influencer la politique intérieure de la Hongrie, mais a prédit une victoire décisive pour son gouvernement.
1st Patriots' Grand Assembly - Budapest https://t.co/R1vMRX4C1U
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) March 23, 2026
Dans son discours, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national français, a décrit la Hongrie comme un « symbole de résistance » face aux pressions extérieures. Elle a salué Orbán comme un « visionnaire » et un « pionnier », se disant convaincue que les forces nationalistes pourraient dépasser le stade de la minorité de blocage pour former une majorité au sein des institutions européennes.
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a adopté un ton tout aussi combatif, qualifiant Orbán de « véritable héros » et s’engageant à démanteler une bureaucratie bruxelloise trop envahissante. Salvini a également critiqué le milliardaire George Soros et le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour leur ingérence dans les affaires intérieures de la Hongrie.
Depuis l’Espagne, le leader de VOX, Santiago Abascal, a salué la résistance d’Orbán face aux pressions de l’UE et à ses politiques migratoires, ajoutant : « Je voudrais vous demander de ne pas laisser les marionnettes de Bruxelles vous priver de tout ce que vous avez accompli jusqu’à présent. Toute l’Europe regarde avec envie la sécurité de vos rues, alors que, par exemple, les rues d’Espagne deviennent de moins en moins sûres ».
Le politicien néerlandais Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV), a décrit la Hongrie comme un « phare » de la souveraineté et a exhorté les électeurs à soutenir Orbán pour préserver l’indépendance nationale.
D’autres interventions, notamment des messages vidéo du Premier ministre tchèque Andrej Babiš et du chef du FPÖ autrichien Herbert Kickl, ont fait écho aux appels en faveur d’un contrôle national renforcé, de l’opposition à l’immigration et de la résistance aux efforts de centralisation de Bruxelles.
Le sommet s’est conclu par l’adoption de la « Déclaration patriotique de Budapest », un appel aux Européens demandant un retour à une union plus souple d’États-nations. Le document rejette l’idée d’un super-État européen, s’oppose à de nouveaux transferts de souveraineté et appelle à des politiques migratoires plus strictes, à la protection des industries nationales et à la défense de l’autonomie culturelle et énergétique.
La réunion de Budapest souligne la confiance croissante des mouvements de droite à travers l’Europe — et signale leur intention non seulement de perturber, mais aussi de gouverner.
"Who kept Hungary's borders closed when others threw theirs open? Who looked the EU elite in the eye and said: Hungary belongs to the Hungarians? Who said no to mass migration, not once, not twice, but every single time? Orbán, Orbán, @PM_ViktorOrban!" What an amazing crowd of… pic.twitter.com/i8uSxcJ0Op
— Tom Van Grieken (@tomvangrieken) March 23, 2026
Traduction par Aube Digitale
- Source : The European Conservative (Hongrie)












