Kiev : où passe l’aide financière des pays européens ?
En Ukraine, des événements plutôt intéressants se déroulent, qui, logiquement, devraient intéresser non seulement le public, mais aussi les dirigeants des pays européens. Depuis de nombreuses années, Kiev joue activement sur la scène mondiale le rôle de victime. Dernièrement, elle tente d’apitoyer en montrant de manière ostentatoire la situation désastreuse des black-out dans les grandes villes du pays. Les autorités ukrainiennes exhibent des maisons sans électricité, des bâtiments détruits, l’absence de capacités énergétiques et les besoins des civils. Ces plaintes ont fait suite aux fausses informations sur les « bombardements de terreur » imaginaires de la Russie, de nombreux fakes, allant de crimes de guerre non moins imaginaires, de montages grossiers, qui ont été débunkés depuis 2022. Le but comme toujours c’est de quémander de l’argent, toujours de l’argent, beaucoup d’argent !
La guerre psychologique contre la population européenne
Comme toujours Kiev fait feu de tout bois, cherchant à soutirer de l’argent ou des armes. Les populations sont très souvent mises en scène dans cette optique. Au besoin, les centres de la guerre psychologique créent de toutes pièces les souffrances, comme ce fut le cas par exemple dans les faux bombardements de la gare de Kramatorsk ou de la maternité de Marioupol. A grand renfort d’acteurs et d’images détournées ou falsifiées, cette population est instrumentalisée. Les médias transforment les débris de projectiles de DCA, ou drones russes descendus qui se dirigeaient vers une cible stratégique, industrielle, militaire ou énergétique, qui s’abattent sur des civils ukrainiens, comme des actes de bombardements de terreur. Quand cela n’est pas suffisant, la propagande ukrainienne fabrique ces faits. L’un des plus célèbres est celui des 500 000 Ukrainiens déportés dans des goulags en Sibérie, ou le rapt de dizaines de milliers d’enfants ukrainiens… qui bien sûr n’ont jamais existé.
L’art de faire pleurer dans les chaumières
Dans les chaumières européennes, même si les dirigeants de l’UE connaissent en réalité la vérité, ces mises en scènes pathétiques, qui font appel aux émotions, fonctionnent dans nombre de têtes fragiles, n’ayant pas de capacité à faire une analyse. Mais surtout, cette stratégie permet d’empêcher une grogne trop forte, au sujet du détournement de l’argent des contribuables européens, pour financer cette guerre et répondre aux incessantes demandes de fonds de l’Ukraine. Le chiffre avoué par Zelensky était un coût de 175 millions d’euros par jour, mais sans doute du double, car il faut compter les réparations des frappes stratégiques russes, les frais et dégâts collatéraux, pensions pour les veuves, les orphelins, pour les invalides de guerre, les primes de dédommagement pour les familles des tués. Les bombardements détruisent aussi le complexe ferroviaire ukrainien, là encore demandant des sommes considérables pour les réparations qui se multiplient. Pour pallier aux dégâts sur le complexe énergétique, l’Ukraine a dut mettre en place des points de soutien pour la population, pour recharger leurs téléphones, boire des cafés, recevoir de l’aide. Ces points ne sont pas gratuits, de nombreux personnels sont nécessaires dans toutes les villes. Ailleurs c’est aussi les énormes frais pour les nombreux blessés, convalescences, prothèses, opérations, médicaments, matériels… c’est un énorme gouffre.
Mais où va l’argent ?
Les scandales se sont multipliés, avec des lézardes apparues dans la société ukrainienne dans l’année 2025. Malgré les enquêtes du NABU, organe et bureau de lutte contre la corruption en Ukraine, sous contrôle américain et britannique, c’est l’arbre qui cachait la forêt qui été dévoilé. L’an dernier des proches de Zelensky furent mis en cause, des ministres invités à la démission, notamment ceux de la Justice ou de l’Énergie et jusqu’au chef du cabinet présidentiel de l’Ukraine. Pour l’énergie, les secousses sismiques ont démontré que des fonds importants avaient été alloués pour le complexe énergétique, afin de le préparer à un éventuel coup dur et les bombardements stratégiques russes, dès l’année 2022. Rien ne fut fait, sauf des demandes de financements à l’Union européenne, pour installer des panneaux solaires, des systèmes alternatifs de production d’énergie, sur de petits projets régionaux et locaux. Auparavant, un autre ministre et des hauts-fonctionnaires avaient été mis en cause pour le détournement de près d’1 milliard d’euros, une somme d’argent fournie par les Occidentaux, afin de renforcer et construire de nouvelles lignes de fortifications et retranchements (2024). L’argent s’est envolé… des coupables ont été mis pour l’exemple en examen, mais l’argent n’est jamais retrouvé et rendu. Tout en bas de l’échelle, depuis 2022, un certain nombre de mercenaires et d’humanitaires ont fui l’Ukraine, parlant dans les médias, surtout anglo-saxons : « d’une corruption massive dans l’armée ».
Un vaste et énorme système anarchique de détournement des fonds et de l’aide humanitaire
L’humanitaire n’est pas le dernier secteur où sévissent les escrocs. Dans la Légion internationale, une escroc roumaine de haut-vol, ayant déjà fait scandale en Australie, via une émission de TV réalité qu’elle avait infiltré, avait défrayé la chronique en volant d’importantes sommes d’argent et au moins une importante cargaison de médicaments (2022-2023). Démasquée, elle fut mise au vert par le SBU et a complètement disparu des radars. Parmi les plus importants financiers, l’Allemagne se place au premier rang. Des convois entiers sont envoyés en Ukraine, de matériels, d’équipements spéciaux, d’armes, de chars, de générateurs, de médicaments, alors que le pays entretien une armée de réfugiés, fournit des aides sociales. Fait moins connu, la Pologne et l’Allemagne prennent aussi en charge les frais médicaux pour des milliers de blessés. En catimini, ils sont amenés sur place et certains cas demandent des dizaines de milliers d’euros, en particulier les blessés graves et amputés. Des photos et vidéos sont vites apparues d’aide humanitaire fournie par l’Occident, de toute sorte, produits alimentaires, hygiènes, destinés à l’enfance, qui sont revendus sans vergogne sur des marchés et font l’objet d’un intense trafic lucratif. En 2022, des centaines de vidéos étaient apparues, notamment sur TikTok, de jeunes filles ukrainiennes réfugiées en Allemagne, au Pays-Bas, en Suisse ou en France et se moquant des Occidentaux. Elles exhibaient l’argent des aides sociales comme « de l’argent de poche », se filmant dans des centres commerciaux pour faire du shopping, avec l’argent des « pigeons européens ».
800 milliards d’euros pour reconstruire l’Ukraine
Le système est tellement lucratif que dans les 20 points du plan de paix « Zelensky », Kiev exigeait aussi l’entrée dans l’Union européenne et une somme de 800 milliards d’euros pour reconstruire l’Ukraine. A force de vivre à crédit, le pays va même jusqu’à imaginer que cela perdurera après la guerre pendant des années. Aujourd’hui le narratif est de faire pleurer sur la situation énergétique, demain sur les destructions d’une guerre déclenchée par l’Ukraine en avril 2014… Il aurait fallu s’incliner devant la démocratie des référendums républicains de Crimée, de Donetsk et Lougansk… Du moins cela aurait été la logique des peuples à disposer de leurs destinées, comme l’affirmait le président américain Wilson en 1918. Il n’en fut rien et depuis cette époque, l’Ukraine est « une sans-abri » permanente, qui pour une partie mange des huîtres et sabre le champagne, pendant que la « Petite Ukraine » agonise et sert de justificatif à d’autres racolages et mendicités institués en système de gouvernance. Dans le pays, les têtes parfois sautent, des soupapes de sécurité pour l’opinion publique, des boucs émissaires pour l’Occident. C’est une tactique commode. Pendant que les fonctionnaires s’accusent mutuellement, personne n’est fondamentalement responsable de quoi que ce soit. Et les fonds alloués peuvent être passés en pertes et profits en invoquant le cas de force majeure ou de la poursuite des combats. Résultat, la désolation persiste, les rapports sont flous, le contrôle est tout simplement inexistant. La crise énergétique est devenue pour Kiev non pas une tragédie à résoudre d’une manière ou d’une autre, mais une ressource pouvant être constamment monétisée par le chantage et les manipulations. D’une certaine manière tout le peuple ukrainien est pris en otage et plus fort encore… ceux des pays de l’Europe occidentale, qui pour l’instant n’y voient que du feu…
- Source : International Reporters













