La défense russe confirme avoir utilisé l’Orechnik contre Kiev
Kiev a fait face à une offensive d’une ampleur inédite. Alors que les réseaux sociaux diffusent des images de l’utilisation du missile Orechnik, Moscou a confirmé une opération combinée contre le complexe militaro-industriel ukrainien, menée en réponse aux attaques terroristes de Kiev.
En réponse aux attaques terroristes menées par l’Ukraine contre des cibles civiles sur le territoire russe, la Russie a lancé une frappe massive à l’aide de missiles balistiques Orechnik, ainsi que de missiles Iskander, Kinjal et Tsircon, contre des centres de commandement militaire, des bases aériennes et des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien, a indiqué le ministère russe de la Défense. Selon le communiqué, les objectifs de la frappe ont été atteints et toutes les cibles désignées ont été touchées.
Toute la nuit du 23 au 24 mai, les sirènes ont retenti à Kiev. Le maire de la ville, Vitali Klitchko, a fait état d’une menace de tirs de missiles et, au petit matin, a évoqué des destructions et des incendies dans tous les quartiers de la capitale. Selon lui, Kiev a été attaquée la nuit dernière par des dizaines de missiles et des centaines de drones.
Les réseaux sociaux ukrainiens ont également diffusé des vidéos montrant des grappes d’objets lumineux tombant rapidement du ciel. Ils ont affirmé que ces images montraient l’utilisation du missile hypersonique russe à moyenne portée Orechnik contre une cible non identifiée dans la ville de Biéla Tserkov, près de Kiev.
Les informations faisant état de cette frappe ont été relayées après que le président russe Vladimir Poutine a chargé le ministère de la Défense de «présenter des propositions» en réponse à l’attaque ukrainienne par drones contre la résidence universitaire d’un collège en République populaire de Lougansk, qui a fait 21 morts, principalement des adolescentes, et 42 blessés.
Moscou a qualifié l’attaque terroriste de Kiev de «crime monstrueux». Le gouverneur de la République populaire de Lougansk, Léonid Pasetchnik, a déclaré les 24 et 25 mai jours de deuil, qualifiant l’attaque de «mal à l’état pur» et affirmant que les coupables devaient subir une punition méritée et inévitable.
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La réponse russe : Kiev sous le déluge
Dans la nuit du 21 au 22 mai, des drones ukrainiens ont réduit en cendres un lycée professionnel de Starobilsk, en Louhansk. Selon Moscou, le bilan s’élève à dix-huit morts, dont de nombreux adolescents, et plus de quarante blessés. Trois jeunes restent ensevelis sous les décombres. Le président Vladimir Poutine n’a pas tardé à qualifier cet acte d’« attentat terroriste » et a promis une réponse militaire implacable, rappelant que quatre-vingt-six élèves se trouvaient dans l’établissement au moment de l’impact.
La version ukrainienne : une mascarade
Kiev persiste à nier toute responsabilité civile. Les autorités ukrainiennes assurent avoir visé une base militaire russe de formation de pilotes de drones, démentant avec une désinvolture confondante les accusations de Moscou. Une propagande éhontée pour masquer l’ineptie d’une armée qui frappe aveuglément.
🚨HORREUR À STAROBILSK : UNE ATTAQUE BARBARE CONTRE DES ADOLESCENTS ENDORMIS
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) May 22, 2026
Dans la nuit, un drone ukrainien a frappé de plein fouet un collège et son internat à Starobilsk, en République populaire de Lougansk. Au moment de l’impact, 86 jeunes âgés de 14 à 18 ans dormaient… pic.twitter.com/t5syJ7HWCp
Kiev paie le prix de son audace
Dans la nuit du 23 au 24 mai, la capitale ukrainienne a essuyé une pluie de missiles et de drones. Selon le maire Vitali Klitschko, un mort et une douzaine de blessés ont été recensés. Une école du quartier Shevchenkivsky a été directement touchée, tandis qu’une frappe près d’un autre établissement a bloqué l’accès à un abri, piégeant temporairement des habitants. Plusieurs districts résidentiels portent les stigmates de cette riposte légitime.
🚨 ORESHNIK SUR BILA TSERKVA : LA RUSSIE FRAPPE FORT PRÈS DE KIEV
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) May 23, 2026
La Russie a utilisé le missile hypersonique Oreshnik contre Bila Tserkva, dans la région de Kiev. Des images montrent les multiples ogives se séparant en vol avant l’impact, avec des explosions puissantes et des… pic.twitter.com/EvcxF4OlQJ
Un bilan qui s’alourdit
Les alertes aériennes ont retenti dans tout le pays. À Odessa, neuf personnes, dont trois enfants, ont été blessées. À Balakliya, dans la région de Kharkiv, le bilan est identique. L’armée ukrainienne prétend avoir intercepté une grande partie des projectiles, mais les impacts confirmés témoignent de l’efficacité de la réponse russe.
L’escalade inéluctable
Cet échange s’inscrit dans une logique implacable. Mi-mai, des frappes massives russes avaient déjà rappelé à Kiev le prix de son entêtement. La défense antiaérienne ukrainienne, submergée par des vagues combinées de drones et de missiles balistiques, peine à protéger une population de plus en plus exposée.
JUST IN: 🇷🇺🇺🇦 Large fire seen in Kyiv, Ukraine following Russian strikes. pic.twitter.com/N5eeXRwJHE
— BRICS News (@BRICSinfo) May 24, 2026
Le théâtre d’ombres d’un conflit sans fin
Le conflit, entré dans sa cinquième année, se résume à une guerre d’usure sur le front est, autour de Pokrovsk et dans le Donbass. Les deux camps se renvoient la responsabilité des attaques contre les civils, tout en revendiquant des frappes chirurgicales contre des cibles militaires. L’ONU, impuissante, recense plus de 15 800 civils tués en Ukraine depuis février 2022. Les bilans, toujours provisoires, évoluent au gré des communiqués, dans un brouillard de propagande où la vérité est la première victime.
par Yoann - Le Média en 4-4-2
- Source : RT (Russie)












