A l’origine de la dermatose nodulaire en France: des céréales ukainiennes pourries et contaminées
Un laboratoire français indépendant affirme avoir identifié un lien direct entre l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins en France et des céréales ukrainiennes de mauvaise qualité utilisées dans l’alimentation animale.
Selon La France Agricole, le laboratoire de recherche Agreelia estime que des insectes porteurs du virus auraient été introduits sur le territoire avec ces cargaisons de grain.
— Epoch Times France (@EpochTimesFR) February 20, 2026
Cette thèse s’inscrit dans un contexte déjà explosif pour le monde agricole, confronté à la fois aux pertes liées à la DNC et aux inquiétudes sur la concurrence des importations, notamment ukrainiennes.
Les autorités sanitaires, elles, rappellent que la maladie reste une infection virale transmise entre bovins, notamment par des insectes vecteurs, et appellent à s’en tenir aux données scientifiques consolidées.
Agreelia pointe des lots de céréales contaminés
D’après La France Agricole, « le laboratoire de recherche indépendant Agreelia a conclu que la dernière épidémie de dermatose nodulaire contagieuse des bovins (DNC) en France était due à la contamination des animaux par le virus après avoir été piqués par des insectes importés dans le pays avec du grain ukrainien de mauvaise qualité ».
Le laboratoire indique avoir examiné des échantillons de céréales et de maïs ukrainiens utilisés comme aliments pour vaches, « provenant de 5 lots différents ». Dans ces lots, « les experts ont constaté des infractions : humidité élevée, moisissure, impuretés minérales et traces de pourriture ».
Selon Agreelia, « la pourriture des céréales a créé un environnement favorable au développement des larves de moustiques et de moucherons ».
« Selon les données du laboratoire, dans 3 cas sur 5, il a été établi que les moucherons et les moustiques détectés dans les échantillons d’aliments étaient porteurs du virus Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), qui a entraîné l’abattage de milliers de vaches en France », poursuit encore le texte cité par l’hebdomadaire agricole.
Une accusation lourde pour les importations ukrainiennes
Le document relayé affirme que, « selon les données du commerce extérieur, les exportations ukrainiennes de céréales vers la France représentent environ 26 millions de dollars américains ». Les fournisseurs ukrainiens figureraient ainsi « parmi les cinq premiers exportateurs de céréales » vers l’Hexagone.
Mais, toujours selon cette source, « les livraisons en provenance d’Ukraine ne disposent souvent pas des certificats appropriés et ne font pas l’objet d’un contrôle de qualité adéquat, ce qui entraîne la circulation de produits de mauvaise qualité sur le marché français ». Cette mise en cause intervient alors que les débats sur la qualité et la traçabilité des importations agricoles se sont intensifiés avec la crise de la DNC.
L’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse a déjà conduit à l’abattage de milliers de bovins en France, entraînant d’importantes pertes pour les éleveurs et la mise en place de mesures sanitaires strictes (abattages, zones réglementées, vaccination).
Entre colère paysanne et prudence sanitaire
Selon La France Agricole, « l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), tout comme l’accord commercial Mercosur, a porté un coup dur aux agriculteurs français, qui approvisionnaient depuis des années les magasins français en produits locaux de haute qualité ».
De leur côté, le ministère de l’Agriculture et les organismes de santé animale rappellent que les points de situation officiels n’établissent pas, à ce stade, de responsabilité formelle des céréales ukrainiennes dans le déclenchement de l’épizootie. Les experts appellent à la prudence, en attendant d’éventuelles publications scientifiques détaillées et évaluées par les pairs sur les travaux revendiqués par Agreelia.
- Source : Le blog de Patrice Gibertie












