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Vendredi, 13 Mars 2026

Nouveau : le front républicain anti-front républicain

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Jeudi, 12 Mars 2026 - 23h29

À force de changer de monture tous les 36 du mois, nos amis du CRIF ont fait tourner la tête aux Français naïfs et aux analystes politiques pas encore formés à la nouvelle ligne du pouvoir profond.

Concrètement, le front républicain actuel consiste à lutter contre le front républicain d’hier, avec un hier pas si loin d’aujourd’hui. Le pauvre petit Français rôti à toutes les sauces qui courait faire barrage au RN hier, c’est-à-dire depuis 2002 jusqu’à encore 2022, doit désormais courir aux urnes comme on court aux chiottes pour pisser du bulletin anti-LFI. Mais que s’est-il donc passé ?

Voici l’explication, pas très en profondeur, et pour cause, du Figaro :

Le « vote barrage » semble changer de cible. La France insoumise (LFI) est en passe devenir le parti le plus diabolisé et repoussoir, devant le Rassemblement national, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro. À trois jours du premier tour des municipales, plus d’un Français sur deux (55 %) serait prêt à voter pour un parti qu’il ne soutient pas plutôt que pour la formation politique de Jean-Luc Mélenchon, selon l’étude. Un front « anti-LFI » qui devance désormais le traditionnel et historique front « anti-RN », estimé à 46 %.

Un changement de paradigme notable qui s’inscrit dans un contexte où le leader Insoumis a multiplié les polémiques : en défendant le groupuscule antifasciste de La Jeune Garde malgré son implication présumée dans le lynchage mortel du jeune Quentin Deranque, et en écorchant dans ses meetings plusieurs noms à consonance juive, comme Epstein/Epstine et Glucksmann/Glucksment.

Écorcher un nom inverse le barrage républicain, donc. Sinon ce changement est dû au réchauffement climatique, ou aux injections d’AVC de Bancel-Bourla. On dirait qu’un bonne partie du corps électoral obéit correctement à l’injonction du CRIF, donc soit les Français n’ont pas compris l’ingénierie basique, pourtant lourde comme une vache morte, soit ils sont vraiment demeurés. Dans les deux cas, c’est de l’ignorance, mais plus ou moins poussée. Troisième solution : cette intox médiatique avec sondages pro-RN et anti-LFI prépare la gruge des élections 2027. Le sondage serait ainsi l’annonce d’un trucage, la préparation collective mentale à un trucage.

Même sans ça, on constate que le tabassage mainstream a encore un effet sur les têtes creuses. Il y a sûrement des crétins qui ferment leurs volets le soir en tremblant devant le fantôme de Mélenchon, ou la voix du géant Delogu. Pourtant, les amis palestiniens de LFI n’ont pas tué grand-monde, que ce soit à Gaza, en Cisjordanie ou en Israël. De l’autre côté, le score est sans appel : 100 000 à moins de 1 000, si on enlève les juifs massacrés par l’armée israélienne grâce à la directive Hannibal.

Le mystère des grandes villes dirigées par des tocards

Finalement, les élections se suivent et se ressemblent. Tout n’est qu’une longue histoire d’intoxication et de manipulation d’une masse critique d’électeurs, et quand ça ne suffit pas, quand les vrais sondages (non publiés, ceux-là) montrent un danger pour l’oligarchie, comme en 2022, alors on truque directement les chiffres.

On a écrit ici que l’élection des 15 et 22 mars n’était pas trucable, au niveau local. Nationalement, c’est une autre chose, mais on ne peut pas ajouter les résultats d’une ville à l’autre, ça n’a pas de sens. On pourrait croire, par exemple, en se fondant sur les résultats parisiens, que le PS est un parti très apprécié en France.

Il reste les tendances, et le RN, avec le vent du CRIF en poupe et les chaînes du groupe Bolloré, peut se targuer de rafler de jolis morceaux, à part les très grandes villes. Sauf Marseille. Le paradoxe, et l’ironie de l’histoire, c’est que Marseille est à la fois la deuxième ville de France et la première ville algérienne française, et d’immigrés plus ou moins récents. Et c’est dans cette ville que le RN risque de passer ! Y a comme un barrage anti-algérien.

Passons au terrain. Martine Vassal, on dirait Pécresse 2022 en campagne. Ça donne envie.

Sur LCP, on se pince moins le nez à l’approche du fascisme depuis que le RN a perdu son cordon sanitaire. Benoît Payan, le maire PS actuel, nous prévient : si Marseille tombe, la république tombe. Si seulement...

Les discours de ces candidats sont si insipides, qu’on a repensé au sketch de Franck Lepage.


- Source : E&R

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