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Mercredi, 14 Janv. 2026

Fraude sociale : 14 milliards d'euros évaporés en 2025 selon les comptes

Auteur : France-Soir | Editeur : Walt | Mercredi, 14 Janv. 2026 - 17h28

En 2025, la fraude sociale atteindrait 14 milliards d’euros, selon le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale. Un chiffre nourri par le travail dissimulé, la sous-déclaration massive des indépendants de plateformes et des prestations indûment perçues, sur fond de déficit record de la Sécurité sociale.

Quatorze milliards d’euros. C’est le prix estimé de ce que la Sécurité sociale ne verra jamais en 2025, pendant que l’exécutif promet rigueur et redressement budgétaire. Selon le Haut Conseil pour le financement de la protection sociale, la fraude sociale prospère désormais à grande vitesse, portée par un marché du travail éclaté où la frontière entre autonomie, précarité et dissimulation devient poreuse. « Des sous-déclarations massives sont constatées » parmi les micro-entrepreneurs, relève le rapport, qui reconnaît toutefois « qu’il est aujourd’hui très difficile de faire le partage […] entre ce qui relève de la fraude (intentionnelle) ou de l’erreur ».

Dans le détail, le travail dissimulé domine largement ce paysage opaque. Il représenterait 52 % des montants estimés, loin devant la fraude aux prestations sociales. Sous-déclaration d’heures, salariés non déclarés, assiettes de cotisations minorées : les mécanismes sont connus, mais leur ampleur progresse. The Epoch Times souligne que ces chiffres restent des ordres de grandeur, bien supérieurs aux sommes effectivement détectées et recouvrées. En 2024, sur 13 milliards estimés, seuls 600 millions avaient été récupérés.

L’ubérisation de l’économie agit comme un accélérateur. Selon le HCFiPS, 47 % des cotisations dues par les travailleurs de plateformes ne seraient pas déclarées, un taux qui grimpe à 82 % chez les livreurs et 66 % chez les chauffeurs VTC. À la clé, un manque à gagner compris entre 1,4 et 1,8 milliard d’euros pour 2025.

Face à ces dérives, le gouvernement prépare un renforcement législatif : échanges accrus entre administrations, sanctions durcies, procédures de recouvrement améliorées. Mais le Conseil d’État appelle à la proportionnalité, tandis que la Défenseure des droits alerte sur le risque d’amalgames entre fraude, erreur et précarité.


- Source : France-Soir

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