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Mardi, 16 Juin 2026

Il est grand temps que Trump dise à Netanyahu d’aller se faire voir

Auteur : Philip Giraldi | Editeur : Walt | Mardi, 16 Juin 2026 - 15h06

Outre les attaques meurtrières régulières orchestrées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’armée israélienne, rien que la semaine dernière, a tué 13 Gazaouis et 13 Libanais. Gaza est désormais occupée à 70 % par Israël, contrairement à ce qui a été convenu dans l’accord de cessez-le-feu, tout comme une grande partie du sud du Liban. Plus de 1 000 Gazaouis ont été assassinés par Israël depuis la déclaration du cessez-le-feu temporaire en octobre 2025. Ajoutons à ce tableau l’agression constante dans le sud de la Syrie où Israël établit une présence militaire suivie de près par l’établissement de colons de plus en plus proches de la capitale, Damas. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa bande de terroristes ont l’intention d’intégrer ces territoires au “Grand Israël”, en plus de Gaza et du Liban.

Pendant ce temps, des colons juifs armés ravagent le peu qu’il reste de la Cisjordanie palestinienne, détruisant fermes, moyens de subsistance et détruisant des villages entiers. La semaine dernière, Taybeh, le dernier village chrétien, est devenu inhabitable après des semaines de raids au cours desquels le bétail a été tué, l’eau empoisonnée et les oliviers arrachés. Si un Palestinien tente d’intervenir, il est battu, voire tué. Les églises et les mosquées de Cisjordanie sont régulièrement profanées, et les non-juifs en tenue religieuse ou tentant d’entrer dans un lieu saint font souvent les frais de crachats, en particulier à Jérusalem. L’armée israélienne (IDF) se contente quant à elle d’observer ces manifestations de barbarie sans intervenir. La Knesset, levant toute ambiguïté, a autorisé un budget de 51 millions de dollars pour établir plus de 60 nouvelles colonies illégales en Cisjordanie occupée.

Outre l’emprise brutale d’Israël, les États-Unis, souvent par l’intermédiaire de Trump lui-même, ont été garants des divers cessez-le-feu et ont créé un Conseil de paix totalement dysfonctionnel, sans jamais rien mettre en œuvre pour mettre fin aux massacres. Ils fournissent au contraire à Israël des armes, des fonds et une caution politique et sont donc à ce titre complices de crimes de guerre. Ici, chez nous, Trump promeut le programme israélien en soutenant la criminalisation de quiconque dénonce les crimes contre l’humanité commis par son “meilleur ami” Bibi, en choisissant de museler la liberté d’expression plutôt que permettre la moindre révélation des crimes israéliens. Ces agissements rappellent le drame du 8 juin 1967 lorsque l’armée israélienne a attaqué l’USS Liberty, tuant 34 membres d’équipage américains et en blessant 172 autres. Une opération de dissimulation a suivi pour protéger Israël, coordonnée par le président Lyndon B. Johnson. Johnson était un individu répugnant qui aurait probablement apprécié papoter “valeurs” avec Trump.

Une chose est sûre, les États-Unis ne tirent absolument aucun avantage, ni pour l’intérêt national ni pour le bien-être de l’Américain moyen, de leur servilité envers Israël et Netanyahu. Selon les sondages, le public américain l’a déjà compris et se retourne contre l’État hébreu. Il soutient désormais la cause palestinienne et la fin de cette guerre absurde contre l’Iran. Il est donc plus que temps pour les États-Unis de rompre le lien les unissant à Israël et de se concentrer sur l’intérêt national. Même si le Congrès et le président Donald Trump continuent obstinément de s’aligner sur les positions israéliennes, cette rupture est indispensable, d’autant que cette soumission inclut désormais la fusion prévue des bureaucraties de Défense et du renseignement americano-israéliennes.

Si cette administration a tiré un quelconque enseignement de tout ce qui précède, son incompétence en relations étrangères est une réalité indéniable. Une part de la responsabilité incombe certainement à Trump lui-même, car il n’éprouve que peu ou pas de empathie pour ses semblables, à moins qu’ils ne le menacent ou ne lui procurent un profit personnel, comme le font Netanyahu et les milliardaires juifs. Il a également tendance à se contredire spontanément sans cesse, sans se soucier outre mesure des questions concrètes susceptibles d’intéresser son électorat. Seul compte ce qu’il pense susceptible de le mettre en valeur à un moment T, ce qui s’est récemment traduit par l’apposition de son nom sur divers bâtiments publics. Interrogé par un journaliste sur la hausse du taux d’inflation, il a déclaré “adorer l’inflation !” Autrement dit : “Bye-bye les élections de mi-mandat !”

Prenons l’exemple de la façon dont Trump a annoncé jeudi matin qu’il allait attaquer l’Iran cette nuit-là pour s’emparer de sa principale installation d’exportation de pétrole sur l’île de Kharg, pour paralyser la capacité du pays à assurer ses livraisons d’énergie. À 14 heures, il a toutefois annulé l’attaque, estimant que les États-Unis et l’Iran étaient sur le point de conclure un accord pour mettre fin aux combats et régler les problèmes à l’origine du conflit. Le Premier ministre pakistanais, qui faisait office de médiateur, a confirmé vendredi la perspective d’un accord de paix, même si certains observateurs ont immédiatement fait remarquer que ces propos étaient infondés, car aucune négociation n’était réellement en cours entre les différentes parties, l’Iran niant toute avancée sur les points clés. Samedi, rien n’était encore confirmé, mais Trump a de nouveau affirmé qu’un “protocole d’accord” serait signé dimanche, comme première étape vers un accord de paix, vraisemblablement pour coïncider avec son anniversaire. La plupart des observateurs estiment toutefois que Trump, affaibli et vulnérable, ne se raccroche à cette guerre désastreuse contre l’Iran qu’en raison de la pression intense exercée par Israël et son lobby américain qui pourrait être prêt à recourir au “chantage Epstein” pour s’assurer de la participation américaine au conflit. Si Trump envisage ne serait-ce qu’un désengagement de la région, Israël risque de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour faire capoter l’accord et reprendre les combats, que ce soit via une opération sous faux drapeau pour ramener les États-Unis dans le conflit ou en exploitant le mensonge selon lequel “l’Iran possède l’arme nucléaire”.

Trump va donc poursuivre sa navigation à vue, et les relations avec la plupart des pays du Moyen-Orient continueront d’être dictées par Israël tandis que les pourparlers bilatéraux avec des acteurs majeurs comme la Russie et la Chine semblent s’être complètement taris. La nomination de Steve Witkoff, magnat de l’immobilier et compère de golf de Donald, et du gendre de Trump, Jared Kushner, tous deux totalement inexpérimentés et d’ardents sionistes, en tant que représentants présidentiels personnels n’a certainement pas amélioré les chances de mener des négociations avec qui que ce soit. Car qui peut faire confiance à Trump ?

L’influence d’Israël dépasse de loin sa taille et sa puissance réelles. Un “ami”récent de Trump, le Premier ministre argentin Javier Milei, est également un grand ami d’Israël. Lors d’une visite d’État en Israël peu après son élection, il a effectué la traditionnelle visite de lèche au Mur des Lamentations à Jérusalem. Élevé dans la religion catholique, Milei aurait aimé se convertir au judaïsme, mais il a renoncé à cette idée car la tradition juive de ne pas travailler le samedi aurait empiété sur ses fonctions de Premier ministre. Non contents de s’emparer de tout le Moyen-Orient, les Juifs d’Israël lorgnent également sur d’autres territoires. La Patagonie, en Argentine, aurait notamment été particulièrement ciblée par des investisseurs israéliens avec l’aide du régime de Milei qui a contribué à contourner les restrictions environnementales. Les Israéliens achètent également de nombreuses propriétés à Chypre et en Grèce, des refuges pratiques en cas de conflit nucléaire avec l’un de leurs voisins. Jonathan Pollard, l’espion américain au service de Benjamin Netanyahu, aurait évoqué la Turquie et l’Égypte comme étant les “prochains” pays à subir la colère de Sion, une fois l’Iran éliminé. N’importe laquelle de ces deux armées pourrait facilement dominer les lâches de l’armée israélienne, plus prompts à violer et à torturer qu’à affronter l’ennemi.

Mais l’histoire suivante illustre clairement le désir maniaque d’Israël de voler les biens d’autrui, en particulier les terres, quel que soit le prix à payer pour y parvenir. Comme toujours, les criminels israéliens ne sont pas tenus responsables de leurs actes par Donald Trump qui a lui-même un fort penchant pour le vol et choisit de contourner les règles, comme en témoignent les plans grandioses d’un complexe de luxe “Trump Riviera” sur le front de mer de Gaza. Sans oublier les manigances actuelles sur une île au large de l’Albanie, qui fait l’objet d’un “développement” à plusieurs milliards de dollars par Ivanka Trump et son mari, Jared Kushner, grâce à l’argent des Émirats arabes unis (EAU), pour en faire une station balnéaire de luxe destinée aux riches et aux célébrités. Kushner a obtenu cet argent grâce à ses relations familiales, et fort heureusement, beaucoup d’Albanais s’insurgent contre cet accord et descendent dans la rue pour protester.

Mais l’affaire qui nous vient des États-Unis et du Canada, ainsi que ce week-end à Londres, surpasse bon nombre des magouilles de Trump et d’Israël par son audace et sa gravité. Amnesty International UK exige que le gouvernement britannique mette fin à un événement immobilier prévu à Londres auquel participent des entreprises faisant ouvertement la promotion de la vente de terrains dans les colonies israéliennes de Cisjordanie, des territoires palestiniens illégalement occupés.

Le “Great Israeli Real Estate Event” est un salon itinérant ayant déjà organisé des événements au Canada et aux États-Unis, et programme aujourd’hui une vente à Londres dimanche. Cet événement est organisé par une agence immobilière israélienne appelée My Home in Israel. Cette agence vend des terrains à des acquéreurs potentiels par l’intermédiaire d’une équipe d’agents immobiliers basés aux États-Unis, les ventes ayant généralement lieu dans des synagogues ou autres bâtiments détenus et gérés par des Juifs. Des manifestations contre ces ventes se sont inévitablement organisées dans des villes comme Los Angeles et New York, où les “lots” sont proposés aux communautés juives locales. Les lots mis en vente comprennent des parcelles conséquentes situées dans des colonies illégales de Cisjordanie, des terres volées à leurs propriétaires palestiniens. Le rapport d’Amnesty International publié la semaine dernière à l’occasion du salon de Londres a notamment exposé la campagne de nettoyage ethnique menée par l’État israélien en Cisjordanie, documentant le déplacement d’au moins 5 910 Bédouins palestiniens et membres de communautés pastorales depuis 2023, la démolition de plus de 3 400 maisons et structures dans la zone C de la Cisjordanie palestinienne, ainsi qu’une recrudescence inédite de la barbarie des colons soutenue par l’État et des confiscations de terres.

Telle est donc la réalité : Israël s’approprie tout ce qu’il souhaite, sans se soucier le moins du monde de ceux qui meurent ou perdent leur foyer dans le processus. Et le gouvernement américain reste là, les bras croisés, tandis que Netanyahu n’en finit plus de mentir comme un arracheur de dents. Mais trop, c’est trop. On déteste presque autant l’Amérique qu’Israël pour leurs agissements, et si rien ne s’arrange, les conséquences risquent fort de se corser. Il est grand temps de dire à Netanyahu et sa clique de l’AIPAC ainsi qu’à ses amis milliardaires juifs d’aller se faire voir.

Traduit par Spirit of Free Speech


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