Il est des expressions qu’on n’a pas le droit d’utiliser. Pourtant, mafia et juif sont deux termes de la langue française, et on a le droit de dire mafia italo-américaine, mafia nigériane, lobby homosexuel, lobby juif.
L'affaire Epstein nous démontre une chose très clairement : c'est qu'il existe au sommet du monde occidental une mafia juive suprémaciste et raciste doublement délinquante sur le plan financier et sexuel. Osez dire le contraire... — Alain Soral Officiel (@officielsoral) February 9, 2026
Donc ce n’est pas le mot mafia ou le mot juif qui posent problème ou sont interdits, mais l’accolement des deux. C’est ce qu’a fait Alain Soral dans ce tweet à propos de l’affaire Epstein, qui, il faut bien le reconnaître, malgré l’aveuglement et la surdité volontaires de la presse française, hypocrite comme pas deux, présente un fort tropisme mafieux et juif.
La justice tranchera, puisque le ministre de l’Intérieur, habitué des allers et retours entre Paris et Tel-Aviv, a décidé de saisir la justice contre l’écrivain. L’Intérieur et la Justice étant alignés sur la défense du lobby israéliste français (voir les déclarations des Premiers ministres ou des ministres de l’Intérieur successifs aux dîners du CRIF), cela n’étonnera personne.
La phrase entière qui pose problème à Nunez et, plus largement, à ses patrons, soit le contexte premier de « mafia juive », est la suivante : « Il existe au sommet du monde occidental une mafia juive suprémaciste et raciste ». Le contexte second est le suivant :
« L’affaire Epstein nous démontre une chose très clairement : c’est qu’il existe au sommet du monde occidental une mafia juive suprémaciste et raciste doublement délinquante sur le plan financier et sexuel. Osez dire le contraire… »
Le Parisien, qui est l’organe quasi officiel du ministère de l’Intérieur, lui-même très proche idéologiquement du CRIF, explique pour ses (derniers) lecteurs l’origine et le sens de cette expression, en gros pourquoi elle est interdite.
« Dans cette affaire, il y a des puissants du monde entier, de l’argent, de la pédocriminalité, des Juifs, tout ce qu’il faut pour un cocktail parfait de conspirationnisme », analysait samedi 7 février pour Le Parisien Julien Giry, maître de conférences à l’Université de Tours.
Effectivement, il y a tout ça, et c’est difficile de tout décloisonner quand tout arrive en bloc ! L’argument est presque risible, mais les anticonspis ne reculent devant rien. Les éléments sont si corrélés qu’il s’agit, suivant le concept de procès de rupture, de déplacer le problème sur le terrain du complotisme. Il n’y a pas d’affaire Epstein, uniquement un délire de complotistes, puisque pour ces malades mentaux, les éléments de l’affaire matchent dans tous les sens.
C’est la dernière défense du Système, acculé au mur par l’avalanche d’éléments, de détails, de preuves. Tout est là, sous nos yeux, et les analystes de plateaux ne savent plus comment défendre l’indéfendable. Certains craquent et avouent que les complotistes, sur ce sujet, avaient raison depuis 2019, date à laquelle l’affaire est devenue mondiale, tout en disant que globalement, les complotistes ont tort et sont dangereux. Mais dangereux pour qui ? Pour la foule des innocents intoxiqués par des informations censurées ou bidonnées depuis des lustres ?
Même Laurence Haïm, pourtant longtemps journaliste pour Canal+ aux États-Unis, donc dans la ligne de l’idéologie dominante, reconnait que l’affaire est grave, et ne cache pas le tropisme mis en avant par Alain Soral, cet aspect mafieux. Il faut être malhonnête pour soutenir le contraire.
Pour le journal de l’Intérieur, pour l’instant, en France, la seule conséquence de l’affaire Epstein est la démission de Jack Lang, seule et unique pomme pourrie. Il est certain que le quotidien, dont personne ne veut puisqu’il a été mis à la vente depuis longtemps, se mordra un jour les doigts d’avoir continué à mentir à son public, malgré les évidences.
Si Alain Soral a mis les pieds dans le plat, d’autres en disent moins mais n’en pensent pas moins. C’est le cas de Philippe de Villiers sur CNews. Prudent, il parle de « société de connivence », d’« élites mondialisées ».
« Moi, pendant des années et des années j’ai été comme beaucoup de Français accusé de complotisme, de conspirationnisme, parce que je parlais de la société de connivence ».
Si le mariage entre « mafia » et « juive » est interdite (on oublie le scandale de la taxe carbone ?), alors les gens trouveront autre chose, dans une course entre les gendarmes et les voleurs...À ceci près qu’ici, les voleurs sont les gentils et les gendarmes les méchants.
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Le ministre Laurent Nuñez saisit la justice contre Alain Soral pour « mafia juive suprémaciste et raciste » dans l’affaire Epstein
Laurent Nuñez vient de porter plainte contre Alain Soral pour un tweet où il parle de « mafia juive suprémaciste et raciste » dans l’affaire Epstein. Pendant ce temps le mépris des « goys » qui apparaît dans le dossier reste invisible dans les grands médias. Deux poids deux mesures ?
Qui est le plus dangereux : Soral qui parle ou ceux qui traitaient les gens de goys dans le dossier ?
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a saisi la justice contre l’essayiste Alain Soral à cause d’une publication sur X. Ce dernier y dénonce ce qu’il nomme une « mafia juive suprémaciste et raciste ». Une plainte qui relance le débat sur la liberté d’expression et les non-dits de l’affaire Epstein.
Que disent exactement les messages d’Alain Soral ?
Dans un tweet repris sur son compte, Alain Soral écrit :
« L’affaire Epstein nous démontre une chose très clairement : c’est qu’il existe au sommet du monde occidental une mafia juive suprémaciste et raciste doublement délinquante sur le plan financier et sexuel. Osez dire le contraire… »
Un second message, qui n’émane pas d’Alain Soral, accompagnait une image provocante avec les mentions « Pas de pitié » et « Dans la tête du CRIF ». Plutôt que de distinguer clairement les propos tenus par Alain Soral de ceux publiés par d’autres comptes, les médias mainstream opèrent un amalgame implicite sur les réseaux sociaux. Ils laissent ainsi croire que l’ensemble des contenus signalés provient du président d’Égalité & Réconciliation, ce qui renforce la confusion. Ces éléments ont été considérés comme antisémites par les autorités, incitant Laurent Nuñez à saisir la procureure de Paris, Laure Beccuau.
L’affaire Epstein et le racisme anti-« goys » passé sous silence
Pour saisir la logique de Soral, il faut revenir aux éléments troublants révélés par l’affaire Epstein. Le financier et plusieurs proches de confession juive ont employé les termes « goys » ou « goyim » de façon méprisante pour désigner les non-Juifs. Un langage qui traduit, selon certains, un racisme profond et assumé envers le reste de la population. Exemple, dans un Email à Roger Schank (2009, sur les marchés financiers et la spéculation), Epstein dira :
« C’est comme ça que les Juifs font de l’argent… et ont fait fortune ces dix dernières années en vendant à découvert les contrats à terme sur le transport maritime, laissez les goyim s’occuper du monde réel ».
Or, ce point précis – un racisme anti-non-juifs d’une rare violence – reste absent des grands médias français. Aucune chaîne d’information, aucun grand titre ne consacre de sujet de fond à cette dimension. Pourquoi un tel blackout ?
Ce qui n’est pas sans rappeler d’autres propos extrêmement graves, qu’ils émanent de rabbins ou de ministres israéliens :
Alain Soral précise régulièrement que parler de « mafia juive » ne revient pas à accuser tous les Juifs, de la même manière que l’expression « mafia italienne » ne désigne pas l’ensemble des Italiens.
Pourtant, l’attention médiatique et judiciaire semble se concentrer davantage sur une éventuelle condamnation de Soral que sur les propos racistes qui émergent du dossier Epstein. Une inversion des priorités qui interroge : Est-ce qu’Alain Soral est poursuivi pour antisémitisme juste parce qu’il pointe du doigt le racisme anti-non-juifs (goyim) dans le dossier Epstein, pendant que Jack Lang est sous protection policière ?
Dieudonné et Soral : Le racisme d’Epstein contre les non-juifs (Goyim)