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Jeudi, 26 Mai 2022

La France plus endettée qu'on ne le pensait en 2016

Auteur : CLAUDE FOUQUET | Editeur : Walt | Mercredi, 17 Mai 2017 - 21h57

L'Insee revoir légèrement à la hausse le poids de la dette par rapport au PIB en 2016. Croissance et déficit restent inchangés par rapport aux estimations publiées fin mars.

Certains y verront simplement l'épaisseur du trait tant les niveaux en jeux sont déjà élevés. Mais assurément ce n'est pas une bonne nouvelle pour le gouvernement que doit former le tout nouveau Premier ministre, Edouard Philippe.

Selon les chiffres publiés ce mardi par l'Insee , et qui concerne la traditionnelle mise à jour des données sur les années précédentes (2014 à 2016 dans ce cas de figure), si la croissance et le déficit public de l'année 2016 sont conformes aux chiffres déjà rendus publics, par contre la dette du pays s'avère un peu plus forte que ce qu'annonçaient les précédentes estimations publiées le 24 mars dernier : elle a atteint 96,3% du PIB l'an passé soit un petit peu plus que les 96% annoncés lors de la précédente estimation.

Les données pour 2015 et 2014 restent par contre inchangées avec des ratios de respectivement de 95,6% et 94,9% du PIB.

Les prélèvements obligatoires un peu plus lourds

Autres données revues à la hausse, celles relatives au niveau des dépenses publiques par rapport au PIB qui est désormais estimé à 56,4% et non plus à 56,2%. Mais la tendance à la baisse reste d'actualité par rapport à 2015 (56,7%) et 2014 (57,1%).

Le taux de prélèvements obligatoires et lui aussi un peu plus lourd qu'annoncé puisqu'il s'établit désormais à 44,4% du PIB, soit 0,1 point de plus que lors de la précédente estimation et donc à un niveau identique à celui de 2015.

PIB et déficit restent inchangés

Le reste des données restent quasi inchangées. Qu'il s'agisse de la croissance du PIB (1,2% après 1,1% en 2015 et 0,9% en 2014) ou du niveau de déficit public (3,4% du PIB fin 2016 contre 3,6% un an plus tôt et 3,9% en 2014) qui en tout état de cause dépassait l'objectif que s'était fixé le gouvernement .

Elles pourraient cependant encore être revues dans les semaines qui viennent. Il faudra en effet attendre le 30 mai prochain pour disposer de l'intégralité des estimations révisées des comptes annuels et trimestriels pour les années 2014 à 2016.


- Source : Les Echos

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