Midterms contre Ukraine : Trump tord le bras de Zelensky
Derrière le théâtre Trump, il y a le réel Trump : faire la paix au plus vite en Ukraine, dealer du diesel avec Poutine – la convoitise des immenses réserves de matières premières russes (les investisseurs du Golfe liés à Kushner et Witkoff lorgnent sur Lukoil) –, réduire la puissance allemande, avec la bénédiction anglaise, et abandonner la France au chaos macronien.
🇺🇸🇷🇺 / 🇺🇦🇪🇺 : Donald #Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour importer du diesel russe, au grand dam de l'Ukraine et de l'Europe. #Ukraine #Russie #Europe https://t.co/9MUT9Fomn2
L’idée, c’est un regime change généralisé, Europe comprise. L’AfD, déjà sur la ligne Trump avec sa paix en Ukraine, relance le rêve d’une récupération de l’Alsace-Lorraine. En Amérique du Sud, le chantier est bien avancé, avec l’émergence du fils Bolsonaro (dont le père est en taule), le basculement de la Colombie et l’étranglement du Venezuela.
Le brouillard commence à se dissiper, le plan Trump se dessine en fin de partie. Si le Potus manque de missiles Patriot, il manque aussi de temps, voilà pourquoi il accélère la finale, sur l’échiquier mondial géant. Les coups qui arrivent seront de plus en plus clairs et cassants.
L’accord inclut la livraison « immédiate » de 300 000 tonnes de gazole « au marché américain et mondial », ainsi que la promesse de livraison de 500 000 tonnes en novembre, et 1 million de tonnes en décembre. « Les prix du diesel pour les Américains, et même pour le monde entier, vont chuter de façon record et rapide ! », a promis Trump sur Truth Social. Puis, samedi, le président américain a exigé de l’Ukraine l’arrêt des frappes sur les raffineries de pétrole en Russie qui ne font qu’aggraver selon lui « le problème mondial » de pénurie de diesel. (Le Figaro)
Il y a un mois, il fallait étrangler la Russie énergétiquement, dixit feu Lindsey Graham ; aujourd’hui, Trump offre un pont d’or à Poutine pour son pétrole. Il n’y a jamais eu de lois en géopolitique, que du rapport de force et des deals, et des deals de plus en plus provisoires. La multipolarité a un prix : l’allié d’hier n’est pas celui de demain. Staline n’envoyait-il pas des trains entiers de matières premières à une Allemagne qui allait l’attaquer le jour-même ?
Ceux qui attendent de la morale dans ce domaine peuvent retourner regarder le Club Dorothée. Si Trump a pris une décision à visée intérieure juste avant les midterms, il est tout à fait capable de retourner le jeu ensuite, s’il ne perd pas trop de sièges, surtout au Sénat (le Congrès semble perdu). Là encore, il reste sur sa ligne profonde, America first : « Baisser les prix pour les Américains, et en particulier pour nos agriculteurs, éleveurs et camionneurs, est ma priorité absolue ».
Ah, si Macron pouvait penser comme ça... Malheureusement, Lecornu a dit que c’était pas possible. Que voulez-vous, la fatalité...
Nous vivons les soubresauts internationaux de la politique intérieure américaine. Profitant du pseudo-retrait américain, la perfide Albion (Burnham a remplacé Starmer dans le rôle du larbin du lobby et de la City) augmente sa pression sur la Russie, renforçant ses liens avec l’Ukraine. L’Angleterre n’a pas renoncé à son rêve historique de voir tomber la Grande Russie, et pour cela, elle agite encore une fois le couple franco-allemand.
De ce point de vue, les Russes peuvent être rassurés : les Boches ont mis une carotte à Macron & Mandon.
40 ans qu’ils rêvent sur une « amitié » franco-allemande qui est vue en Allemagne comme étant tout juste « un partenariat ».
40 ans qu’ils rêvent d’une « réconciliation ». L’Allemagne réclame désormais l’Alsace-Moselle, qui a coûté 2,2 millions d’hommes à la France.
40 ans qu’ils bradent de l’électricité à l’Allemagne et nous font payer le prix fort pour maintenir la braderie.
40 ans qu’ils espèrent négocier des contrats d’armement avec ce pays qui ne devrait plus avoir d’armée et qu’ils n’ont jamais obtenus un traître euro.
40 ans qu’ils se mettent à genoux au nom de la « solidarité » franco-allemande. L’Allemagne s’apprête aujourd’hui à reprendre le contrat de Naval Group pour l’Australie.
Les courbettes à l’égard de ce pays artificiel, récent et agressif suffisent, il est temps de durcir le ton et d’arrêter de rêver. À quoi bon quémander une amitié et une réconciliation avec un porc à qui l’on a mis une raclée avant l’abattoir ? Qu’on le passe à la trancheuse et que l’on n’en parle plus !
— Union Nationale Populaire (@UnionNatioPop) October 10, 2026
Et nous revoilà en 1938, ou 39, avec une France en lambeaux, une Allemagne qui réarme mais une Amérique qui joue sur tous les tableaux, contre la Russie tout en rackettant l’Europe. C’est ça, l’effet Trump : pas d’alliés, que des vassaux successifs.
Macron, lui, prince déchu qui règne sur un chaos national indescriptible, s’essaye au tir de missile, sa dernière illusion de puissance. Tremble, Poutine !
Le Président de la République Emmanuel Macron a assisté mardi au tir d’essai (sans charge nucléaire) de la nouvelle version du missile balistique M51, réalisé au large du Finistère par le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) « Le Vigilant »
— 20 Minutes (@20Minutes) October 6, 2026
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- Source : E&R












