« Le Grand Israël » : le projet sioniste pour le Moyen-Orient. Le « plan Oded Yinon »
Introduction
Le projet du « Grand Israël » n’est pas strictement un projet sioniste pour le Moyen-Orient, il fait partie intégrante de la politique étrangère américaine. Son objectif stratégique est d’étendre l’hégémonie américaine ainsi que de fracturer et de balkaniser le Moyen-Orient.
L’opinion publique américaine a été systématiquement induite en erreur. Le Congrès américain a été induit en erreur.
Comme l’a confirmé l’ancien vice-président Dick Cheney, Israël fait le sale boulot à notre place.

Au début du second mandat de Bush, le vice-président Dick Cheney a lancé une bombe en laissant entendre qu’Israël ferait, pour ainsi dire, le sale boulot à notre place (paraphrase) sans intervention militaire américaine et sans que nous exercions de pression sur eux pour qu’ils « le fassent ». Israël faisait le sale boulot pour le compte des États-Unis et de l’OTAN.
Selon Cheney (2005) : « Les Israéliens pourraient bien décider d’agir les premiers, et laisser le reste du monde se charger de réparer le gâchis diplomatique par la suite » (jweekly)
« Israël ne serait pas en mesure d’agir unilatéralement contre l’Iran sans le feu vert du Pentagone, qui contrôle des éléments clés du système de défense aérienne israélien.
Dans la pratique, une guerre contre l’Iran, si elle venait à éclater, serait une opération conjointe États-Unis-OTAN-Israël, coordonnée par le Commandement stratégique des États-Unis (STRATCOM), les alliés américains jouant un rôle clé (subordonné) ». (Citation tirée de l’article de Chossudovsky de 2018)

Flash Forward [anticipation]: l’échec du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, 17 juin 2026
Avec le recul, qu’est-ce que cela signifie ?
Selon toute vraisemblance, malgré les démentis du président Trump, les bombardements israéliens sur le Liban, qui ont fait de nombreuses victimes civiles, ont reçu le feu vert de l’appareil militaire et des services de renseignement américains…
Avec le recul, qu’est-ce que cela signifie ? Selon toute vraisemblance, malgré les démentis du président Trump, les bombardements israéliens sur le Liban, qui ont fait de nombreuses victimes civiles, ont reçu le feu vert de l’appareil militaire et des services de renseignement américains.
Le 17 juin 2026, Trump a signé à Paris le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran (MOU) dans la soirée du 17 juin (moment soigneusement choisi juste après la clôture des principaux marchés boursiers).
Des divisions sont apparues au sein de l’administration Trump concernant le rôle d’Israël : le protocole d’accord prévoit également un cessez-le-feu déclaré unilatéralement entre Israël et le Hezbollah au Liban.
« Les voyous meurtriers de Téhéran ne ressemblent à aucun autre État de la région », a déclaré l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter.
Le vice-président américain JD. Vance a réagi en adressant « un avertissement sévère aux Israéliens critiquant l’accord de Trump avec l’Iran ».
Les tueries de civils au Liban perpétrées par Israël se sont poursuivies.
« Après avoir subi de lourdes pertes au sol, dont cinq soldats tués et trois chars détruits par le Hezbollah, Israël a massacré des civils endormis dans le sud du Liban, ce qui a poussé l’Iran à annuler les pourparlers prévus avec les États-Unis en Suisse.
L’équipe de négociation iranienne ne se rendra pas en Suisse pour les pourparlers qui devaient débuter vendredi, selon la chaîne libanaise al-Mayadeen. » (Press TV)
****
Le projet sioniste : instrument au service de puissants intérêts financiers. Le rôle actuel des Rothschild
Au vu des derniers développements, l’intention tacite de Washington est d’abandonner à terme le projet du « Grand Israël », tout en conservant fermement la rhétorique sioniste qui, au fil des ans, a induit en erreur l’opinion publique mondiale.
Une confrontation entre Netanyahou et Trump est actuellement en cours, pour l’instant à huis clos.
Le président Trump a confirmé son intention de transformer Gaza en « territoire américain ». Il s’agit d’un projet néocolonial.


Les Rothschild jouent un rôle clé dans le « projet néocolonial » américain concernant les gisements gaziers offshore de Gaza.
« En 1999, British Gas (BG) a découvert un important gisement de gaz dans les zones maritimes de Gaza, à seulement 20 miles au large de Gaza.
L’Autorité palestinienne a accordé à British Gas une concession d’exploration de 25 ans en tant que partenaire…
En 2016, Royal Dutch Shell, dont le principal actionnaire est Victor Rothschild, a racheté ce gisement à British Gas pour 52 millions de dollars.
Mais ils n’ont pas non plus aidé l’Autorité palestinienne à l’exploiter. Si les États-Unis devaient prendre le contrôle de Gaza, les Rothschild se lanceraient sans aucun doute dans son exploitation. » (Dean Henderson)
La politique étrangère américaine finira par éclipser le projet du « Grand Israël » tout en conservant le discours sur les ambitions de Netanyahou.
Il est important de noter que les réserves de gaz offshore de la Méditerranée orientale, notamment celles du Levant, s’étendent de la frontière égyptienne au nord de la Syrie.


Vidéo. “Adieu, « Grand Israël »”
14 mai 2025
TRUMP DIT ADIEU AU « GRAND ISRAËL » ? - MICHEL CHOSSUDOVSKY & DRAGO BOSNIĆ
Vidéo avec sous-titres en Français
Traduction : Mondialisation.ca
- Source : Global Research (Canada)












