Pas de négociations, l’Iran va riposter, le bras de fer tourne au vinaigre
On peut dire que ça n’aura pas traîné. Le faux optimisme de vendredi concernant un accord de paix imminent avec l’Iran, suite aux déclarations de Donald Trump selon lesquelles l’Iran aurait accepté de se plier aux exigences américaines, a provoqué une flambée des marchés boursiers américains et fait chuter les cours du pétrole.
Une fois de plus, il s’avère que Trump ne faisait que manipuler les marchés boursiers et des matières premières au profit de riches initiés.
Il n’y aura plus de négociations entre les États-Unis et l’Iran tant que les États-Unis n’auront pas levé leur blocus naval et ne se seront pas conformés aux 10 points présentés par l’Iran il y a deux semaines.
Dimanche, l’Iran a déclaré ne pas participer au deuxième cycle de pourparlers de paix au Pakistan avec les États-Unis cette semaine en raison des exigences américaines et du blocus naval en cours dans le Golfe :
“L’Iran a déclaré que sa non-participation au deuxième cycle de pourparlers résulte des exigences déraisonnables, des attentes irréalistes, des revirements constants, des incohérences à répétition et du blocus naval en cours de Washington, qu’il considère comme une violation du cessez-le-feu”, a indiqué l’agence de presse officielle IRNA.
Les relations entre l’Iran et les États-Unis se sont encore détériorées dimanche lorsque le navire de commerce iranien TOUSKA, qui faisait route vers l’Iran, a été intercepté et arraisonné par la marine américaine. Le navire a traversé la mer d’Oman pour entrer dans le golfe d’Oman. La carte de Kpler indique la dernière position repérée du navire, qui remonte à cinq heures (voir la carte ci-dessus). Le navire a été arraisonné dans les eaux internationales, et fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’UE. L’Iran promet de riposter.
L’Iran continue par ailleurs de contrôler qui est autorisé à naviguer dans le détroit d’Ormuz. Les trois conditions imposées par l’Iran pour le passage des navires dans le détroit d’Ormuz restent inchangées :
- Seuls les navires commerciaux sont autorisés. Les navires de guerre sont INTERDITS. Ni les navires ni leur cargaison ne doivent être liés à des pays hostiles.
- Les navires doivent emprunter une route désignée par l’Iran.
- Le passage des navires doit être coordonné avec les forces iraniennes chargées de la surveillance.
À l’heure où j’écris ces lignes, tard dimanche soir en Floride, une chaîne Telegram iranienne fait remarquer que l’Iran sera sous un épais manteau nuageux au cours des 48 prochaines heures… offrant ainsi une excellente couverture pour lancer une nouvelle salve de missiles balistiques contre des cibles américaines et israéliennes.
Trump menace, une fois de plus, de mener une attaque massive contre les réseaux électriques et les ponts iraniens. L’Iran, quant à lui, a déjà programmé ses missiles balistiques pour des frappes de représailles contre les pays arabes du Golfe. Si l’Iran parvient à détruire une grande partie de l’approvisionnement en électricité en Arabie saoudite, au Koweït, au Qatar, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, la vie dans ces pays — sans climatisation — deviendra insupportable d’ici la mi-mai. Le professeur Marandi note à juste titre que les températures élevées dans ces pays entraîneront une évacuation massive. L’Iran, grâce à ses montagnes, bénéficie d’un climat différent et est épargné par les températures caniculaires qui caractérisent la fin du printemps et le début de l’été dans les pays arabes du Golfe.
Le colonel Lawrence Wilkerson et moi-même avons été invités vendredi par Randy Credico dans son émission, Live on the Fly :












