L’Iran rejette la proposition de cessez-le-feu américaine ; présente la sienne
L’Iran rejette formellement et officiellement la proposition de cessez-le-feu américaine et a désormais énoncé ses cinq conditions pour mettre fin à la guerre, selon un haut responsable iranien de la sécurité :
- L’arrêt complet des «agressions et assassinats» commis par l’ennemi.
- La mise en place de mécanismes concrets garantissant que la guerre ne sera pas imposée à nouveau à la République islamique.
- Le paiement garanti et clairement défini des dommages de guerre et des réparations.
- La fin de la guerre sur tous les fronts et pour tous les groupes de résistance impliqués dans toute la région.
- La reconnaissance internationale et des garanties concernant le droit souverain de l’Iran d’exercer son autorité sur le détroit d’Ormuz.
«L’Iran mettra fin à la guerre lorsqu’il le décidera et lorsque ses propres conditions seront remplies», a déclaré le responsable, soulignant la détermination de Téhéran à poursuivre sa défense et à porter des «coups durs» à l’ennemi jusqu’à ce que ses exigences soient satisfaites.
Selon le responsable, Washington a mené des négociations par divers canaux diplomatiques, présentant des propositions que Téhéran considère comme «excessives» et déconnectées de la réalité de l’échec des États-Unis sur le champ de bataille.
Le responsable a établi un parallèle avec les deux cycles de négociations précédents, tenus au printemps et à l’hiver 2025, les qualifiant de tromperies.
Dans les deux cas, a souligné le responsable, les États-Unis n’avaient aucune intention sincère d’engager un dialogue constructif et ont par la suite mené une agression militaire contre l’Iran.
Téhéran a donc qualifié cette dernière initiative, transmise par l’intermédiaire d’un médiateur régional ami, de stratagème visant à exacerber les tensions et y a répondu négativement.
Le responsable a en outre noté que ces conditions s’ajoutent aux exigences précédemment présentées par Téhéran lors du deuxième cycle de négociations à Genève, qui s’est tenu quelques jours seulement avant que les États-Unis et Israël ne lancent une nouvelle vague d’agressions le 28 février.
L’Iran a fait savoir à tous les intermédiaires agissant de bonne foi qu’un cessez-le-feu dépendait de l’acceptation de l’ensemble de ses conditions.
«Aucune négociation n’aura lieu avant cela», a souligné le responsable, réaffirmant que les opérations de défense de l’Iran se poursuivraient jusqu’à ce que les conditions énoncées soient remplies.
***
L’Iran a annoncé ce mercredi qu’il autorise les navires et tankers espagnols à traverser le détroit d’Ormuz «avec une liberté totale, sans aucune restriction ni obstacle»

par Camille Moscow
Cette décision intervient juste après que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a qualifié la guerre en cours contre l’Iran d’«illégale», d’«absurde», de «cruelle» et d’«erreur colossale» – bien pire encore que l’invasion de l’Irak en 2003.
Devant le Congrès, Sánchez a dénoncé une guerre «injuste» aux conséquences humanitaires, économiques et sécuritaires dramatiques, refusant que l’Espagne en paie le prix et rejetant l’usage de bases espagnoles par les États-Unis. Il a également exigé la réouverture sécurisée du détroit, vital pour 20% du pétrole mondial.
Téhéran présente ce geste comme une reconnaissance envers les nations «non hostiles» qui s’opposent à l’intervention.
source : Camille Moscow via Pravda en français
- Source : Hal Turner Radio Show (Etats-Unis)












