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Jeudi, 26 Mars 2026

États et marchés du carbone : cette ruée qui menace les communautés et le climat

Auteur : Grain | Editeur : Walt | Jeudi, 26 Mars 2026 - 14h45

Partout dans le monde, les gouvernements se précipitent pour lancer un marché international de crédits carbone conforme à l’Accord de Paris sur le climat des Nations Unies. Les grands pollueurs veulent éviter de réduire leurs émissions. Les gouvernements du Sud global espèrent une nouvelle source de revenus. Et les cowboys du secteur de la compensation carbone ont besoin d’un semblant d’« intégrité » pour leurs projets déjà entachés de nombreux scandales. L’architecture de ce nouveau régime se construit à travers un nombre croissant d’accords bilatéraux qui, en réalité, fragilisent les véritables solutions à la crise climatique et aggravent les accaparements de terres ainsi que d’autres préjudices pour les communautés.

L’accord de Paris sur le climat, signé en 2015 et dont on a tant vanté les mérites, semble aujourd’hui plus que jamais lettre morte. En une décennie d’existence, il n’a pas réussi à freiner les émissions de gaz à effet de serre ni à responsabiliser les grandes entreprises. Aujourd’hui, son signataire sans doute le plus important, les États-Unis, s’est non seulement retiré de l’accord mais, sous la direction de son actuel commandant en chef, son armée – l’un des plus grands pollueurs climatiques au monde – anéantit toute coopération internationale en toute impunité.

Pourtant, un aspect de l’accord a entraîné des conséquences très concrètes pour les communautés locales. L’accord a en effet entériné l’idée des marchés du carbone. Cela permet aux entreprises qui émettent d’importantes quantités de gaz à effet de serre d’acheter des crédits carbone afin de compenser leurs émissions au lieu de les réduire réellement. L’accord de Paris a ainsi déclenché une course à l’établissement de projets, principalement dans le Sud global, capables de générer ces crédits et de les vendre à des entreprises, majoritairement situées dans le

Les compensations carbone sont très controversées. La plupart des crédits produits jusqu’à présent sont considérés comme « bidon », car ils ne reposent sur aucune réduction réelle des émissions ni sur aucune séquestration effective du carbone[1]. Ils se sont toutefois traduits par de réels préjudices au niveau local. Des communautés ont été expulsées de leurs forêts et de leurs pâturages, elles ont perdu leurs terres cultivables au profit de plantations d’arbres et ont subi de graves violations des droits humains, sans en retirer de bénéfices significatifs, voire aucun[2].

À ce jour, la quasi-totalité de ces projets de compensation carbone opèrent dans le cadre de ce que l’on appelle les marchés volontaires. Sur ces marchés, les entreprises qui veulent lancer des projets s’appuient sur quelques organismes privés pour certifier leurs plans et établir les règles et méthodologies à suivre. Les crédits ainsi générés sont ensuite vendus à des entreprises qui souhaitent compenser leurs propres émissions pour leurs propres raisons, et non par obligation légale. Mais les prix pratiqués sur ces marchés sont très faibles, compte tenu du manque de confiance généralisé, rendant difficile la croissance et la rentabilité de cette activité.

Des efforts intenses sont sur le point d’être déployés pour changer cette situation.

Le tristement célèbre article 6

L’accord de Paris n’a pas seulement avalisé les marchés volontaires du carbone pour les entreprises. Il a également ouvert la voie à la possibilité pour les gouvernements d’échanger des crédits carbone. L’article 6 de l’accord prévoit deux mécanismes permettant aux États d’acheter des crédits carbone pour compenser leurs émissions nationales. Le premier, l’article 6.2, autorise les gouvernements à développer des mécanismes bilatéraux d’échange de crédits carbone entre eux. Le second, l’article 6.4, établit un mécanisme centralisé, sous la supervision de l’ONU, dans lequel les gouvernements peuvent acheter des crédits auprès d’entreprises.

Dans le jargon onusien, on les appelle marchés de conformité ou marchés réglementaires. Il y a deux raisons à cela. Premièrement, les projets doivent être enregistrés par le pays source et l’exportation de crédits doit être comptabilisée dans les obligations nationales de réduction des émissions de ce pays. Si, par exemple, l’Indonésie vend pour deux millions de tonnes de crédits carbone issus d’un projet de conservation forestière sur son territoire au gouvernement japonais, elle ne peut pas enregistrer ces deux millions de tonnes comme une réduction de ses propres émissions. (On se retrouverait sinon avec une double comptabilisation.)

Deuxièmement, les règles et les méthodologies qui régissent ces marchés sont fixées par les gouvernements eux-mêmes. Cela peut se faire de manière bilatérale pour les projets relevant de l’article 6.2, ou de manière multilatérale, avec l’aide d’un groupe d’experts désigné par les gouvernements, pour les projets relevant de l’article 6.4.

Bien que les détails de ce processus soient encore en cours de négociation, de nombreux pays mettent en œuvre des plans nationaux de réduction des émissions qui reposent sur l’échange de crédits carbone. En fait, la quasi-totalité des 129 pays ayant soumis des plans nationaux dans le cadre de l’accord de Paris comptent sur l’utilisation de crédits carbone pour atteindre leurs objectifs[3]. Fin 2025, l’UE a pris une décision qui fera d’elle le plus gros acheteur de crédits carbone au titre de l’article 6[4].

À cela s’ajoutent plusieurs nouvelles initiatives, non régies par l’accord de Paris, qui ne seront ouvertes qu’aux projets autorisés en vertu de l’article 6. Figurent parmi celles-ci le programme de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale, utilisé par les principales compagnies aériennes, et les systèmes de taxe carbone, comme celui de Singapour, qui permettent aux entreprises d’acheter des crédits autorisés en vertu de l’article 6 au lieu de payer une taxe.

Un regain d’intérêt

L’intérêt politique pour tout cela est facile à comprendre. Les grands pays pollueurs, principalement situés dans le Nord global, veulent acheter des crédits carbone à d’autres pays : c’est une alternative bon marché et moins compliquée (quoique fallacieuse) à la réduction de leurs propres émissions ou à la mise en place de compensations sur leur propre territoire. Les gouvernements du Sud global, eux, cherchent à tirer profit de la vente de crédits carbone provenant de projets utilisant les abondantes terres, forêts et ressources en eau de leurs populations.

Cela a engendré une vague de nouveaux cadres législatifs nationaux pour les marchés du carbone, ainsi que la mise en place de bureaucraties chargées de leur mise en œuvre. En janvier 2026, 85 pays avaient mis en œuvre ou étaient en train de mettre en œuvre des mécanismes d’émission de crédits au titre de l’article 6[5]. De nombreux cadres nationaux sont conçus et mis en œuvre avec la participation active de la Banque mondiale et du Global Green Growth Institute, basé en Corée, ainsi qu’avec l’aide bilatérale de pays comme la Norvège et le Japon.

L’UE fait aussi partie des acteurs qui incitent les pays du Sud global à mettre en place des systèmes d’échange de crédits carbone. Lors du lancement du registre national du carbone du Kenya en février 2026, financé par l’UE et l’Allemagne, l’ambassadrice de l’UE, Henriette Geiger, a adressé un message très direct au gouvernement kényan : « Le Kenya devrait faire des crédits carbone un produit d’exportation haut de gamme. Nous sommes au XXIème siècle ; nous ne pouvons plus compter uniquement sur le thé, le café et l’avocat pour les revenus d’exportation[6] ».

Toujours les mêmes crédits bidon

Il est déjà évident, et cela ne surprendra personne, que le nouveau marché du carbone prévu par l’article 6 ne sera pas différent des marchés volontaires en ce qui concerne l’intégrité scientifique des projets et les préjudices causés aux communautés.

Début 2025, le mécanisme de crédit carbone prévu à l’article 6.4 est entré en vigueur et a approuvé un premier lot de projets. Bien que ses règles et méthodologies soient censées garantir des crédits « de haute intégrité », l’organisme de surveillance Carbon Market Watch a constaté que seul un crédit sur 26 émis dans le cadre des projets initiaux représente probablement une réduction réelle des émissions[7]. De récentes propositions visant à renforcer les règles et les méthodologies ont été édulcorées après un lobbying intense des acteurs du secteur privé[8].

Des problèmes similaires ont été identifiés dans les premiers projets bilatéraux au titre de l’article 6.2. Lors de la COP30 au Brésil, une proposition visant à interdire les crédits issus de projets jugés problématiques a été rejetée par les gouvernements, car cela aurait signifié interdire les crédits de tous les projets actuellement en exploitation au titre de l’article 6.2[9] !

Ces problèmes n’ont pas empêché les gouvernements de se précipiter pour mettre en place des échanges bilatéraux de crédits carbone. En février 2026, 108 accords bilatéraux avaient été signés en application de l’article 6.2, impliquant 64 pays. Les principaux acteurs sont le Japon, la Suisse, la Corée et Singapour en tant qu’acheteurs, et divers pays du Sud global comme vendeurs[10].

Dans ces accords bilatéraux, les conditions sont essentiellement dictées par les pays acheteurs. Le Japon et la Corée appliquent leurs propres règles aux projets et font appel à leurs propres entreprises pour la vérification. Singapour et la Suisse, en revanche, choisissent parmi les règles et méthodologies des marchés volontaires définies par des sociétés privées, comme Verra et Gold Standard, et s’appuient sur ces mêmes entreprises pour la vérification.
Début 2025, Singapour a lancé un appel d’offres pour des projets de crédits carbone dans les pays avec lesquels il a conclu des accords bilatéraux. (Il est actuellement partie à 28 accords de ce type.) L’un des quatre projets sélectionnés est un projet de pâturage au Paraguay, mené par un groupe étasunien appelé Boomitra. Cette société est financée par Chevron, un grand groupe pétrolier étasunien , et Yara, le plus grand producteur mondial d’engrais, basé en Norvège[11]. Boomitra a récemment obtenu l’autorisation d’utiliser un processus de vérification de ses compensations carbone entièrement basé sur l’IA et l’imagerie satellite[12]. En règle générale, de tels projets nécessitent des analyses d’échantillons de sol à la fois coûteuses et exigeantes en main-d’œuvre, et, même dans ce cas, de sérieux doutes subsistent quant à leur capacité à compenser les émissions[13]. Les vérifications par IA et par satellite de Boomitra, bien que moins rigoureuses, sont beaucoup moins coûteuses et peuvent couvrir des zones beaucoup plus vastes, permettant de générer d’énormes quantités de crédits carbone à moindre coût.

Les projets capables de générer un grand nombre de crédits bon marché répondent aux intérêts des acheteurs comme Singapour. Cela explique aussi en partie pourquoi la Corée et le Japon se concentrent désormais tout particulièrement sur des projets à grande échelle de réduction des émissions de méthane liées à la culture du riz[14]. Mais ces projets peuvent aller à l’encontre des intérêts des gouvernements des pays hôtes, qui veulent maximiser les recettes tirées des taxes à l’exportation de crédits à prix élevé, tout en minimisant les émissions à compenser dans le cadre de leurs objectifs nationaux. Lorsque Singapour a annoncé le projet Boomitra, le gouvernement paraguayen a immédiatement réagi par un communiqué public, précisant qu’il n’avait pas donné son consentement et qu’il n’autoriserait pas les exportations de crédits carbone vers Singapour tant qu’il ne l’aurait pas approuvé, ce qu’il n’a toujours pas fait en mars 2026[15]. Des considérations politiques peuvent également entrer en jeu. Le gouvernement paraguayen souhaite en effet utiliser son nouveau registre carbone pour l’exportation de crédits issus de cultures de soja et de plantations d’eucalyptus exploitées par de puissants acteurs de l’agro-industrie du pays[16].

Dans un autre cas récent, le gouvernement kényan a refusé d’autoriser un projet de foyers de cuisson qui bénéficiait du soutien financier et politique de la Banque mondiale. Les crédits pour les projets de foyers de cuisson sont échangés à bas prix en raison d’une série de scandales ayant révélé des exagérations quant aux réductions d’émissions revendiquées. Dans ce cas précis, l’entreprise cherchait à obtenir une autorisation du Kenya afin de vendre sur un marché de conformité spécifique où elle espérait obtenir des prix plus élevés pour ses crédits. Mais le gouvernement kényan a compris que ce projet absorberait tous les crédits disponibles à l’export dans le cadre de son nouveau cadre national de lutte contre le changement climatique, ce qui ne laisserait aucune place à d’autres projets plus favorables à ses intérêts financiers ou politiques. Juste après l’annonce de la décision du Kenya, l’entreprise a déposé le bilan[17].

De nouveaux accaparements de terres à l’horizon

Les projets les plus représentés sur ces nouveaux marchés du carbone sont souvent qualifiés de projets terrestres ou fondés sur la nature. Ils sont souvent associés à des grandes plantations d’arbres, à la création de réserves forestières, ou à des mesures incitant les populations agricoles et pastorales à changer leurs pratiques traditionnelles. Ces projets séduisent aussi bien les acheteurs que les vendeurs, les entreprises que les gouvernements, mais ils peuvent engendrer de sérieux problèmes pour les communautés.

GRAIN a constaté qu’entre 2016 et 2024, plus de 9 millions d’hectares de terres dans le Sud global avaient déjà été saisis pour des projets de plantations d’arbres ou d’autres cultures destinés à produire des crédits carbone[18]. C’était avant que les crédits carbone prévus par l’article 6 ne soient mis en œuvre sérieusement. La ruée vers les terres communautaires pourrait s’aggraver considérablement.

Par exemple, l’appel d’offres de Singapour en 2025 portait exclusivement sur des projets terrestres. L’un des projets sélectionnés, outre celui situé au Paraguay, est un projet de plantation d’arbres de 50 000 hectares au Ghana. Il est dirigé par une société appartenant au fonds souverain de Singapour, tandis que les terres se trouvent sur le territoire du Conseil traditionnel autochtone Kwahu[19]. Une partie du projet concerne une réserve forestière, tandis que 30 000 hectares se trouvent sur des terres communautaires, pour lesquelles l’entreprise prévoit de signer des contrats fonciers confidentiels contraignant les communautés à maintenir des plantations d’arbres pendant des décennies[20].

Le soumissionnaire ayant présenté l’offre de loin la plus élevée dans l’appel d’offres de Singapour en 2025 était le négociant pétrolier Trafigura, l’un des plus grands courtiers en carbone mondiaux[21]. Il s’associe désormais à l’une des familles les plus riches du Portugal sur un projet de compensation carbone qui prévoit la plantation d’arbres sur 10 000 hectares et la création de réserves forestières sur 550 000 hectares supplémentaires au Malawi. Les communautés locales dépendent actuellement de ces forêts pour la production de charbon de bois. Trafigura affiche l’intention de vendre les crédits issus du projet au titre de l’article 6, probablement à Singapour et à la Suisse, car ces pays ont des accords bilatéraux avec le Malawi[22]. Trafigura, l’un des principaux courtiers de carbone dans le monde, estime que la demande de crédits carbone au titre de l’article 6 représentera 80 % du marché d’ici quelques années, contre 20 % aujourd’hui[23].

Non aux marchés du carbone !

Ces nouveaux marchés relevant de l’article 6 vont générer plus de demande et plus de fonds pour les projets de compensation carbone, à un moment où le secteur est en difficulté et où les appels à l’abandon total de cette approche se multiplient. L’augmentation du nombre de crédits carbone ne fera que nous éloigner encore des véritables réductions d’émissions dont nous avons un besoin urgent. D’après ce que nous observons, ce nouveau marché de conformité pourrait être plus dangereux pour les communautés que le marché volontaire. Il donne aux gouvernements un intérêt financier dans les projets qu’ils autorisent, les impliquant directement dans les conflits fonciers potentiels entre promoteurs de projets et communautés. Nous voyons déjà ce mécanisme à l’œuvre au Kenya, où des communautés autochtones rapportent que la police les expulse violemment des forêts et savanes pour faire place à des projets susceptibles de générer des crédits carbone à l’export[24].

Les communautés, les groupes pour la justice climatique et les mouvements sociaux peuvent résister à cette volonté d’instaurer un commerce international réglementé de crédits carbone. Cela nécessitera des efforts collectifs pour exclure les compensations des réglementations et cadres climatiques nationaux, notamment des systèmes de taxe carbone et des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières. Nous devons également travailler ensemble pour mettre fin aux accords bilatéraux au titre de l’article 6.2 et trouver des moyens de bloquer la mise en œuvre de l’article 6.

Les marchés du carbone détournent dangereusement des véritables solutions climatiques dont le monde a désespérément besoin.

Photo d'illustration : Grace Fu, ministre du Développement durable et de l’Environnement de Singapour, serre la main du ministre de l’Environnement, de la Conservation et du Changement climatique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Simo Kilepa, scellant leur premier accord de mise en œuvre des crédits carbone, un cadre permettant le transfert de crédits carbone entre les deux pays. Décembre 2023. LinkedIn Grace Fu 

Notes :

[1] Chris Lang, « 84% of carbon credits are junk », REDD-Monitor, décembre 2024 : https://reddmonitor.substack.com/p/84-of-carbon-credits-are-junk

[2] Simon Counsell et Jutta Kill, « Crooked Carbon Business : Overview », septembre 2025 : https://reddmonitor.substack.com/p/crooked-carbon-business-overview ; Patrick Greenfield, « Revealed: more than 90% of rainforest carbon offsets by biggest certifier are worthless, analysis shows », Guardian, janvier 2023 : https://www.theguardian.com/environment/2023/jan/18/revealed-forest-carbon-offsets-biggest-provider-worthless-verra-aoe

[3] Pour des données actualisées sur l’évolution de l’article 6, voir : PNUE, Article 6 Pipeline : https://unepccc.org/article-6-pipeline/.

[4] New Climate, « How Article 6 could undermine climate ambition », mars 2026 : https://newclimate.org/news/how-article-6-could-undermine-climate-ambition

[5] Selon le partenariat de mise en œuvre de l’article 6 (A6 Implementation Partnership) : https://a6partnership.org/a6-implementation-status/about

[6] Patrick Vidija, « Kenya banks on carbon registry to strengthen integrity, global market participation », The Standard, février 2026 : https://www.standardmedia.co.ke/amp/environment-climate/article/2001541136/kenya-banks-on-carbon-registry-to-strengthen-integrity-global-market-parti

[7] Isa Mulder, « First wave of Article 6 carbon credits misfire spectacularly », Carbon Market Watch, avril 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/04/10/first-wave-of-article-6-carbon-credits-misfire-spectacularly/

[8] Isa Mulder, « UN carbon market drops the ball on permanence », Carbon Market Watch, octobre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/10/15/un-carbon-market-drops-the-ball-on-permanence/

[9] Gavin Mair, « COP30: Attempts to dilute inadequate carbon market rules thwarted », Carbon Market Watch, novembre 2025 : https://carbonmarketwatch.org/2025/11/22/cop30-attempts-to-dilute-inadequate-carbon-market-rules-thwarted/

[10] PNUE : https://unepccc.org/article-6-pipeline/

[11] Secrétariat national du changement climatique de Singapour, « Singapore Will Contract High Quality Nature Based Carbon Credits From Four Projects », septembre 2025 : https://www.nccs.gov.sg/singapore-will-contract-high-quality-nature-based-carbon-credits-from-four-projects/

[12] Violet George, « Boomitra Secures Verra Registration For Its First Soil Carbon Project In Mexico », Carbon Herald, février 2025 : https://carbonherald.com/boomitra-secures-verra-registration-for-its-first-soil-carbon-project-in-mexico/

[13] Le projet de Boomitra, comme d’autres projets de pâturage en Amérique latine, ne séquestre le carbone que temporairement et de manière limitée, sans tenir compte de l’augmentation des émissions de méthane provenant du bétail (un gaz à effet de serre plus puissant que le dioxyde de carbone). Voir : Maximiliano Manzoni, « Regenerative doubts », Climate Tracker Latin America, 2025 : https://climatetrackerlatam.org/reportajes-ct/the-methane-wars-2/

[14] GRAIN, « La riziculture à faibles émissions de carbone : un permis de polluer aux dépens des petites exploitations », juillet 2023 : https://grain.org/e/7011

[15] Ministère de l’environnement et du développement durable du Paraguay, « Communicado », septembre 2025 : https://www.facebook.com/mambientepy/posts/comunicadoel-ministerio-del-ambiente-y-desarrollo-sostenible-mades-a-trav%C3%A9s-de-l/1402913848544028/

[16] Maximiliano Manzoni, « Paraguay wants to sell carbon credits. Its law could be an own goal », El Clip : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en; et Maximiliano Manzoni, « Paraguay vende como solución al clima la misma soja que intoxicó dos pueblos », Consenso, novembre 2025 : https://www.elclip.org/paraguay-creditos-carbono-ley-cop-28/?lang=en

[17] Chris Lang, « KOKO Networks’ cookstove carbon credits in Kenya were “largely hot air”, février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/koko-networks-cookstove-carbon-credits

[18] GRAIN, « Des accapareurs de terres aux cowboys du carbone : nouvelle ruée sur les terres communautaires », septembre 2024 :https://grain.org/fr/article/7191

[19] Voir le registre Verra pour le dossier du projet : https://registry.verra.org/app/projectDetail/CCB/5432

[20] Communication personnelle avec des représentants de GenZero au pavillon de Singapour à la COP30, en novembre 2025.

[21] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 202 5: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave

[22] Chris Lang, « Malawi has signed a 40-year contract with Portuguese engineering firm Mota-Engil to generate carbon credits from 550,000 hectares of the country’s forests », février 2026 : https://reddmonitor.substack.com/p/malawi-has-signed-a-40-year-contract ; Ministère du Commerce et de l’Industrie de Singapour, « Singapore and Malawi Sign Memorandum of Understanding to Collaborate on Article 6 to Accelerate Climate Action », novembre 2025: https://www.mti.gov.sg/newsroom/singapore-and-malawi-sign-memorandum-of-understanding-to-collaborate-on-article-6-to-accelerate-climate-action/

[23] Natasha White, « Trafigura Positions for ‘Huge’ Growth in Market for CO2 Credits », Bloomberg, septembre 2025: https://www.bloomberg.com/news/articles/2025-09-30/traders-in-co2-credits-are-positioning-for-a-huge-growth-wave

[24] Anthony Langat et Diana Takacsova, « Kenya’s Growing Carbon Market Is a Setback for Indigenous Land Rights », septembre 2025 : https://pulitzercenter.org/stories/kenyas-growing-carbon-market-setback-indigenous-land-rights ; SOMO, « Carbon: the new frontier in the scramble for land in Kenya », décembre 2025 : https://www.somo.nl/carbon-the-new-frontier-in-the-scramble-for-land-in-kenya/


- Source : Grain

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