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Lundi, 09 Févr. 2026

Ne jamais oublier : La Une pro-pédophile de Libération en 1977, un écho sinistre aux révélations Epstein

Auteur : Yoann | Editeur : Walt | Lundi, 09 Févr. 2026 - 16h15

Alors que l’onde de choc des réseaux d’exploitation sexuelle de Jeffrey Epstein continue d’ébranler les sphères du pouvoir, il est crucial d'exhumer les archives compromettantes de la presse française. Libération, titre étendard du progressisme, porte dans son histoire une faute éditoriale indélébile : sa Une du 5-6 novembre 1977, intitulée « Apprenons l’amour à nos enfants ». Sous le vernis d’une libération sexuelle post-soixante-huitarde, cette manchette légitimait en réalité des discours faisant l’apologie de la pédophilie.

Le soutien trouble de l’intelligentsia

Illustrée par un dessin équivoque d’une enfant tenant un sexe, cette Une s’accompagnait de récits présentant des témoignages d’enfants sur leur sexualité comme une exploration innocente. Cet épisode s’inscrivait dans un mouvement plus large : plusieurs pétitions, publiées dans Le Monde et signées par des figures majeures de la gauche intellectuelle – Jean-Paul Sartre, Jack Lang, Simone de Beauvoir, Michel Foucault –, réclamaient alors l’assouplissement des lois protégeant les mineurs. En 1979, Libération ira jusqu’à publier un texte défendant un homme arrêté (affaire Gérard Roussel) pour des relations sexuelles avec des fillettes de six à douze ans, arguant qu’elles étaient « consentantes et heureuses ».

La ligne éditoriale de la honte

Ces prises de position, dissimulées derrière un combat pour les mœurs, constituaient une défense à peine voilée de la pédocriminalité. Le journal persistera dans cette voie infâme jusque dans les années 80, publiant notamment des petites annonces sordides. Aujourd’hui, le journal tente de prendre ses distances, mais les faits sont têtus. Cette Une n’était pas un accident ; elle était le reflet d’une époque où une frange de l’élite considérait l’abus sexuel sur mineur comme un avatar de la « liberté ».

L’éternel retour du réseau

Les scandales Epstein font aujourd’hui écho à cette hypocrisie. Le financier américain, officiellement suicidé en détention en 2019, avait orchestré un vaste trafic de mineures impliquant des personnalités influentes. Ses connexions françaises sont accablantes : par l’entremise de sa complice Ghislaine Maxwell, il fréquentait Jean-Luc Brunel. Ce recruteur de mannequins, accusé d’avoir approvisionné Epstein en adolescentes, fonda l’agence MC2 avec ses fonds. Arrêté pour viols et trafic, Brunel s’est, lui aussi officiellement, suicidé en prison en 2022. Les documents déclassifiés en 2026 le désignent comme un co-conspirateur présumé, cartographiant un réseau d’exploitation ayant opéré pendant quatre décennies.

L’aveuglement persistant des élites

L’appartement parisien d’Epstein et les témoignages de victimes comme Virginia Giuffre, — qui décèdera aussi —forcée d’avoir des relations avec Brunel, achèvent de peindre un tableau sinistre. Cette omerta contemporaine trouve son pendant dans le silence complice des années 70. Le scandale Matzneff en 2020, où l’écrivain pédocriminel fut protégé par le milieu littéraire et médiatique – Libération inclus, qui publiait ses chroniques –, en est la démonstration criante.

Le devoir de mémoire et de vigilance

Cette Une symbolise la façon dont des idéaux prétendument émancipateurs ont pu servir de paravent à l’inacceptable. Les victimes d’Epstein, comme celles trahies par les discours des années 70, exigent vérité et justice. Libération doit pleinement assumer ce passé au lieu de le relativiser.


- Source : Le Média en 4-4-2

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