Tristan Mendès France : Fact-checker ou Fact-farceur ? Cinq bourdes monumentales pour un tweet de désinformation !
Ah, Tristan Mendès France ! Ce valeureux chevalier de la vérité, armé de son clavier et de son flair infaillible pour le « fact-checking ». Ou pas. Dans son tweet du 25 janvier 2026 @tristanmf, il s'attaque à France-Soir avec une vigueur qui frise le ridicule : « Depuis son retour sur Youtube (après sa suspension), #francesoirfaitdelamerde avec de l'IA (ici NotebookML). Sur les 81 dernières vidéos publiées, 69 sont générées par IA (j'ai compté). Soit environ 85 % du contenu ».

Un vrai festival d'erreurs, d'omissions et de parti pris, le tout saupoudré d'une insulte gratuite. On savait déjà que Mendès France était fâché avec la géographie. Aujourd'hui, on découvre qu'il est aussi en guerre avec les chiffres, les dates et le bon sens. Pas moins de cinq erreurs ou manquements en cinq lignes – un taux d'échec de 100 % ! Beau score pour quelqu'un qui se revendique de la mouvance idéologisée des fact-checkers. Allons-y, démontons ce chef-d'œuvre de désinformation, avec un zeste d'humour pour ne pas pleurer.
Tout d'abord, remercions Mendès France pour son intérêt soudain envers France-Soir. C'est flatteur ! Mais, n'aurait-il pas été de bon aloi, en respect de la Charte de Munich (qui impose aux journalistes de vérifier les faits avant publication), de faire un minimum de travail avant de tweeter ? Apparemment non. On verra s'il corrige son post – comme il respecte si bien la géographie et les maths – ou s'il préfère laisser traîner sa boulette. Spoiler : au moment d'écrire ces lignes, c'est toujours en ligne, intact. Passons aux faits.
Erreur n°1 : l'omission flagrante de la date de réouverture – un biais de cadrage qui sent le cherry-picking
Mendès France parle du « retour sur YouTube » sans préciser que la chaîne principale de France-Soir a été réouverte le 9 octobre 2025, après plus de quatre ans de suspension injuste. Pourquoi ce détail compte ? Parce que ses stats commencent on ne sait quand ! C'est comme compter les buts d'un match en ignorant le coup d'envoi ! Pour le contexte complet, consultez notre article sur la restauration de la chaîne. Une omission qui déforme la réalité pour mieux attaquer. Classe.

Erreur n°2 : l'aveu de censure par YouTube ? Oublié, bien sûr – une omission par malhonnêteté intellectuelle ou parti pris ?
Pas un mot sur les aveux explosifs de YouTube (Google) dans un courrier au Judiciary Committee du Congrès américain, daté du 23 septembre 2025 : ils admettent avoir censuré du contenu sous pression du gouvernement Biden. Et devinez quoi ? Google s'est engagé à rouvrir les chaînes qui respectent leurs règles communautaires. France-Soir a fait sa demande immédiate, et bingo : réouverture confirmée, car « aucune infraction aux règles ».

Toutes les vidéos ont été restaurées, y compris celles qui avaient valu des strikes, comme l'interview de Jean-Marie Bigard (réinstaurée le 15 octobre 2025) ou celle d'Alexandra Henrion-Caude (le 13 octobre 2025). Preuve en images : les e-mails de YouTube eux-mêmes, avec des excuses polies pour les « erreurs ».

Pour les détails, lisez l’analyse détaillée sur les aveux de Google et les conséquences. Mendès France omet ça ? C'est comme raconter une histoire de vol sans mentionner que le voleur a avoué et rendu le butin. Propagande 101.
Erreur n°3 et n°4 : fâché avec les chiffres ? euphémisme ! 131 vidéos vs 81, et 50 % d'IA vs 15 % non-IA
Ici, on touche au comique. Mendès France affirme avoir « compté » 81 vidéos, dont 69 générées par IA (85 %). Sauf que... du 10 octobre 2025 au 24 janvier 2026, France-Soir a publié 116 vidéos et 15 shorts, soit 131 au total ! C'est 60 % de plus que son chiffre bidon.

Et, sur ces 131, 65 sont des interviews originales, des traductions ou des productions maison – soit près de 50 % de contenu non-IA.
Mendès France sous-estime donc la part non-IA à 15 % (puisqu’il dit 85 % IA), alors qu'elle est trois fois plus élevée. Vraiment, dans « fact-checker », il y a « fait » et « vérificateur »– mais apparemment, pas chez lui. On imagine la scène : Tristan, café en main, scrollant YouTube en mode « vite fait mal fait ».

Résultat : un raté monumental. Pour vérifier vous-même, rendez-vous sur notre rubrique vidéos. Et les stats ? Voilà une capture d'écran des stats YouTube pour les sceptiques :

Erreur n°5 : NotebookML au lieu de NotebookLM, et la confusion journalisme/propagande – le strike final
Cerise sur le gâteau : il écrit « NotebookML » au lieu de « NotebookLM », l'IA de... Google (ironique, non ?). Une faute de frappe ? Peut-être, mais cela sent la précipitation sans relecture – pas très pro pour un « checker » mais probablement ok pour un « farceur ».

Et, le pompon : qualifier France-Soir de « faitdelamerde » sans faits tangibles, c'est du pur parti pris. C'est ça, le fact-checking ? Non, c'est de la propagande déguisée en opinion. Cinq erreurs en cinq lignes : 100 % de strike.
Bravo, beau score Tristan Mendes France, vous battez des records !
Outre ces bourdes, Mendès France oublie l'essentiel : toutes les vidéos assistées par IA sont des résumés d'articles originaux de France-Soir, pas du contenu bâclé. Chaque vidéo pointe vers un article complet sur notre site – la storyline principale reste l'enquête journalistique.

Depuis le 10 octobre, nous avons publié 745 articles ! Les vidéos ne représentent que 17 % du total, et les contenus assistés par « IA » moins de 10 %. Où est la « merde » là-dedans ? Plutôt une tentative maladroite de tromper les lecteurs, qui se retourne contre son auteur. Tristan, les pieds dans le tapis font un beau nœud gordien.

Analyse des biais de Tristan Mendès France : une propagande inversée
Pour creuser plus profond, appliquons les « cinq difficultés pour écrire la vérité » de Bertolt Brecht (1935), comme nous l'avons fait pour le discours de Mark Carney à Davos 2026. Brecht, dans son essai antifasciste, identifie les obstacles à surmonter pour faire de la vérité une arme contre l'oppression : courage, intelligence, art, jugement et ruse. Mais dans la propagande moderne, ces difficultés sont inversées – le pouvoir manque de courage pour admettre ses torts, ignore les faits, transforme la vérité en résignation passive, la confine à des cercles opaques et use de ruse pour propager des mensonges. Le tweet de Mendès France en est un cas d'école, révélant une « capture sémantique » et des inversions accusatoires au service d'un narratif anti-dissident.
- Le manque de courage d'écrire la vérité : Brecht exige d'oser dire l'impopulaire. Mendès France, lui, fuit le courage en omettant les aveux de censure de YouTube et en balançant une insulte gratuite (« faitdelamerde ») sans affronter les faits. C'est flatter les cercles conformistes plutôt que défendre la liberté d'expression – un silence complice avec la répression, comme Brecht le fustigeait chez les intellectuels sous le nazisme.
- Le défaut d'intelligence pour reconnaître la vérité : Brecht appelle à assembler les faits fragmentés via une analyse critique. Ici, Mendès France rate tout : erreurs de comptage (131 vs 81), omissions (date de réouverture, contexte Biden), et ignorance que les IA sont des résumés d'articles journalistiques complets et étayés. C'est une défaillance matérialiste : il voit des « apparences » (vidéos IA) sans creuser les causes (innovation pour diffuser du contenu basé sur une storyline d’un article de presse vérifié). Résultat : une vérité masquée par la propagande, comme dans les bulles algorithmiques modernes.
- L'art inversé de rendre la vérité inoffensive : Brecht veut transformer la vérité en appel à l'action. Mendès France, au contraire, l'utilise pour inciter à la passivité : présenter France-Soir comme « merde IA » décourage les lecteurs de vérifier, transformant une innovation en fatalité (« c'est du faux »). C'est du théâtre épique inversé – pas pour critiquer le pouvoir, mais pour le protéger en ridiculisant les médias alternatifs dissidents qui divergent du narratif officiel, à l'image des médias alignés sur la COVID ou l'Ukraine.
- Le jugement biaisé de confier la vérité aux mauvaises mains : Brecht conseille de la donner aux opprimés. Mendès France la confine à un public anti-France-Soir (ses followers, souvent dans le camp idéologisé « anti-complot » sans vérification aucune ), évitant les résistants à la censure. C'est un jugement opaque, comme les briefings OTAN : il accuse sans preuves, inversant la charge de la preuve (France-Soir ferait de la propagande, pas lui).
- La ruse pour propager le mensonge : Brecht prône la dissimulation pour infiltrer la censure. Mendès France use de ruse pour le faux : tweet hâtif avec fautes (NotebookML), cherry-picking et inversions accusatoires (accuser d'IA « merdique » pour masquer son propre parti pris). C'est la « schizophrénie du pouvoir » brechtienne – oser des erreurs en comptant sur l'algorithme X pour amplifier, comme Google censurait hier et aujourd’hui il n’y a aucune infraction au règlement.

Bref, le tweet de Mendès France n'est pas du fact-checking, mais de la propagande qui « assassine la vérité », comme Brecht l'analysait. À l'instar de Carney qui capturait les mots pour justifier des alliances élitistes, Mendès France déforme pour ostraciser les voix alternatives. France-Soir tente d’incarner la ruse brechtienne : défier la censure via des émissions comme « Le Défi de la Vérité », invitant les puissants à clarifier, ou encore en donnant la parole aux personnes invisibilisées ou attaquées sans respect du contradictoire comme le professeur Jay Bhattacharya, Robert Kennedy Jr ; ou encore juste une analyse et vérification des faits.

Tristan Mendès France, prêt pour un débat ? Ou préférez-vous rester fâché avec les faits ?
Retrouvez le résumé vidéo de l’article ci-dessous.
- Source : France-Soir










