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Mercredi, 24 Juill. 2024

Guillaume Meurice viré de France Inter pour une vanne sur Netanyahou

Auteur : E&R | Editeur : Walt | Lundi, 06 Mai 2024 - 13h38

La mère Enthoven, patronne de France Inter, veut de l’irrévérence

Et à propos de liberté d’expression...

En France, sur le service public audiovisuel, on peut déconner sur tout, sur tous, Marine, Philippot, Asselineau, tous les patriotes, surtout Soral, mais on ne doit pas toucher à Israël, qui est en quelque sorte la maison mère de la Maison de la radio.

On ne se réjouit donc pas de cette énième censure (après Stéphane Guillon, Didier Porte), mais on fait remarquer qu’elle touche désormais une grande partie de la gauche, la mélenchoniste, laissant tranquille l’autre gauche, la soumise, disons la glucksmanniste. Il y a bien une gauche soumise et une gauche insoumise – au CRIF –, pour résumer.

Meurice ne faisait jamais de vannes sur les juifs, l’exécution publique de Dieudonné ayant servi à calmer les velléités. Seuls les humoristes affranchis des grands médias peuvent se permettre de vanner sur Israël, la Banque, Rothschild et compagnie. Mais ils n’ont alors pas accès aux émissions prescriptrices, comme les quotidiennes de France Inter. Il faut savoir que si un humoriste veut remplir les salles, alors il doit être récurrent sur Inter. C’est pour ça qu’ils se battent tous pour y aller, même les plus médiocres. On en a dégommé un bon paquet, ici.

Meurice n’est pas un médiocre, il a beau être gaucho, il est bon, sa rubrique avec ses sonores de rue fonctionne bien, mais il a dérapé sur le prépuce à Bibi. Cauet avait vanné sur Auschwitz en 1995, Laurent Violet avait franchi la ligne rouge en 2000 avec la chambre à gaz dans un tunnel en Autriche, et ne parlons pas de Dieudonné depuis 2003 : ils ont tous payé cher leur humour, parfois de leur carrière.

La liberté d’expression s’est heureusement réfugiée sur le Net et dans les petites salles, où l’on peut presque dire ce qu’on veut : les associations procédurières n’ont pas les moyens de tout surveiller. L’effet de masse est important. On le voit avec le soulèvement anti-israélien actuel en France, par exemple : la parole s’est libérée, et soit le CRIF fait un procès à 90 % des Français, soit il rentre dans sa niche.

Une nouvelle génération d’humoristes couillus arrive sur le marché parallèle : le Dr Alwest, Rémy de Juste Milieu (on retire Franjo qui a trahi avec JewBuzz et Waly Dia qui s’est fait pécho à Tel-Aviv) et Greg Toussaint. Chacun commence à remplir sans passer par les filtres et foudres du Système. C’est plus dur, mais plus exaltant et surtout plus noble.

Les vilains qui diront « bien fait pour sa gueule, le Guillaume il avait qu’à pas embêter les patriotes », ont un combat de retard : il est essentiel que tous les talents soient taxés d’antisémitisme.

C’est vrai que Meurice a fait son beurre sur le dos des droitards et des dissidents, mais c’est le jeu ! Faut pas non plus chialer pour une vanne, hein. Oui, Guillaume a été une gauchiasse soumise aux directives du Système, pour dix patates (et plus) par mois, mais c’est le tuyau qui commande, pas le contenu. Le contenant formate le contenu.

Par exemple, nous, à la Rédaction, on est des macronistes convaincus, mais on bosse chez E&R pour bouffer.

Il n’y a plus que deux sortes d’humoristes, les putes et les pauvres. Mais les putes doivent faire doublement gaffe à leur cul : au moindre dérapage, c’est le fouet, la fosse, la faillite. Le métier d’humoriste-pute est pour cette raison extrêmement stressant : si on va trop loin côté Système, on se fait violemment clasher sur les RS, et si on va trop loin côté résistance, c’est la fin des gros salaires (de pute).

L’humoriste libre, lui, ne connaît pas ce souci : il n’a que des problèmes de fric.
La liberté ne tombe pas du ciel : elle s’achète.

***

Djamil Le Shlag démissionne en direct de France Inter pour protester contre la suspension de Guillaume Meurice

L'humoriste de Radio France, Guillaume Meurice, a été suspendu pour une blague sur Nétanyahou validée par la justice, provoquant une vague de soutien et la démission de Djamil Le Shlag. La liberté d'expression est-elle menacée à Radio France ?

La liberté d’expression est-elle menacée à Radio France ? C’est la question que l’on peut se poser après la suspension d’un humoriste pour une blague sur Benyamin Nétanyahou, malgré la validation de cette dernière par la justice.

Depuis la blague sur Benyamin Nétanyahou, rien ne va plus à Radio France. La directrice de France Inter, Adèle Van Reeth, s’accroche au prépuce du président Israélien comme Gollum à l’anneau de Frodon. À tel point que cette dernière — qui est aussi l’épouse du philosophe pro-israélien Raphaël Enthoven —, a suspendu de l’antenne l’humoriste Guillaume Meurice pour une blague validée par la justice française.

« Le procureur a dit que c’était bon. C’est la première fois qu’une de mes blagues est autorisée par la loi », avait déclaré Meurice.

Malheureusement pour nos inquisiteurs qui pensent qu’il y a la loi et la loi pro-israélienne sur le territoire français, l’agacement de ne pouvoir critiquer un pays accusé de génocide qui a assassiné pas moins de 34 000 Gazaouis commence à en agacer plus d’un. Depuis l’éjection de Meurice, l’humoriste a reçu le soutien de Charline Vanhoenacker lors de son émission hebdomadaire. L’animatrice a défendu l’humoriste :

« À force de passer plus de temps aux ressources humaines et à la police judiciaire qu’à écrire des blagues, on va finir par donner raison aux gens qui disent que l’argent public est mal dépensé », a-t-elle déroulé. « En matière de liberté d’expression, même s’il faut monter sur le terrain sur une seule jambe et les yeux bandés, on va le jouer ce match, a-t-elle promis. La solidarité, ça existe encore, et c’est la meilleure défense ».

Et clou du spectacle, Djamil Le Shlag, a carrément repris les propos à l’origine de cette mise à pied et annoncé en direct qu’il claquait la porte de la station.

« La justice a classé sans suite la blague de Guillaume, mais la direction l’a quand même puni. C’est le contraire d’Eric Zemmour, lui, il est multirécidiviste, condamné. Mais sa chaîne le soutenait. Et en fait, il y a plus de liberté d’expression sur Cnews que sur France Inter ».

Comme on dit, le ver est dans la pomme de Radio France, l’impertinence et les démissions risquent de devenir virales, de quoi inquiéter la doxa qui domine normalement grâce à la soumission de ses sujets. Pour cette fois, c’est loupé ! En attendant, vous pouvez sortir les pop-corn, la suite va être succulente !

par Marcel D - Le Média en 4-4-2


- Source : E&R

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