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Lundi, 15 Avr. 2024

Bombardement otanien de Belgorod : quand la France devient un Etat, soutien du terrorisme

Auteur : Karine Bechet-Golovko | Editeur : Walt | Jeudi, 04 Janv. 2024 - 15h25

En quelques mois, la politique menée par ce Gouvernement français a réussi à faire ce que même Napoléon, en menant la guerre en Russie, n'a pas pu : provoquer un dégoût et un rejet de la France et des Français. Après l'attaque sanglante de Belgorod le 30 décembre, faisant plus d'une centaine de blessés et 24 morts, le ministère français des Affaires étrangères ose légitimer, ce qui constitue une violation ouverte du droit international humanitaire, et parle de "légitime défense". La France, s'est-elle rabaissée au point de devenir un vulgaire Etat soutenant le terrorisme ? C'est une honte pour notre pays, une insulte à notre histoire ! Ce Gouvernement trahit ouvertement l'intérêt national.

Le 30 décembre, l'armée atlantico-ukrainienne a volontairement ciblé le centre de la ville de Belgorod, avec son sapin de Noël, sa patinoire pour les enfants, ses rues commerçantes, où les gens se promenaient en famille (voir notre article ici). 131 personnes ont été touchées, que des civils, dont 24 sont décédées. Comme le déclare le ministère russe des Affaires étrangères :

"Des conseillers britanniques et américains sont directement impliqués dans l'organisation de cet acte terroriste, incitant régulièrement les autorités de l'Ukraine actuelle à commettre des crimes sanglants. Les pays de l'Union européenne, qui continuent obstinément et irresponsablement d'armer la clique dirigeante ukrainienne, en portent également la responsabilité. (...) 

Tous les organisateurs et exécutants de ce crime et d'autres crimes de la junte de Kiev subiront un châtiment inévitable conformément à la loi".

Les jours suivants, les attaques ont continué - contre les civils. 

"Les systèmes de défense aérienne en service dans la matinée du 3 janvier ont détruit six missiles Tochka-U et six missiles Vilkha MLRS au-dessus de la région de Belgorod".

L'on compte encore un mort et une dizaine de blessés. Que des civils. Une véritable politique de terreur est mise en place par l'Occident contre les Russes.

C'est à ce moment, que le ministère français des Affaires étrangères trouve opportun de justifier, soutenir et valider cette attaque de Belgorod par l'armée atlantico-ukrainienne, dans un communiqué de presse très explicite : la Russie est a priori l'agresseur (car l'histoire a commencé le 24 février 2022), l'Ukraine est éternellement l'agressé, elle a donc tous les droits, notamment celui de ne pas respecter le droit.

Le renversement de la situation est assumé, ce n'est pas de la bêtise, ce n'est pas de l'ignorance, c'est la ligne atlantiste officielle tenue par les autorités françaises : accusation de la Russie, qui est l'ennemi, soutien inconditionnel à l'Ukraine. Et il ne pourrait en être autrement, car c'est bien l'Occident atlantiste qui se bat en Ukraine contre la Russie. Il ne va pas se condamner lui-même (voir à ce sujet mon intervention hier soir pour le JT de RT France ici).

Malgré les conflits, malgré les révolutions, la France et les Français avaient toujours une bonne image en Russie. C'était avant. Avant nos génies de la diplomatie. Nos génies de la politique. Avant que la France ne se vende et ne se perde. Désormais, après une telle déclaration de la Diplomatie française, qui fait siennes les actions terroristes, qui applaudit les morts russes et le sang versé, le Français risque d'entrer avec la France dans la catégorie de l'ennemi. C'est en tout cas, la voie ouverte par Dmitri Medvedev, qui explose suite à ce communiqué de presse indigne:

"Nous n'avons jamais aimé les Français.

Une sorte de mangeurs de grenouilles, ils se sont battus avec nous. Et en principe, des... p-dés.

Et maintenant nous en sommes convaincus. Le ministère français des Affaires étrangères l'a écrit. La frappe sur Belgorod avec des armes à sous-munitions relève du « droit de légitime défense ».

Enfoirés. Salauds. Monstres".

Au-delà de l'émotion guidant ces lignes et ce cri, les élites françaises ont franchi une ligne rouge, morale autant que politique. Qui ne se pardonne pas. Ces élites mettent ouvertement la France au rang des Etats soutenant le terrorisme. Voilà où nous a conduit la globalisation et l'abandon de souveraineté. Il va être difficile de restaurer l'image de notre pays, cela passe par une remise en cause radicale de la ligne politique anti-nationale - et une éviction des élites, qui la mènent. C'est à ce prix, que nous pourrons relever la tête. Uniquement à ce prix.

***

La Russie contre-attaque durement après la frappe d’une roquette de Belgorod

Attaquer des civils est une politique erronée, mais Zelensky pense qu’il peut ébranler la confiance des dirigeants russes alors que cela soulève l’indignation des masses russes et il ne vaut pas mieux soulever les masses russes (comme dit le proverbe, les Russes mettent un temps fou à sceller le cheval mais quand ils sont partis ils ne s’arrêtent pas). Le vrai problème est comment pouvons-nous, nous Français, avoir transformé un pouvoir ukrainien qui depuis 2015 pratique le massacre terroriste contre son propre peuple qui refuse l’OTAN et la russophobie, en héros de la liberté et de la démocratie. C’est dans les mœurs de l’OTAN et des États-Unis d’abandonner le théâtre de leurs défaites à des groupes terroristes. Aujourd’hui parce qu’il perd sur le champ de bataille, la marionnette des États-Unis recourt au terrorisme contre les civils comme il l’a pratiqué à Odessa et dans le Donbass, mais ce n’est pas sans conséquence pour l’Ukraine que de s’enfoncer ainsi dans une guerre perdue parce que le sort de tels dirigeants, leur fortune personnelle est liée à la guerre. C’est vrai en Ukraine, comme à Gaza, et cela est précédé par une politique terroriste contre les populations civiles, comme à Gaza, comme dans le Donbass, comme à Cuba avec l’étranglement du blocus justifiée par la seule désignation complètement folle d’État terroriste. Cette «démocratie» là est de plus dénoncée par la majorité de l’humanité.

Danielle Bleitrach

*

Cette capture d’écran d’une vidéo publiée par le ministère russe des Situations d’urgence le 30 décembre 2023 montre des sauveteurs travaillant sur le site des bombardements ukrainiens dans la ville frontalière russe de Belgorod. Le bombardement ukrainien de la ville frontalière russe de Belgorod a fait 21 morts, dont trois enfants, et endommagé 30 immeubles d’habitation, a déclaré dimanche Viatcheslav Gladkov, gouverneur de la région de Belgorod. Photo : Ministère russe des Situations d’urgence/ Handout

par Stephen Bryen

Le 1er janvier, le président russe Vladimir Poutine a promis que l’attaque ukrainienne sur la ville russe de Belgorod le 30 décembre «ne resterait pas impunie».

Ce n’était pas une menace en l’air. Le 31 décembre, les Russes avaient lancé une cinquantaine de drones sur diverses cibles en Ukraine ; le nombre est passé à 90 drones le 1er janvier. Mais les attaques les plus lourdes ont eu lieu le 2 janvier, lorsqu’au moins trois vagues d’attaques de drones et de missiles ont frappé des cibles ukrainiennes (à 6 h 55, 8 h 20 et 9 h 30).

Il semble que les attaques du 2 janvier aient considérablement épuisé les défenses aériennes ukrainiennes, en particulier à Kiev. La Russie a frappé avec entre 11 et 13 missiles hypersoniques Kinjal. Nous n’avons pas encore de liste des cibles et nous ne savons pas encore à quel point les frappes russes ont été efficaces.

Le chef d’état-major des forces armées, Valeri Zaloujny, a affirmé que les Ukrainiens avaient abattu 11 missiles Kinjal, bien qu’il n’ait fourni aucune preuve. Des Kinjals ont été vus en train de frapper des cibles à Kiev sans aucune réponse de la défense aérienne.

Le drone russe utilisé dans les attaques aurait été le Geran-2, une version russe du drone suicide iranien Shahed-136.

 

L’attaque ukrainienne sur Belgorod a fait au moins 21 morts à Belgorod, dont quatre enfants, et 111 blessés, dont 17 enfants. Toutes les victimes étaient des civils et il n’y a aucune preuve que l’une des cibles des forces ukrainiennes était, même marginalement, militaire. Aucun soldat russe n’a été tué.

D’autres attaques ukrainiennes ont été signalées le 2 janvier à Belgorod, mais causant beaucoup moins de dégâts, et il y a eu une attaque sur Donetsk, visant à nouveau des civils.

Selon l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassili Nebenzia, les cibles de Belgorod comprenaient une patinoire, un centre sportif et une université.

La Russie affirme que les roquettes utilisaient des ogives d’armes à sous-munitions. Les États-Unis fournissaient auparavant des munitions conventionnelles améliorées à double usage (DPICM) de 155 mm, qui sont des munitions à sous-munitions, principalement parce que les États-Unis étaient à court d’obus conventionnels de 155 mm. Il n’est pas clair si le MLRS ukrainien ou le Vampire tchèque ont des ogives à sous-munitions, bien que ni les Ukrainiens ni les Tchèques n’aient nié l’utilisation d’obus à sous-munitions à Belgorad.

source : Asia Times

*

Ria Novosti signale que :

«Le ministère français des Affaires étrangères a refusé de condamner les frappes des Forces armées de l’Ukraine sur Belgorod, les qualifiant de légales

Le ministère français des Affaires étrangères a refusé de condamner les tirs de missiles ukrainiens sur Belgorod, dans lesquels 25 personnes ont trouvé la mort, les qualifiant de légitime défense.

Lors du briefing quotidien, les journalistes ont demandé au ministère des Affaires étrangères d’exposer la position de Paris sur les frappes de missiles ??? avec l’emploi d’armes à sous-munitions interdites.

Mais le ministère des Affaires étrangères a ignoré la question, disant seulement que l’Ukraine exerce le droit légitime à la défense conformément à l’article 51 de la Charte de «l’ONU».

Dans l’après-midi du 30 décembre, les forces armées de l’Ukraine ont attaqué Belgorod. Selon le ministère de la Défense, ils ont utilisé des missiles aulne avec une partie en grappe et le MLRS Vampire tchèque. Les défenses antiaériennes ont intercepté la plupart des projectiles, mais plusieurs munitions et des éléments de fragmentation ont touché la ville.

Comme souligné dans le département, les troupes ennemies ont tiré dans une tentative de détourner l’attention des défaites sur le front et de provoquer l’armée russe à de telles actions.

Selon les dernières données, 25 personnes ont été tuées dans l’attaque, dont cinq enfants, et plus de 100 personnes ont été blessés. Le Comité d’enquête a ouvert une procédure pénale sur les articles «Tentative de meurtre», «Meurtre», «Détruire intentionnellement ou endommager des biens».

Dans les premiers jours de la nouvelle année, Belgorod fut de nouveau bombardé. Ainsi, dans la journée du 2 janvier, les forces armées ont tiré 24 missiles Olkha et deux missiles Tochka-U sur la ville et la région, qui ont tous été abattus par les défenses aériennes russes. Ces attaques ont causé la mort d’un civil et en ont blessé 11 autres. Et le 3 janvier, le système de défense aérienne a détruit 12 missiles : six «Tochka-U» et six obus du MLRS «Olkha». Lors du bombardement du village de Soloti, une adolescente a été blessée.

Le président Vladimir Poutine a qualifié l’attaque de Belgorod de terroriste, notant qu’il s’agissait d’une attaque ciblée contre la population civile, qui ne restera pas impunie».

source : Histoire et Société


- Source : Russie politics

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