La France peut-elle se passer d’un gisement de gaz naturel géant ?
Ce n’est pas vraiment une affaire, mais ça pourrait en être une grosse : entre Mayotte et la côte du Mozambique a été découvert un des plus grands gisements de gaz offshore au monde.
Ce gaz tombé du ciel renvoie à la Norvège des années 70 qui est devenue le pays le plus riche du monde (par tête) avec les gisements de la mer du Nord. Grâce à cela, les Norvégiens ont un fonds d’investissement quasi inépuisable (ils viennent de retirer leurs participations dans les sociétés israéliennes, génocide oblige), qui leur a permis, entre autres, de bâtir une école inégalée en termes de niveau, de matériel et d’encadrement.
Chez nous, l’école est en ruines, et les candidats du centre rivalisent de promesses pour la sauver, alors qu’ils ont amplement, eux et leurs amis, participé à sa destruction. Philipe nous ressort sa hausse salariale de 20 % sur 5 ans pour les enseignants, Attal veut un ministre de l’Éducation qui reste 5 ans en place, et Glucksmann une baisse du nombre d’élèves par classes en primaire. Rien de très nouveau et de bien intéressant puisque la solution, c’est un, le rétablissement de l’autorité dans les classes infectées de racailles, deux, l’éradication des programmes antifrançais.
Voilà pour la fabrique du crétin, chère à Brighelli. Le gaz, maintenant : on le sait, la plupart des guerres actuelles, et même depuis 1945, sont des guerres du pétrole, et depuis peu du gaz. Le conflit en Ukraine avec les sanctions occidentales suicidaires a créé une déstabilisation mondiale, et ne parlons pas du conflit irano-américain avec le détroit d’Ormuz, ce passage géostratégique.
La France, avec Mayotte, a un énorme problème migratoire, mais elle possède, virtuellement, une partie de ce champ gazier géant. Le Mozambique, bien sûr, en revendique la majorité, mais la partie mahoraise est extrêmement intéressante, et TotalEnergies est sur le coup, malgré les guerres djihadistes qui agitent toute la région. À ce propos, les milices locales sont souvent, c’est le cas en Afrique, soutenues par des services étrangers. On a la France, bien sûr, pas encore chassée totalement d’Afrique, les États-Unis, évidemment, avec leur Africom, les Chinois et les Russes, depuis peu, sans oublier les Israéliens (autour du Congo, son or et ses diamants) et les Sud-Africains. Tout se mélange, alors : politique, terrorisme, gaz, ingérences, guerres déstabilisations, massacres, c’est un autre Proche-Orient qui se dessine en Afrique de l’Est.
Une décennie après l’accord de Paris, les priorités des grandes puissances résident moins dans une réduction commune des gaz à effets de serre, mais plutôt dans des guerres d’influences pour l’exploitation de ces ressources. L’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 a rebattu les cartes du commerce énergétique mondial, obligeant les Européens à trouver des alternatives au gaz russe. Dans le Canal du Mozambique, la France doit faire avec l’influence des États-Unis, de la Russie, de la Chine ou de l’Inde. Moscou par exemple fournit dans la région "des services de sécurité et de communication en échange de ressources naturelles et/ou d’un soutien lors des votes au Conseil de sécurité des Nations unies", avait relevé en 2022 une étude de l’Institut français des relations internationale. (La 1ère)
Mais ce qui retient les Français, ce ne sont pas les shebabs locaux, affiliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique (donc Israël ou les USA), mais bien les écologistes, qui bloquent toute exploitation pour préserver les fonds marins, le corail et le poiscaille.
Le 20 août 2026, dans Le Figaro, le député Estelle Youssouffa, affilée au groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (LIOT), s’adressait aux candidats à la présidentielle de manière très directe. On lui reproche des thèses proche du RN mais elle est réaliste et parle cash : elle veut mettre tous les clandestins comoriens qui foutent la merde à Mayotte à la mer (c’est une image). Et sur le gaz, elle emmerde les écolos.
J’espère évidemment que les candidats viendront à Mayotte mais qu’ils n’utiliseront pas la carte postale du désastre juste pour faire campagne. Il faut qu’ils puissent nous donner des réponses à la hauteur du poste qu’ils visent. Que feront-ils par rapport au chantage migratoire qu’exercent les Comores ? Que feront-ils face à l’ultraviolence des mineurs qui est un traumatisme pour Mayotte et qui rend notre vie infernale ? Comment pensent-ils assurer le minimum de services publics, dans un département qui en a cruellement besoin, malgré la crise budgétaire ? Tous répètent à l’envi que les outre-mer sont une chance pour la France. D’accord, mais comment vont-ils investir dans ces territoires qui sont tous, à des degrés divers, en crise ? Quelles réponses pour leurs habitants ?
Par exemple, le canal du Mozambique, où se situe Mayotte, possède l’une des plus grosses réserves de gaz naturel du monde, et Total va en exploiter une partie. C’est une chance inouïe à laquelle notre gouvernement a tourné le dos en refusant d’exploiter les hydrocarbures en outre-mer. L’archipel pourrait contribuer à la souveraineté énergétique de notre pays et financer son développement, générer des emplois… On nous dit que les territoires ultramarins sont un poids, coûtent cher à l’Hexagone, mais on refuse d’exploiter nos richesses à cause d’une posture environnementaliste délirante. Lamentable.
On sent qu’on va voter pour elle en 2027... Déjà, en 2022, elle posait le problème sur la table, lors d’une commission parlementaire qui auditionnait Pouyanné, le boss de Total.
Total, c’est la projection de la puissance française en matière énergétique et géopolitique dans le monde. On se souvient tous de la mort de Margerie, qui a été tué en Russie, probablement par les Américains, qui voulaient couper le cordon franco-russe, comme ils ont coupé NordStream. C’était le 20 octobre 2014, juste après le lancement de la révolution de Maïdan pilotée par la CIA, mais surtout un mois après les accords de Minsk, qui étaient faits pour endormir les Russes et réarmer l’Ukraine, ce que Hollande et Merkel ont admis. Cela s’appelle préparer le terrain.
Douze ans plus tard, les médias aux ordres ne parlent plus que de guerre contre la Russie, et tout le monde s’attend à un Pearl Harbor. L’agenda est sous nos yeux (merci l’aperçu IA de Google, revu et corrigé par nos soins) :
18 mars 2014 : À la suite d’un référendum non reconnu par la communauté internationale, la Russie officialise l’annexion de la Crimée.
Avril 2014 : Des séparatistes prorusses s’emparent de bâtiments publics dans l’est de l’Ukraine et autoproclament les « républiques populaires » de Donetsk et de Louhansk.
Printemps - Été 2014 : L’armée ukrainienne lance une « opération antiterroriste » pour reprendre le contrôle de la région, provoquant des combats intenses.
17 juillet 2014 : Le vol Malaysia Airlines 17 (MH17) est abattu au-dessus du Donbass, faisant 298 victimes.
Septembre 2014 : Signature des premiers Accords de Minsk visant à instaurer un cessez-le-feu, qui restera fragile et régulièrement violé.
La France paye aujourd’hui son gaz russe plus cher parce qu’il voyage via l’Inde, et notre industrie nucléaire civile a morflé sous l’ère des socialistes, affiliés aux écologistes, qui ont fait le jeu de l’Allemagne. À ce propos, Cohn-Bendit a été un agent allemand très efficace, il a baisé ces couillons de Français qui ont voté pour lui, et roulé Jospin dans la farine franco-allemande. On pourrait gloser des heures sur le sujet, qui touche à tous les domaines ou presque.
On va s’arrêter là pour aujourd’hui, et contempler le désastre de la gauche au pouvoir, entre immigration sauvage et perte de souveraineté énergétique.
- Source : E&R












