La conclusion d’Asselineau est politique : selon lui, ce désordre pourrait finalement servir le bloc central, en permettant de renvoyer dos à dos LFI et le RN au moment où la présidentielle de 2027 se rapproche. Une lecture qu’il rapproche du mauvais passage électoral d’Édouard Philippe, déjà devancé par Jean-Luc Mélenchon dans un sondage publié cet été.
Macron organise la guerre civile LFI-RN
C’est encore le diable du Château, au moment où RN et LFI sont tous deux accusés d’antisémitisme !, qui va tirer les marrons du feu social. Les forces en présence sont les proxys des deux camps : lycéens pour LFI, flics pour RN.
Le crime ne profite ni aux lycéens (ils chient dans leur propre nid) ni à un RN doublement attaqué (BardellaGate plus nouvelle répression policière qui fait peur aux bourgeois et aux parents) ni à LFI qui croit tenir sa petite victoire à la Pyrrhus, son pouvoir de nuisance dans la rue, prélude à Mai 2027.
Oui, majuscule à mai, parce que ça va tanguer. Aujourd’hui, c’est l’avant-goût, le hors-d’œuvre.
Ça casse ou ça casse
C’est Macron, pas encore en état d’urgence mais ça ne saurait tarder (revoir octobre 2005 avec Sarkozy qui met le feu aux banlieues), qui a le doigt sur le bouton rouge. On retrouve la figure chère à Todd, un pouvoir policier, qui ne se cache plus, à l’intersection du RN (les flics votent Marine en masse) et de la Macronie. Macron, lui, n’a rien à perdre : il est déjà perdu. C’est là où au tennis on lâche ses coups, où au foot à dix minutes de la fin on envoie toute l’équipe à l’assaut, même le gardien, au risque de s’en prendre un dernier.
Le nouveau chouchou des médias pour "représenter" les lycéens n'est :
-Pas lycéen
-Membre de la campagne électorale de Gabriel Attal
-A été assistant parlementaire
-Est actuellement employé de Minerva, agence de com' macroniste présidée par Louis Jublin, conseiller d'Attal https://t.co/wp8muCxxqj
— Contre Attaque (@ContreAttaque_) October 3, 2026
Inutile de vous tartiner d’images spectaculaires de racailles insolentes destructrices, de flics qui prennent leur pied à tabasser des mômes (dont des filles, pas vraiment surarmées), avec l’émotion de gauche et de droite face à face. Ça, c’est le théâtre, certes chaud, pour la galerie.
🇫🇷 Une mère d’un lycéen FOND EN LARMES devant la police : "Arrêtez, c’est des enfants. C’est disproportionné".
https://t.co/GdKrf7chcP
— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 2, 2026
Macron, pour se maintenir au pouvoir, malgré son échec lamentable, mais voulu (dilution de la France dans l’UE et le mondialisme), a toujours joué les diviseurs, passant d’un camp (la gauche) à l’autre (la droite), parfois avec un petit tour par les extrêmes. Il a des terrains d’entente avec les deux populismes, qui encadrent le bloc central, le parti des trouillards, des non-radicalisés. Malheureusement, ce sont les temps qui radicalisent.
Nous sommes bien dans le triangle magique, avec le sauveur et les deux bases qui s’affrontent, pour ne rien gagner, pour s’entretuer, et faire gagner la pointe. Ça a été bien théorisé par Cerise, c’est le modèle du jour.
Macron est l’anagramme de chaos : chaos social, sociétal, économique, politique et géopolitique. La gauche mitterrandienne a ouvert les portes de la cage, Sarkozy a poursuivi l’œuvre antifrançaise, comme l’écrit le compte X de Kim Jong Un :
Il ne faut jamais oublier que celui qui a ouvert en grand les portes des lycées à tous ces analphabètes, qui cassent tout aujourd’hui est Sarkozy.
Avant la réforme des lycées de Sarkozy de 2009-2010, à mon époque, il y avait une sélection à l’entrée du lycée basée sur les résultats de 3e. Même avec un 11 de moyenne, on ne passait pas en 2nde générale. Du coup, même un lycée moyen de mon époque avait un niveau équivalent aux lycées privés de centre-ville d’aujourd’hui.
Cette enflure de Sarko a levé les restrictions d’accès au lycée en supprimant le barrage de 3e, selon les préconisations de Richard Descoings, le directeur gauchiste et toxicomane de Sciences Po, qui avait promu la discrimination positive à l’entrée de son école.
Comme les pires élèves de collège ont eu accès au lycée sans restriction, ces établissements scolaires, autrefois sélectifs sont devenus des trous à merde.
Il est important de rappeler que la "droite" est responsable de la dégradation de la qualité de l’enseignement, car c’est elle qui a toujours poussé à la massification. C’est sous Giscard que le collège, autrefois réservé aux bons élèves de primaire, a été massifié par la réforme du collège unique, en même temps que cette fausse droite mettait en place le regroupement familial.
La chute continue de la France dans le classement PISA était programmée dès les années 70. C’est un projet.
Messiha a alors tout le loisir d’ironiser :
Je vous présente des lycéens français. https://t.co/YGZgwYSpEL
— Jean MESSIHA (@JeanMessiha) October 2, 2026
Le chaos est aussi sociétal, avec les courtisans de l’Ancien Régime actuel qui n’ont aucune idée de ce qu’il se passe en bas. La France est vraiment fracturée de partout, même de la tête.
🇨🇵 PENDANT CE TEMPS CHEZ LES PERCHÉS... 🤦 https://t.co/L670zUpXtJ
— Pascal Laurent (@Pascal_Laurent_) October 3, 2026
Dans le lobby aussi, les assiettes sales commencent à voler ! Où est la sacro-sainte union juive ? On dirait qu’une faille droite-gauche s’est ouverte.
Je vous présente Patrick K. Avocat, il ignore la présomption d’innocence. Juif, il prend pour argent comptant le journal de Plenel. Membre de SOS Racisme,il avait comparé les camps interdits aux blancs aux groupes de paroles des déportés, il avait du s’excuser platement.Un génie.
— G-William Goldnadel (@GWGoldnadel) October 2, 2026
Macron n’a pas tout fracturé tout seul, mais il a mis des charges (comme à Notre-Dame) là où le vivre-ensemble était fragile, incendiaire, explosif. Maintenant, soit il sort vainqueur de cette pré-guerre civile, avant une éventuelle Troisième (le plan B nucléaire), soit il disparaît dans le chaos.
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François Asselineau sur le blocus lycéens : « L’objectif, c’est de créer un chaos dont ne peuvent tirer profit que les partisans du bloc central »
François Asselineau ne conteste pas la colère des lycéens. Il commence même par lui trouver de solides raisons : établissements dégradés, chauffage défaillant, enseignants absents ou nominations qui traînent. Mais pour le président de l’UPR, ce mécontentement réel n’explique pas à lui seul les violences qui accompagnent désormais certains blocages.

Le président de l’UPR alerte : « Des provocateurs sont probablement poussés par le ministère de l’Intérieur. »
Le 1er octobre, le mouvement s’est étendu dans toute la France. À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a été ravagé par un incendie que la direction de l’établissement a qualifié de volontaire, sans que son origine soit encore établie. Les images de l’établissement en flammes ont immédiatement transformé la contestation scolaire en affaire politique nationale.
François Asselineau va beaucoup plus loin. Il affirme que des « casseurs professionnels » et des black blocs seraient à l’œuvre et soupçonne derrière eux une intervention du ministère de l’Intérieur.
Il désigne également LFI, notamment après la présence très remarquée du maire de Saint-Denis Bally Bagayoko au côté des manifestants. Le Média en 4-4-2 revenait déjà sur la polémique Bagayoko, alors que l’élu revendiquait sa présence auprès des lycéens.
par Yoann - Le Média en 4-4-2
- Source : E&R












