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Vendredi, 10 Juill. 2026

Frappes au Qatar, Koweit, en Jordanie et en Irak : l’Iran, en pleines funérailles, dit stop après la récidive de Trumpanyahou

Auteur : Talal Nahle | Editeur : Walt | Vendredi, 10 Juill. 2026 - 14h50

La transition du conflit à la phase d’aveuglement stratégique et l’extension de la «ceinture de feu» vers la Jordanie et l’Irak.

1. La stratégie a consisté à aveugler l’adversaire et à détruire les réseaux d’alerte précoce au Qatar et au Koweït

Ces dernières heures ont été marquées par un changement radical dans la doctrine des représailles militaires iraniennes. Les opérations sont passées de frappes contre des installations conventionnelles à des attaques ciblant les centres de contrôle et d’alerte précoce, pour empêcher l’adversaire d’agir et retarder l’offensive aérienne américaine généralisée :

Destruction du système SBIRS sur la base aérienne d’Al Udeid au Qatar : l’armée iranienne a mené une frappe de drone de grande précision qui a touché la station au sol du système infrarouge spatial (SBIRS) à la base d’Al Udeid. Ce système, évalué à plus d’un milliard de dollars et considéré comme l’un des cinq meilleurs systèmes d’alerte précoce au monde pour le suivi en temps réel des missiles balistiques, a vu son infrastructure de secours — fonctionnant à environ 42% de sa capacité après la destruction du radar principal en février dernier — mise hors d’état de fonctionner. Cette frappe constitue une mesure punitive directe suite à la détection de quatre avions espions américains ayant décollé d’Al Udeid pour participer aux récentes attaques menées au cœur de l’Iran, ce que Téhéran considère comme une violation flagrante des protocoles de sécurité conclus avec Doha.

Destruction des radars Patriot 8.1 au Koweït : parallèlement aux frappes contre les infrastructures du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), l’armée iranienne a concentré ses attaques de drones sur les radars du centre de commandement et de contrôle du système Patriot modernisé (version 8.1) au Koweït. Outre la destruction du radar de secours, provoquant une paralysie logistique massive du réseau de défense aérienne américain sur la côte sud, ces frappes ont coïncidé avec des explosions qui ont retenti au camp d’Arifjan et à la base aérienne d’Ali Al Salem.

2. Élargissement de la «ceinture de feu» : frappe contre la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie et alertes dans les bases américaines en Irak

Le théâtre des opérations iraniennes ne se limite plus aux eaux du Golfe : il s’est étendu pour former une vaste «ceinture de feu» visant les plateformes logistiques et de soutien sécuritaire américaines dans la région :

Bombardement de la base aérienne de Muwaffaq Salti par 10 missiles balistiques : à 14 h 20 précises cet après-midi, la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a mené une attaque dévastatrice à l’aide de 10 missiles balistiques Kheibar Shekan à guidage de précision, visant le centre de commandement et de contrôle américain pour l’Asie occidentale ainsi que la base aérienne d’Azraq (Muwaffaq Salti), dans l’est de la Jordanie, d’où décollent les avions de chasse américains. Des informations ont confirmé que de violentes explosions ont frappé un complexe industriel au sein de la base, poussant l’ambassade des États-Unis à Amman à émettre un avertissement urgent à l’intention de ses ressortissants. Ces événements se sont produits alors que le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a publié une déclaration sans équivoque affirmant que cette attaque n’est que la première riposte et que toute nouvelle tentative agressive américaine exposera toutes les bases restantes de la région à des tirs nourris.

Alerte générale et frappes de drones en Irak : l’étincelle de l’escalade militaire s’est déplacée vers le territoire irakien, où des sirènes d’alerte ont retenti dans les bases Third Tawhid à Bagdad, Camp Victory près de l’aéroport et Harir à Erbil. Des sources irakiennes proches des services de sécurité ont confirmé qu’un camp appartenant aux forces séparatistes kurdes à Erbil a été touché par une frappe de précision menée par un drone. Cette opération fait partie d’une opération préventive annoncée par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) pour éliminer les points de rassemblement des groupes soutenus par les États-Unis et les sionistes le long des frontières.

3. Paralysie totale du détroit d’Ormuz et menace de recours à l’option nucléaire

Les développements militaires ont imposé des réalités concrètes et sévères à l’économie mondiale et au processus diplomatique :

Bloomberg confirme la paralysie de la navigation : Bloomberg a fait état d’un arrêt quasi total de la navigation maritime dans le détroit d’Ormuz après les attaques répétées. Soulignant la gravité de la crise, l’État du Qatar a officiellement annoncé la suspension de son projet d’accélération de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) pour éviter les répercussions du conflit maritime. Par ailleurs, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a souligné que le détroit ne sera rouvert que selon des modalités exclusivement iraniennes et ne cédera pas au chantage américain.

Menace de retrait du TNP : sur le plan politique, Ebrahim Rezaei, porte-parole du Comité de sécurité nationale au sein du Parlement iranien, a annoncé que des options alternatives au blocus du détroit d’Ormuz sont prêtes. Téhéran envisage officiellement de sortir du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et de procéder à une refonte complète de la doctrine nucléaire iranienne si Washington venait à commettre la folie d’une attaque à grande échelle, ou si le pays se sentait menacé dans son existence même. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a parallèlement mené des échanges téléphoniques intensifs avec ses homologues turc et omanais à des fins de coordination, réaffirmant l’engagement de Téhéran à exercer pleinement sa souveraineté.

4. Plans de démantèlement nucléaire et ampleur des préparatifs américano-israéliens

Des rapports des services du renseignement israéliens et américains ont confirmé que l’escalade actuelle couvre des préparatifs en vue d’une opération de plus grande envergure :

Les États-Unis étendent leurs cibles à 90 sites : la chaîne ABC et des sources gouvernementales ont révélé que la Maison Blanche — estimant qu’il existe une marge d’escalade plus importante après que le détroit a été préalablement vidé de centaines de pétroliers — a élargi à l’aube sa liste de cibles à environ 90 cibles iraniennes, soit 10 cibles de plus que lors de la vague d’hier. Les autorités américaines ont commencé à redéployer des avions ravitailleurs vers Israël et le Moyen-Orient, tandis que des vols intensifs d’avions de renseignement électronique RC-135W Rivet Joint survolent la Grèce et le Royaume-Uni en prévision d’un événement majeur.

Consultations conjointes et plan des trois sites : la chaîne de télévision publique israélienne (KAN) a rapporté que l’armée israélienne est en état d’alerte maximale, coïncidant avec des consultations directes entre Netanyahou et Trump, ainsi qu’avec une réunion d’évaluation de la sécurité présidée par le ministre de la Défense, Israel Katz. Selon certaines estimations, Tel-Aviv ferait pression sur Washington pour que des mesures supplémentaires soient prises, afin de récupérer et confisquer l’uranium enrichi dans le cadre d’une opération conjointe ciblant trois sites nucléaires différents en Iran, mais aussi de frapper les capacités balistiques et de tenter de renverser le régime. Dans ce contexte, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a vivement attaqué Ankara, avertissant qu’Israël ne permettra pas à la Turquie de menacer son existence, suite aux récentes prises de position de cette dernière lors du sommet de l’OTAN.

5. Le front libanais : le non-respect du délai accordé et l’effondrement des prétextes invoqués pour justifier les violations

Cette effervescence régionale coïncide avec le refus des perspectives politiques et militaires des autorités libanaises et révèle leur impuissance :

Jusqu’à présent, la Résistance au Liban a respecté un délai provisoire et des restrictions sur le terrain liés au déroulement des funérailles de l’imam martyr en Iran. Cependant, ce délai est sur le point de prendre fin avec l’arrivée de la dépouille de l’imam martyr à Mashhad où il sera inhumé. Sur le terrain, les drones sionistes poursuivent leurs survols intensifs de Beyrouth et de la banlieue sud afin de confirmer l’équation de l’annexe secrète. Quant au député Hussein Jishi, il a adopté une position ferme, exigeant que les autorités reviennent immédiatement sur leurs décisions criminalisant la Résistance, l’accord-cadre et la tenue de négociations directes. Il a appelé à la coopération pour repousser l’occupation, alors que le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a explicitement annoncé la création permanente d’une zone de sécurité dans le sud, sans perspective de retrait.

Conclusion

La région est officiellement entrée dans une phase de confrontation stratégique majeure. La frappe iranienne dirigée contre le système d’alerte précoce SBIRS au Qatar et les radars Patriot au Koweït a réussi à aveugler les capacités de renseignement des alliés et à perturber le calendrier américain prévu pour de nouvelles frappes.

Le recentrage des bombardements iraniens avec 10 missiles balistiques sur la base d’Azraq en Jordanie et le ciblage de destroyers américains dans le Golfe confirment que la géographie du champ de bataille ne comporte plus aucun frein tactique. Les menaces de Trump d’un blocus naval et du bombardement de 90 cibles entraîneront donc des ripostes écrasantes sur les puits de pétrole et les bases à travers toute l’Asie occidentale, accélérant l’activation de l’option nucléaire iranienne.

Avec l’inhumation du défunt à Mashhad, le délai de grâce temporaire accordé à la retenue expire immédiatement. Les fronts de l’Axe — avec en tête la Résistance au Sud-Liban — ont désormais le champ libre pour lancer des opérations d’embuscade à grande échelle le long de la Ligne jaune, tirant parti de l’usure financière et militaire de l’armée d’occupation, et anéantissant par le fer et le feu les illusions des négociations de Rome et les machinations de la clause secrète des autorités de Beyrouth.

Traduction: Spirit of Free Speech

***

CGRI : le centre de commandement et la base aérienne américains en Jordanie détruits par 10 missiles

Le Corps des gardiens de la Révolution islamique a fait part de frappes contre un centre de commandement et de contrôle américain en Asie occidentale et la base aérienne d’al-Azraq en Jordanie avec 10 missiles balistiques, dans une deuxième vague de représailles aux frappes américaines sur le territoire iranien.

Les forces aérospatiales du CGRI ont mené ces attaques jeudi à 14h20, heure locale. Ces frappes sont intervenues quelques heures après les premières opérations de représailles iraniennes contre des cibles américaines à Bahreïn et au Koweït, mercredi et jeudi.

«Dans notre précédente déclaration, nous avons indiqué que toute nouvelle agression entraînerait une extension de notre riposte à d’autres bases ennemies dans la région», a déclaré le CGRI dans un communiqué.

«Dans cette deuxième phase, nous avons mis à exécution notre menace contre les agressions de l’armée américaine, responsable de la mort d’enfants».

Le communiqué indique : «Le centre de commandement et de contrôle ennemi en Asie occidentale et la base aérienne d’al-Azraq en Jordanie ont été détruits par 10 missiles balistiques».

La base d’al-Azraq est une installation stratégique utilisée par les forces américaines en Jordanie. Le communiqué indique que de nouvelles attaques seraient menées si l’agression américaine se poursuivait : «Si l’armée terroriste américaine réitère son agression, les autres bases américaines dans la région ne seront pas épargnées».

Ce barrage de missiles fait suite à une escalade significative de la confrontation entre Téhéran et Washington, qui a débuté lorsque les forces américaines ont mené des attaques illégales et non provoquées contre ses régions côtières mercredi et jeudi.

Les médias iraniens ont rapporté des explosions dans plusieurs régions, notamment à Bandar Abbas, sur l’île de Qeshm, à Konarak, à Chabahar et à Mahshahr, des frappes ayant également touché une ligne de chemin de fer reliant Téhéran à Machhad et des ponts dans l’est de l’Iran.

Les autorités iraniennes ont annoncé qu’au moins 14 militaires et civils iraniens avaient été tués et 78 autres blessés lors de ces attaques terroristes américaines.

En représailles, le CGRI a lancé mercredi une opération massive en frappant 85 cibles militaires américaines au Bahreïn et au Koweït. Parmi les installations clés touchées figuraient Port Salman, la zone de la Cinquième flotte américaine au Bahreïn, Camp Arifjan, la base aérienne Ali Al Salem au Koweït, ainsi que les bases Juffair et Sheikh Isa au Bahreïn.

Le CGRI a également déclaré avoir abattu un drone américain MQ-9 Reaper qui tentait d’interférer dans ses opérations.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a clairement exposé la position de la République islamique d’Iran : «Si vous frappez, nous frapperons en retour. Le détroit d’Ormuz ne sera rouvert que dans le cadre d’accords iraniens, et non sous la menace des États-Unis».

La précision des missiles du CGRI et leur capacité à pénétrer profondément en territoire ennemi ne sont plus un secret. La destruction de la base d’al-Azraq, plaque tournante essentielle des opérations américaines et de la coalition dans la région, marque un point culminant dans les opérations de représailles de l’Iran.

source : PressTV


- Source : IntelSky

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