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Vendredi, 13 Févr. 2026

Trump souhaite intégrer la Chine au nouvel accord nucléaire tripolaire START ; la Russie exige l’inclusion du Royaume-Uni et de la France. Mais qu’en est-il d’Israël ?

Auteur : Alfredo Jalife-Rahme | Editeur : Walt | Vendredi, 13 Févr. 2026 - 15h06

Le traité de limitation des armements nucléaires, Start, a expiré. Il ne peut être reconduit car il ne correspond plus aux développements de l’armement nucléaire. Outre les États-Unis et la Russie, il existe aujourd’hui sept autres puissances qui devraient y participer : la France, la Chine, la Corée du Nord, Israël, l’Inde, le Pakistan et le Royaume-Uni.

Le traité START (traité de réduction des armements stratégiques) a expiré le 5 février.

Le président Poutine avait exhorté les États-Unis à prolonger le traité START d’un an, ce que Trump a rejeté. Lors de son entretien avec le célèbre animateur Tucker Carlson, Trump a déclaré souhaiter l’inclusion de la Chine dans un nouvel accord de désarmement nucléaire, reflétant peut-être l’inévitable, quoique hypothétique, nouvel ordre tripolaire États-Unis-Russie-Chine, fondé en définitive sur le concept central de stabilité stratégique. Cette stabilité « émerge lorsque deux adversaires disposent de la capacité de survie nucléaire pour une seconde frappe », lorsque « les incitations à utiliser l’arme nucléaire en premier dans un conflit sont limitées (stabilité en cas de crise) et que les incitations à développer des forces nucléaires sont limitées (stabilité en cas de course aux armements [1] ».

Quoi qu’on en dise, la stabilité stratégique fondamentale repose sur une dissuasion équivalente du terrorisme nucléaire, et c’est de cet équilibre de la terreur nucléaire que provient justement le fameux terme de dissuasion.

À 85 secondes de minuit (sic !) sur l’horloge de l’apocalypse [2], le géostratège russe Dmitri Trenin déclare que « la stratégie est basée sur la peur », alors que « voici le véritable ordre nucléaire » : « l’intimidation, aussi inconfortable que soit le terme, est le fondement de la paix entre les puissances nucléaires ».

Comment les États-Unis et la Russie géreront-ils leur compétition nucléaire stratégique dans le monde multipolaire post-START ?

Les États-Unis plaident implicitement pour un nouvel ordre tripolaire. Cela transparaît à la fois dans la Stratégie de sécurité nationale (SSN) de Trump – qui met l’accent sur la stabilité stratégique avec la Russie – [3] et dans la Stratégie de défense nationale du Pentagone, qui souligne l’importance de la stabilité stratégique avec la Chine [4]. Aujourd’hui, Trump exhorte à la conclusion d’un nouvel accord nucléaire trilatéral avec la Russie et la Chine [5], et le vice-président catholique J.D. Vance a déclaré que « les États-Unis s’efforcent de collaborer avec la Russie, la Chine et d’autres pays, qu’ils soient amis ou plus ou moins concurrents, afin de réduire le nombre d’arsenaux nucléaires dans le monde [6] ». Vance n’a pas précisé de quels pays il parlait.

Izvestia [7] souligne que « le problème principal réside dans l’éventuelle expansion du « club nucléaire ». La Russie n’est plus disposée à discuter de nouvelles limitations sans tenir compte des capacités nucléaires de la France et du Royaume-Uni. » Pourquoi les armes nucléaires clandestines israéliennes à Dimona ne sont-elles pas mentionnées, alors qu’Israël n’est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et n’est même pas inspecté par l’AIEA, qui serait désormais, selon certaines allégations, sous le contrôle du Mossad ?

Selon le Bulletin des scientifiques atomistes, « un changement majeur s’est produit depuis la signature du Traité de réduction des armements nucléaires en 1991 : l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord ont acquis des armes nucléaires ; l’arsenal nucléaire de la Chine s’est considérablement accru et il est en passe d’égaler celui de la Russie et des États-Unis ».

L’estimation de la dotation nucléaire chinoise semble hyperbolique quand on sous-estime délibérément l’arsenal nucléaire mortel d’Israël, pays malin/génocidaire/paria et épicentre de la pédophilie infantile mondiale dans la phase monstrueuse de son agent sycophante, financier et mondialiste, Epstein le Woke.

Un scénario probable réside dans l’imitation par Trump de la politique de désinformation nucléaire de son idole Ronald Reagan — qui, à travers son Initiative de stratégie de défense (IDD) de 1982, ayant conduit au faux programme de Guerre des étoiles, avait provoqué la chute de l’ancienne URSS —, et il l’imite 44 ans plus tard avec son Dôme d’or qui accélérera la sinistre course aux armements.

Trump a transmis sa proposition d’augmenter le budget du Pentagone de 50 % pour atteindre 1,5 billion de dollars, ce qui inclut le Dôme d’or et un vaste programme de modernisation de son arsenal nucléaire meurtrier. 

Traduction : Maria Poumier

Notes:

[1] « Strategic Stability in the 21st Century : An Introduction », Ulrich Kühn, Journal for Peace and Nuclear Disarmament, Volume 6, 2023, Issue 1.

[2] « It is 85 seconds to midnight », Sarah StarkeyJa, Bulletin of the Atomic Scientists, January 27, 2026.

[5] « Trump balks at nuclear limit extension, calls for new US-China-Russia deal », Mark Magnier, South China Morning Post, February 6, 2026.

[7] « Снятые обязательства : ведет ли « смерть » ДСНВ к новой гонке ядерных вооружений », Дмитрий Корнев, Владимир Матвеев, Роман Крецул, Известия, 5 февраля 2026.


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