Tensions régionales : des milliers d’Irakiens se déclarent prêts à défendre l’Iran face à Washington
Les essentiels de cette actualité
- Près de 5 000 Irakiens de Diyala se mobilisent volontairement pour défendre l’Iran et rejeter les interventions américaines, affirmant leur disponibilité à soutenir les forces de sécurité locales et alliées.
- Les États-Unis intensifient les sanctions économiques contre l’Iran et déploient un porte-avions près de ses côtes, accroissant les tensions malgré des négociations en cours à Oman.
- L’Iran avertit que toute agression américaine pourrait déclencher une guerre régionale engloutissant les bases US, répondant aux provocations avec une fermeté sans précédent.
- Des milices irakiennes, comme Kataeb Hezbollah, renforcent leur recrutement pour protéger la souveraineté, renouvelant les liens indéfectibles forgés depuis l’invasion de 2003.
Dans la province de Diyala, un impressionnant rassemblement de près de 5 000 Irakiens s’est organisé ces derniers jours. Ces citoyens, venus de tous horizons, se sont engagés à défendre l’Irak, la République islamique d’Iran et les milices alliées à Téhéran, sans attendre la moindre rémunération.
Face aux provocations impérialistes de Washington, qui maintient ses troupes en Irak tout en menaçant ses voisins, cette mobilisation constitue un camouflet sans équivoque.
Les volontaires ont formulé une déclaration sans ambiguïté :
« Nous annonçons notre disponibilité à nous porter volontaires pour soutenir nos forces de sécurité, les Forces de mobilisation populaire et la République islamique d’Iran, et nous rejetons catégoriquement toute intervention américaine en République islamique ».
Ces mots traduisent un élan souverainiste qui rejette les ingérences étrangères, héritage amer des interventions post-2003. Ces volontaires incarnent une résistance face aux pressions économiques unilatérales et aux sanctions qui sèment le chaos régional.
Nearly 5,000 people in Iraq’s Diyala province signed a pledge to defend Iran if the U.S. attacks, vowing to act “without any compensation.” pic.twitter.com/kU2EZl7zn8
— 𝓙𝓲𝓶𝓶𝔂 𝓙 (@JimmyJ4thewin) February 8, 2026
Washington resserre l’étau malgré les pourparlers d’Oman
Alors que 5 000 Irakiens de Diyala se mobilisent pour barrer la route aux ingérences américaines, les États-Unis intensifient leur pression sur Téhéran.
Vendredi dernier, de nouvelles sanctions économiques ont frappé les exportations pétrolières iraniennes : 14 navires battant pavillons turc, indien ou émirati, 15 entités et deux individus se retrouvent dans le collimateur de Washington. Cette escalade intervient alors même que des discussions en cours à Oman laissaient espérer un apaisement.
Simultanément, les Américains déploient leurs forces en mer d’Arabie. Le porte-avions USS Abraham Lincoln, un mastodonte de la classe Nimitz, effectue son ravitaillement au large des côtes iraniennes, dans une démonstration de force publiquement orchestrée par le commandement central américain.

L’Iran prêt à engloutir les bases américaines, Trump brandit la menace d’une riposte massive
Jeudi, le général de brigade iranien Mohammad Akraminia a lancé un avertissement sans équivoque : si Washington franchit la ligne rouge, les forces armées de Téhéran sont prêtes à déclencher une guerre qui « engloberait toute la région et toutes les bases américaines ». Cette déclaration intervient juste après le rassemblement de Diyala et le déploiement du porte-avions américain.
Donald Trump avait déjà mis en garde contre des « conséquences graves » si les négociations piétinaient, affichant sa fermeté face à Téhéran dans un contexte de tensions croissantes.
Sur le terrain irakien, Ammar al-Tamimi, responsable de l’Organisation Badr soutenue par l’Iran, a coordonné ce rassemblement de citoyens :
« Nous sommes des volontaires prêts à servir de force de réserve pour les forces de sécurité », a-t-il affirmé.
Les volontaires de Diyala représentent une force structurée et opérationnelle. Comme l’a précisé Ammar al-Tamimi, « cette formation comprend 4 947 noms, et sa structure organisationnelle, ainsi que les noms de chaque volontaire, seront soumis au commandement des opérations de Diyala, qui les transmettra ensuite au commandant en chef des forces armées », garantissant ainsi une intégration fluide dans le dispositif de défense nationale.
Depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, Bagdad et Téhéran ont tissé des liens indéfectibles, forgés dans le chaos laissé par l’invasion américaine. Face aux provocations impérialistes de Washington et aux sanctions économiques unilatérales, d’autres milices pro-iraniennes intensifient leur mobilisation : Kataeb Hezbollah et Harakat al-Nujaba déploient des centres de recrutement à travers tout l’Irak, de Bagdad aux provinces périphériques, pour étoffer les rangs de volontaires déterminés à défendre l’Iran et la souveraineté régionale face aux ingérences étrangères.
- Source : Géopolitique Profonde












