EpsteinGate : les médias mainstream concentrent leurs feux sur la famille Lang
Jack Lang est déjà cramé, tout le monde connaît son vice, son pedigree, ses préférences sexuelles. Les médias mainstream, qui n’osent pas pour des raisons oligarchiques internes (certains de leurs maîtres – voire grands maîtres – sont mouillés dans l’affaire) analyser avec honnêteté la nébuleuse Epstein, ont trouvé la parade : sacrifier le soldat Jack.
Il est déjà brûlé, autant le carboniser. Traduction, il va prendre cher pour les autres. C’est le coup du poulet dans La Liste de Schindler. Désigner le mort comme coupable permet de sauver le groupe.
Amon Goeth : « Qui a violé le poussin ? »
La presse, en chœur : « C’est Jack ! »
Naturellement, le commandant du camp de Plaszow n’était pas si con, mais c’est du cinéma, et ça fonctionne. La preuve, 83 ans plus tard, cette appli est toujours utilisable. C’est donc avec une délectation non feinte que la presse du jour, qui s’est toujours pincé le nez et les yeux sur le cas Lang, le balance à la foule, un bon petit lynchage qui exonère de sa malhonnêteté et de sa soumission passées. Enfin, passées, pas tant que ça. La presse mainstream va de manière forcée vers la vérité, mais avec des résistances, des blocages, des pudeurs de vierge.
Avant de vendre son âme pour la gloire et l’argent, Oprah dénonçait l'existence de cultes pédophiles sataniques d'élite pratiquant le cannibalisme et le sacrifice d'enfants dans les années 90 et 90 pic.twitter.com/z1qXsxC7sJ
— Black Bond PTV (@BlackBondPtv) February 2, 2026
Ceux qui imaginent des sacrifices humains sur l’île du Dr Epstein-Moreau (le film, pas Xavier) ont peut-être raison, peut-être tort, allez savoir, mais le sacrifice humain du jour, c’est sur le pauvre Jack, qui entraîne sa famille dans sa chute. Sa fille Caroline prend cher elle aussi, ses liens financiers et autres avec Jeffrey sont sur toutes les bouches. Elle qui disait ne devoir sa réussite qu’à son talent – LOL – vient de lâcher un fromage (elle quitte la tête du Syndicat des producteurs indépendant.
On a choisi Le Figaro, mais ça aurait pu être Le Parisien ou Le Monde. La campagne de presse anti-Lang, mais pas antijuive, juste antipédo, a commencé.

Ce vendredi, la justice américaine a en effet révélé plus de trois millions de documents concernant l’affaire « Jeffrey Epstein ». Ces quelques échanges autour du musée du Louvre et ces qualificatifs laudatifs y figurent, parmi les 685 mentions de « Jack Lang ». 963 concernent sa fille, Caroline Lang, personnalité influente du monde de la culture. Rien, parmi ces centaines d’emails, ne décrit leur participation à un « trafic sexuel », mais les mots échangés dessinent une proximité forte entre les Lang et le milliardaire américain, à la fois amicale et financière.
Pas la peine de détailler le casier de Jack, tout le monde le connaît, à commencer par les journalistes qui ont contenu ou caché ses crimes pendant des années, tout en se les racontant en petits comités. Le réseau, lui, saute aux yeux. On dispose même de l’audio de l’ex-femme de Woody Allen, qui a des doutes sur le comportement de son mari avec sa fille (adoptive) de 7 ans, qui marche « en se tenant le vagin » et qui veut dormir le soir dans le lit de maman pour se protéger.
WOODY ALLEN DANS LES FICHIERS EPSTEIN : IL A ABUSÉ DE SA BELLE-FILLE DE 7 ANS… ET IL N’A JAMAIS ÉTÉ INQUIÉTÉ
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) February 2, 2026
🇺🇸 Woody Allen, qui apparaît dans de multiples photos et documents Epstein (dîners intimes, lettres amicales où il compare la maison d’Epstein à « Castle Dracula » avec… pic.twitter.com/aei3OPIKF1
Début 2018, Woody Allen, ami proche de Jeffrey Epstein, est dans la tourmente après des accusations d’agressions sexuelles sur sa fille adoptive Dylan, âgée de 7 ans à l’époque des faits. Le 22 janvier, dans un courriel adressé au financier qui se trouve à Paris, Caroline Lang lui conseille de regarder l’émission « Quotidien » sur TMC au cours de laquelle Jack Lang doit intervenir. L’ancien ministre de la Culture y prend la défense du cinéaste victime d’un « bashing » et de règlements de comptes intrafamiliaux. « Ton père a fait du très bon travail », applaudit, le lendemain, Jeffrey Epstein auprès de Caroline Lang.
Quand Jack Lang faisait du damage control pour Woody Allen sur le plateau de Yann Barthès (Quotidien) afin de couvrir les déboires sexuels et incestueux du réalisateur, avec la bénédiction de son ami Epstein. pic.twitter.com/SUGmiikeSL
— Gabriel de Varenne (@G_deVarenne) February 2, 2026
Une famille oligarchique tombe, mais pour faire gagner du temps, couper le circuit avec les étages supérieurs, comme dans les films de mafias !
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Promesses de legs et sociétés offshore : Les liens troubles de Jack Lang avec le réseau Epstein
Les archives judiciaires concernant Jeffrey Epstein, le financier américain officiellement mort en détention en 2019, continuent de dévoiler l'étendue de son réseau d'influence. Parmi les personnalités citées figure l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, aujourd'hui président de l'Institut du monde arabe, ainsi que sa fille Caroline, productrice de cinéma. Les documents, dont une partie déclassifiée vendredi, esquissent des liens sociaux et financiers durables.

Malgré la condamnation du financier, les échanges et les faveurs ont persisté pendant près d’une décennie.
UNE PROXIMITÉ DÉRANGEANTE
Les dossiers, comprenant des milliers de courriels et de témoignages, mentionnent Jack Lang à plus de 680 reprises. Ils attestent d’une relation suivie, débutée vers 2010-2012 et ayant perduré jusqu’en 2019, bien après la première condamnation d’Epstein en 2008.
- Un réseau mondain : La rencontre a eu lieu par l’entremise de Woody Allen lors d’un dîner parisien en 2012. L’ancien ministre et le financier ont ensuite échangé des invitations : Lang convie Epstein aux 30 ans de la pyramide du Louvre en 2019 ; ce dernier reçoit Lang dans son appartement de l’avenue Foch et lui propose l’usage de son avion privé.
- Connexions financières : En 2018, Epstein verse 57 000 dollars à une association française proche de Lang pour financer un film qui ne verra jamais le jour. Les documents évoquent aussi une transaction immobilière offshore au Maroc et la création conjointe d’une société dans un paradis fiscal. Caroline Lang apparaît par ailleurs dans un testament signé par Epstein deux jours avant sa mort, comme bénéficiaire d’un legs potentiel de 5 millions de dollars.
- Un langage complice : Les échanges épistolaires témoignent d’une certaine familiarité. Après un séjour au Maroc en 2013, Lang écrit à Epstein : « Cher Jeffrey, hier, nous avons passé une journée fabuleuse (…). Ton amitié, le magnifique avion et ton extraordinaire générosité nous ont profondément touchés ».
DES ALLÉGATIONS QUI RESURGISSENT
Au-delà des fichiers Epstein, Jack Lang a antérieurement été associé à des allégations de pédocriminalité, jamais validées par la justice mais régulièrement réactivées.
- La « note RG » de 1996 : Un document non signé des Renseignements généraux, cité dans l’ouvrage La Pédocratie à la française de Jacques Thomet, évoque des « turpitudes » impliquant des mineurs lors d’un séjour à Grasse en 1988. L’auteur dénonce un silence médiatique sur ce point.
- L’affaire du Coral : En 1998, lors d’une université d’été du Front national, Roger Holeindre accuse Lang d’être mêlé à un réseau de prostitution infantile au sein d’un centre éducatif. Aucune suite judiciaire ne sera donnée.
- La tribune de 1977 : Dans Libération, Jack Lang cosigne une pétition plaidant pour le « consentement » des mineurs dès 13 ans. Il qualifiera plus tard cette signature de « connerie ».
LA DÉFENSE JUGÉE INCOMPLÈTE
Interrogé par l’AFP, Jack Lang affirme avoir été « complètement choqué » par la révélation des crimes d’Epstein. Il explique avoir été séduit par « l’érudition » du financier et jure n’avoir « rien su » de ses activités criminelles. « Si je l’avais su, j’aurais immédiatement coupé tout contact avec lui », déclare-t-il, menaçant de poursuites pour diffamation.
Cette défense s’effondre dès qu’on constate la persistance des liens bien après 2008. La création d’une société offshore en 2016, la donation de 2018 et le testament de 2019 dessinent en effet une relation active, brouillant le récit d’une ignorance plausible.
🚨ALERTE INFO
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) February 2, 2026
Caroline Lang, fille de Jack Lang, démissionne du Syndicat des producteurs indépendants après que son nom ait été lié à celui de son père dans une société offshore aux îles Vierges, révélée dans les dossiers Epstein.
Et lui, c’est pour quand ? pic.twitter.com/mmfa3a1Gpi
LA DÉMISSION DE CAROLINE LANG
La fille de l’ancien ministre, Caroline Lang, est directement nommée dans les dossiers pour la cofondation d’une société aux îles Vierges britanniques avec Epstein en 2016. S’estimant « incroyablement naïve », elle a démissionné de la présidence du Syndicat des producteurs indépendants le 2 février 2026, suite à la publication des documents. Elle affirme n’avoir eu aucune connaissance du legs testamentaire qui la concernait.
ANECDOTE (source confidentielle)
Jack Lang, directeur du Festival de théâtre universitaire de Nancy qu’il avait fondé en 1963, avait en projet une brochure en son honneur personnel. Les ouvriers de l’imprimerie avaient reçu l’ordre d’ajouter aux quatre couleurs habituelles une cinquième couleur « or » pour contribuer à la magnificence de Jack. Appelé en 1972 par Georges Pompidou pour diriger le Théâtre national de Chaillot, Jack Lang avait abandonné le projet devenu inutile. Histoire de se rattraper, il avait envisagé un film (hagiographique lui aussi) : « Jacques Lang, la traversée du siècle ». Il avait été tourné à partir de mars 2019 et produit par la Compagnie du Belvédère domiciliée 41 rue du Four, Paris VIe, domicile de Serge Moati — le même qui devait filmer deux ans après Mitterrand, rose à la main, visitant ses illustres prédécesseurs au Panthéon. Quelle déveine ! le film n’est jamais sorti après la mort de son commanditaire Jeffrey Epstein. La prudence a prévalu.
- Source : E&R













