Les piaillements de Mediapart contre Bardella
La pleurniche de Caroline Fouteau, présidente et directrice de la publication de l’officine de chantage éditorial Mediapart – l’agent US Edwy Plenel ayant pris sa retraite –, nous a bien fait rire.
Pas parce qu’elle émane de la gauche culturelle médiatique, mais parce qu’elle se chiffonne à l’idée qu’on puisse la viser, la critiquer, et lui faire subir le sort qu’elle inflige à tous ses adversaires politiques.
Bardella a produit un petit montage pour se moquer de l’islamo-gaucho-terrorisme de Plenel, et tout de suite, les grands chevaux. Mais chevaux de labour, tant cette sortie de la présidente est mal venue. Alors qu’il suffisait d’un peu d’humour.
On sait tous que Mediapart choisit ses cibles, et, en ce sens, est un média partial. Nous aussi, mais nous, on l’assume, et ne joue pas à l’impartialité, la main sur le cœur. Par exemple, ce média joue les officines de chantage dans le cadre de MeToo, c’est assumé. Cependant, Mediapart choisit ses cibles, si posssible de droite, ou prorusses, sinon fascistes, mais il y en a peu, si peu qu’il faut les fabriquer.
Sur le dossier du viol ou de la pédophilie, pour ne prendre que celui-là, Mediapart oublie les grands pédos de l’oligarchie de gauche, et ça, c’est ballot. On pourrait croire que ce sujet est dépolitisé, en ce sens qu’il concerne nos enfants, les familles... Eh bien pas du tout : il y a les bons et les mauvais pédos, visiblement.
Il est facile de taper sur Morandini, qui est tellement obsédé qu’il demande à des ados, qui conservent tout sur leur mobile, de se mettre à poil. C’est dire à quel point il est submergé par son vice. Naturellement, il a Bolloré derrière, donc taper sur Morandini c’est viser Bolloré, et là, politiquement, ce coup de billard à deux bandes peut se comprendre.
La reine Sonia Mabrouk, parfaite comme d’habitude.
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) January 20, 2026
Implacable !
Le socialiste Guedj a essayé de la coincer et il s’est pris une belle leçon. 👏🏻👑 pic.twitter.com/5Vdml7eK2Z
Mais comment expliquer que des dossiers de viol de chanteurs de gauche, célèbres, et plus ou moins communautaires, n’aient pas été traités par Mediapart ? Un oubli ? Ou alors une gêne, la gênance, un dossier cringe ? C’est là où le bât blesse, et où on comprend les limites de l’info Mediapart, qui a quand même le mérite d’exister... sur les cendres du Canard enchaîné. Une officine en remplace une autre...
Par exemple, ceci est un faux : la voix de Mel a été reprise par IA.
Mel GIBSON affirme que des israéliens sont derrière les incendies en Patagonie. Il explique que certains d'entre-eux tentent de s'accaparer des terres afin d'en faire un "refuge" en cas de conflit majeur entre Israël et l'Iran (celui-ci pouvant dégénérer en 3ème guerre mondiale) https://t.co/cax9vTYQwo
— Arpège LA (@ArpegeLA1931) January 19, 2026
On le sait, ça a été vérifié, pas la peine d’en faire un plat. Mediapart a peur que le RN passe au pouvoir en 2027, il ne devrait pas. D’abord parce que ce RN est de droite et sioniste, et que Mediapart est de gauche et sioniste. Donc un terrain d’entente est possible, on pourrait même parler d’opposition contrôlée, de couple de théâtre.
Cependant, Bardella et Marine sont persécutés par la « justice » qui travaille pour le pouvoir profond, dont Mediapart est le volet médiatique sur Internet : c’est ce pure player qui a balancé l’affaire des emplois fictifs du RN en 2013, un dossier qui ne pèse pas plus lourd que l’affaire Fillon, montée de toutes pièces par le Canard et la gauche pour éliminer Fillon et faire élire Macron en 2017. Juste un peu de cash pour les députés européens qui ont autre chose à foutre que siéger à Strasbourg, rien de grave. On n’est pas dans le viol pédophile ou l’assassinat commandité !
Mediapart ne devrait pas craindre ce fascisme de pacotille, puisque Le Canard enchaîné, dès l’élection de Mitterrand, a perdu beaucoup de lecteurs et d’influence. Les troupes de Caroline Fouteau et Edwy Plenel risquent d’augmenter encore leurs marges en cas de victoire de la droite. C’est tout bénef, le fascisme !
La lutte antifasciste, c’est aujourd’hui le seul argument idéologique et le seul angle d’attaque de la gauche, qui a perdu quasiment sur tous les plans : économique, culturel, médiatique (écoutez l’Alloncle aligner Morel et Legrand), et bien sûr politique.
François Morel, humoriste sur France Inter, a qualifié les journalistes de L’Incorrect de « fils de putes » et « d’enculés ».
— Charles Alloncle (@CHAlloncle) January 17, 2026
Lors de son audition du 18 décembre dernier, Thomas Legrand a pourtant salué la qualité et la finesse de cette chronique, allant jusqu’à remercier son… pic.twitter.com/ozifQE4yH2
La Rédaction d’E&R
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Contre l’information, Bardella au service du faux
À quelques semaines des élections municipales, le patron du RN a franchi un cap en fabriquant un deepfake pour salir Mediapart. Nous condamnons ces méthodes indignes, qui installent notre pays dans l’ère trumpiste du mensonge contre le droit de savoir.
L’extrême droite a un problème avec les médias, ceux en tout cas dont le métier est d’informer le public au nom de l’intérêt général. Ça n’est pas nouveau : cela fait partie de son logiciel idéologique anti-démocratique.
Ses efforts pour « se normaliser » n’aveuglent que celles et ceux qui le veulent bien. Aussi, quand ses méthodes abjectes resurgissent, nous ne sommes pas surpris·es.
Jordan Bardella, le président du RN, n’a pas apprécié d’être interrogé par une de nos journalistes, le 12 janvier, lors de ses mal nommés « vœux à la presse ». Il aurait pu faire œuvre de transparence, en répondant à ses questions sur les candidatures problématiques de son parti aux élections municipales – nous en avons identifiées une douzaine, épinglées pour des propos racistes, antisémites ou homophobes, ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux.
Attaqué en conférence par à @DechirSamia une journaliste de @Mediapart, @J_Bardella riposte :
— Gabriel BOYER (@BoyerGabriel042) January 12, 2026
"Ca ne vous dérange pas de travailler pour Edwy Plenel qui a soutenu les terroristes palestiniens qui ont assassiné 11 athlètes israéliens à Munich en 1972" pic.twitter.com/5NLzS6okRr
Mais il a préféré s’en prendre à notre journal, qui a révélé, en 2013, l’affaire des assistants parlementaires du FN au parlement européen, qui vaut aujourd’hui à Marine Le Pen de jouer son avenir politique devant les tribunaux.
« Pourquoi vous avez salarié M. Meurice, qui se produisait à La Main d’or, dans le théâtre de Dieudonné ? Et M. Plenel qui soutient le terrorisme ? », assène-t-il. L’humoriste, collaborateur de Mediapart pendant un an, a déjà expliqué avoir joué quelquefois dans ce théâtre sans connaître personnellement Dieudonné et avoir assisté « comme tout le monde à sa dérive antisémite ». Quant à notre cofondateur, qui ne dirige plus le journal depuis mars 2024 contrairement aux insinuations de Jordan Bardella, il a eu l’occasion de récuser fermement l’écrit qui lui est reproché, un article sur les attentats de Munich de 1972, publié 36 ans avant la création de Mediapart.
Cette stratégie de la diversion fonctionne à plein régime : plutôt que de lui demander des comptes sur les « brebis galeuses », ses followers, sur les réseaux sociaux, transforment l’attaque verbale d’un homme en harcèlement massif à base d’insultes en tout genre, parmi lesquelles des injures discriminatoires à l’encontre de notre journaliste Samia Dechir.
Et cela ne s’arrête pas là. En connaisseur d’Antonio Gramsci, penseur et militant communiste que l’extrême droite a éhontément pillé, le président du parti fait le choix, quelques jours plus tard, de relancer la « bataille culturelle ». Son obsession antidémocratique le trahit : le 18 janvier, il publie une vidéo associant une image fabriquée de toutes pièces d’Edwy Plenel à l’idée qu’il se fait du terrorisme (un homme grimaçant portant un keffieh). Pour faire croire à son stratagème, il diffuse un deepfake, c’est-à-dire un faux.
En démocratie, la critique, encadrée par la loi sur la liberté de la presse de 1881, est libre, et nous nous en félicitons quotidiennement, pour les citoyen·nes et pour nous-mêmes. La manipulation et la falsification, via l’intelligence artificielle (IA), par un personnage public aspirant aux plus hautes fonctions de l’État, pour faire d’un journaliste, et par ricochet, d’un média, un ennemi public est en revanche intolérable.
Mediapart, l’agence de com de la gauche oligarchique...
- Source : E&R















