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Vendredi, 24 Mai 2024

Avec la victoire de Pellegrini aux élections présidentielles, la Slovaquie s’oppose résolument à la poursuite du conflit en Ukraine

Auteur : RT (Russie) | Editeur : Walt | Lundi, 08 Avr. 2024 - 12h55

Peter Pellegrini a remporté le deuxième tour des élections présidentielles slovaques, le samedi 6 avril au soir, avec 53,12% des suffrages, contre 46,80% pour le candidat pro-européen Ivan Korcok. Comme son allié le Premier ministre Robert Fico, Pellegrini appelle à des négociations avec Moscou pour mettre fin au conflit en Ukraine.

«Je ferai tout pour que, que cela plaise ou non, la Slovaquie reste du côté de la paix et non du côté de la guerre» a déclaré Peter Pellegrini lors de son discours retransmis par la chaîne de télévision RTVS le 6 avril au soir.

Remerciant les citoyens slovaques pour leur confiance, l’allié du Premier ministre Robert Fico, opposé lui aussi au soutien militaire à l’Ukraine, a promis de toujours défendre les intérêts du pays.

Pellegrini, qui prendra donc ses fonctions le 15 juin prochain, a été élu avec 53,12% des suffrages, contre 46,80% pour le pro-européen et ancien ministre des Affaires étrangères Ivan Korcok. Le taux de participation s’est élevé à 61,12%. L’actuelle présidente, Zuzana Caputova, l’a félicité pour sa victoire.

Bien que ses pouvoirs soient limités, le président ratifie les traités internationaux, nomme les principaux juges. Il est aussi commandant en chef des forces armées. Celui-ci peut également opposer son veto aux lois adoptées par le Parlement.

La Slovaquie a besoin de «sérénité», selon Pellegrini

Le débat sur le conflit en Ukraine a été au cœur de la campagne électorale dans ce pays de 5,4 millions d’habitants, membre de l’UE et de l’OTAN. Depuis octobre 2023 et la victoire de Robert Fico aux élections législatives, Bratislava appelle à la paix avec Moscou, interrompant son soutien militaire à Kiev.

Critique virulent du gouvernement, Ivan Korcok, estimait de son côté que la Fédération de Russie avait violé le droit international et que l’Ukraine ne pouvait perdre ses territoires. Pellegrini, durant sa campagne, a quant à lui fait valoir que la Slovaquie avait besoin de «sérénité».

Il est devenu député du parti en 2006 et a pris le poste de secrétaire d’État aux Finances en 2012. Il a par la suite occupé le poste de ministre de l’Éducation en 2014 avant d’être nommé président du Parlement la même année. Il était devenu Premier ministre après le renversement de son allié Robert Fico 2018.

***

Les Slovaques vont-ils devoir revoter (mieux) ?

Prologue

En mai 2005, beaucoup d’Européens, surtout les Français, votent mal : 55 % pour le non à une constitution européenne, soit l’effacement programmé de la constitution française.

Sarkozy les entubera 2 ans plus tard grâce au traité de Lisbonne, qui fera passer la nouvelle souveraineté européenne en douce par-dessus la souveraineté française.

Autant dire que la France a été vendue pour une bouchée de pain à l’entité européiste.

Un quart de siècle après le premier coup de poignard de Maastricht (1992), le second sera fatal à la France. Aujourd’hui, les Français, avec le chômage, la paupérisation, l’immigration, la dette, l’inflation et la guerre, payent au prix fort cette trahison des élites.

***

Par une ironie de l’histoire, il semble que certains peuples aient compris le piège européiste. La Slovaquie, pays faisant pourtant partie des fameux 27, a voté pour la Russie et contre l’Europe, si l’on en croit les éditorialistes, c’est-à-dire les propagandistes ou orienteurs d’opinion des médias mainstream. À 54 % contre 46 %, grosso modo, les Slovaques ont élu à leur tête un « populiste », Pellegrini, battant le diplomate pro-UE Korcok.

Aussitôt élu, Pellegrini a prononcé deux mots qui font mal aux oreilles de l’oligarchie européiste : intérêts « nationaux », et « paix » plutôt que guerre. Ce qui en fait d’emblée un poutinien, selon les bruxellistes.

Fico, le Premier ministre allié et inspirateur de Pellegrini, avait déjà pris ses distances avec Kiev, c’est-à-dire l’OTAN, l’UE et le Pentagone. En conséquence, la Slovaquie avait refuser de soutenir l’Ukraine financièrement et militairement, sur la ligne du Hongrois Orbán.

"Il [Korvok] a aussi reproché à son adversaire « une campagne non transparente ». « Il s’avère qu’il est possible de devenir président de la République slovaque en propageant la haine », a-t-il lancé, reprochant à Peter Pellegrini et à son camp de l’avoir présenté lors de la campagne électorale comme un « candidat de guerre », favorable à l’engagement de la Slovaquie dans le conflit en Ukraine". (Le Monde)

Le paradoxe, dans cette campagne, c’est que le perdant a accusé le gagnant de propager « la haine », alors que Pellegrini se fait le garant de la paix. On est bien en régime orwellien, avec les européistes.

France 24 contient sa rage démocratiste

E&R


- Source : RT (Russie)

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