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Mardi, 18 Juin 2024

Après les taxis de la Marne : les trottinettes d’Odessa

Auteur : Modeste Schwartz | Editeur : Walt | Jeudi, 09 Mars 2023 - 00h01

Une vidéo devient virale, montrant des agents recruteurs de l’armée ukrainienne traversant Odessa sur leurs trottinettes de combat. Car ce n’est pas le moindre des combats que mène actuellement l’héroïque régime de Kiev : trouver des hommes entre 18 et 60 ans, qui soient encore en vie, pas encore estropiés et toujours en Ukraine, et les convaincre – généralement par la force – d’aller prendre leur place dans la file d’attente qui piétine à l’entrée de l’abattoir humain organisé dans Bakhmout par l’efficace Prigojine.

Et, comme, depuis le début du conflit – de l’aveu même de la Cour des Comptes française – 7 millions de citoyens ukrainiens (soit plus du double du nombre de ceux qui ont voté pour Volodymyr Zelensky au deuxième tour des élections présidentielles de mai 2019) ont d’ores et déjà quitté leur héroïque pays, comme on peut évaluer à un demi-million le nombre des morts et des blessés, et que les rares enthousiastes du projet néonazi bandériste sont pour la plupart morts il y a presque un an à Marioupol – c’est dire si l’embrigadement zelenskyste se heurte à plus de difficultés sur place que sur les plateaux de LCI.

Crépuscule des dieux kiéviens : la charge des trottinettistes

Et ce, notamment à Odessa, « ville ukrainienne » où une population presque intégralement constituée de barbares russes attend patiemment l’invasion d’une armée… de barbares russes.

C’est pourquoi il faut avoir recours aux grands moyens : intégrées de facto à une armée otanesque fière de ses tanks verts, les troupes du pianiste de Kiev semblent avoir monté un bataillon « Anne Hidalgo » de commissaires politiques veillant à la fois sur l’engagement patriotique et sur la neutralité carbone de la population restante – preuve que mes angoisses récentes concernant l’avenir du SNU n’étaient pas forcément si délirantes que ça.

Et, quand le dernier adolescent ukrainien aura été précipité dans la fournaise du Volksturm, ce bataillon Anne Hidalgo pourra toujours, face aux T72 de Choïgou, reproduire les prouesses équestres des cadets polonais à Krojanty – dont les cadavres accumulés, conformément à une légende due à un correspondant de guerre italien, auraient ralenti la progression de panzers allemands en septembre 1939. A l’époque, la propagande de guerre polonaise était friande de ce genre d’histoires, censées rendre plus supportable l’attente d’un débarquement britannique salvateur… que la Pologne, aujourd’hui, attend toujours…


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