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Vendredi, 12 Juill. 2024

Les troupes françaises auraient été vues hier à Odessa

Auteur : Tsargrad TV (Russie) | Editeur : Walt | Mercredi, 12 Juin 2024 - 13h56

«L’entrée des forces de l’OTAN par la mer Noire» : les Français ont débarqué en avance à Odessa. Impossible de prendre d’assaut la ville. Analyse

Cette affaire est à suivre pour pouvoir le confirmer ou l’infirmer. L’article est a priori de source crédible. Il est possible de douter du bien-fondé des affirmations qui vont suivre et de la photographie du «bus français» qui est montrée.

L’article nous apporte cependant des éléments intéressants sur la conduite de la guerre entre l’OTAN et la Russie en Ukraine.

Bertrand Hédouin

*

Un analyste militaire a expliqué pourquoi l’assaut de Nikolaev et d’Odessa était impossible. On apprend également qu’il est prévu de créer des bases de l’OTAN dans certaines villes balnéaires de la mer Noire pour former et fournir aux pilotes des F-16 tout le nécessaire.

Nous touchons là à «l’entrée des forces de l’OTAN en Ukraine par la mer Noire». Les Britanniques n’ont pas encore fait le pas, comme promis, alors que les Français, eux, seraient arrivés plus tôt que prévu. Des habitants de la ville ont remarqué par hasard leur présence, il existerait des preuves.

Plus tôt, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la prise du contrôle de Kharkov n’était pas prévue. Cela n’est pas une nécessité actuellement pour les troupes russes. À l’heure actuelle, les soldats russes créent une zone tampon pour protéger les villes russes de l’autre côté de la frontière (Belgorod, Koursk) des tirs de missiles des forces du régime de Kiev.

Notons qu’il y a quelques heures, Ramzan Kadyrov, le chef de la République de Tchétchénie en Fédération de Russie, a déclaré que le bataillon Akhmat avait pris le contrôle du village de Ryjevka, juste à la frontière de la région de Koursk, dans la direction de Sumy.

L’ennemi ne confirme pas ces données, mais signale une grande accumulation de l’armée russe à la frontière. La présence de nombreux militaires indique l’ouverture d’un nouveau front, ce qui signifie que l’ennemi va probablement se retrouver encerclé.

Cependant, le plus inquiétant concerne les villes que le président n’évoque pas, Nikolaev et Odessa, qui donnent à l’Ukraine l’accès à la mer Noire.

À gauche, la Moldavie et la Transnistrie entourée avec Tiraspol pour capitale, au centre sur la mer Noire les villes d’Odessa et de Nikolaïev, plus à l’Est Kherson puis la Crimée

Assaut impossible

Dans une interview accordée à la chaîne YouTube «Vos nouvelles», l’expert militaire Mikhaïl Onufrienko a déclaré qu’il était tout simplement irréaliste de prendre d’assaut Odessa et Nikolaev.

«Depuis que nous avons abandonné la tête de pont sur la rive droite du Dniepr, que nous avons laissé la ville de Kherson.

Débarquer depuis la mer Noire dans les circonstances actuelles avec la présence des mines et les tirs de missiles n’est pas réalisable. Y envoyer un Il-76 et larguer des troupes aéroportées ? La défense adverse est bien en place et notre bataillon serait immédiatement éliminé», indique l’expert.

En outre, l’analyste parle de l’impossibilité de passer le Dniepr car, alors, «il faudrait attaquer à coups de baïonnettes la côte qui est de 40-50 mètres plus élevée que la rive orientale».

Que faire ? Abandonner les ports historiques, les chantiers navals où les meilleurs navires de notre flotte de la mer Noire ont été construits, et les laisser non seulement à l’Ukraine, mais surtout à l’Occident, mettant par là en péril la sécurité de la Russie ? Sachant qu’au regard de ses tuteurs, Kiev ne peut accepter la perte de la Crimée, indique le chroniqueur de Tsargrad, Andreï Revnivtsev.

Selon des journalistes de la chaîne «À quoi ressemble le futur», la Grande-Bretagne prévoit cet été d’annoncer officiellement le transfert de deux divisions en Ukraine.

Les bases britanniques ont été préparées à Odessa, dans la région de Kiev et à Lvov. Tout cela est fait, formellement, pour le soutien des avions F-16 et de la défense anti-aérienne. Ces bases sont liées à la stratégie qui ne date pas d’hier de frapper la flotte russe de la mer Noire. Pour l’OTAN, entrer dans la mer Noire reste une priorité.

Le 14 mars 2024, le quotidien français Le Monde, en citant ses sources, a indiqué que Paris élaborait depuis l’été dernier un plan visant à envoyer des militaires à Odessa. De plus, des informations indiquent que les troupes seraient envoyées dès que l’armée russe atteindrait Kiev ou Odessa.

Si, pour le moment, nous n’avons pas encore de nouvelles des Britanniques, en revanche, les Français sont arrivés à Odessa plus tôt que prévu. Les habitants d’Odessa ont publié une photo d’un bus où l’on voit l’immatriculation française et des symboles des formations nationalistes des forces armées ukrainiennes. Il aurait été repéré le 10 juin à Odessa sur le Boulevard de France en direction de la comédie musicale.

L’analyste et expert militaire Sergueï Prostakov a déclaré à Tsargrad que d’un point de vue stratégique en géopolitique, la Russie devrait d’abord se préoccuper de la sécurité du bassin de la mer Noire. Sans la prise de contrôle de tout le Nord de la mer Noire, depuis l’embouchure du Danube jusqu’à l’embouchure du Dniepr, ce ne serait pas possible.

Odessa est l’une des trois villes-clés pour pouvoir contrôler aujourd’hui l’Ukraine, avec Kiev et Dniepropetrovsk. La ville est très importante car les forces armées ukrainiennes y sont approvisionnées en matériel militaire par les pays de l’OTAN par voie maritime. Elle est également importante pour l’économie du pays et pour ses nombreux réseaux criminels grâce auxquels Kiev et, plus encore, ses parrains étrangers s’enrichissent, estime l’expert.

Prostakov ajoute qu’en raison de sa position géographique, Odessa permet de faire pression sur la Crimée. L’OTAN rêve toujours de l’occuper et ainsi de renforcer ses positions en mer Noire.

De manière générale, la question du contrôle de la côte de la mer Noire pour l’Occident est beaucoup plus importante que, par exemple, le Donbass. Dans ce cadre, les élites occidentales peuvent, à juste titre, considérer Odessa comme une prise plus importante que Kiev. On rêve de la contrôler à Washington, à Paris comme à Londres.

Les pouvoirs à Moscou, qui ont été trompés à plusieurs reprises par leurs «partenaires irrespectueux» de la manière la plus sournoise qui soit, seraient prêts à leur faire un aussi beau cadeau ? Ce n’est pas très évident.

Dans cette même interview, Onufrienko remarque que si la Russie voulait se réconcilier avec l’ennemi, elle pourrait alors «tenter de mener une offensive peu sensée en direction de la Transnistrie». De toute évidence, pour renforcer sa position dans les négociations.

Quand l’objectif est de liquider le régime nazi sur le territoire d’Ukraine, pourquoi devrait-on passer par Dniepropetrovsk ? Nous pouvons avancer à partir de la région de Koursk, remarque l’analyste.

En effet, en se souvenant de la Seconde Guerre mondiale (ou de la Grande Guerre patriotique pour les Soviétiques), en avril 1944, les troupes soviétiques ont combattu les fascistes pendant deux semaines en banlieues d’Odessa, mais elles ne pouvaient pas entrer dans la ville.

La côte de la mer Noire et le port avaient été renforcés au maximum par les forces nazies qui appelaient Odessa la «forteresse du Führer» et avaient promis de la protéger jusqu’au dernier soldat. Néanmoins, brisé par des attaques constantes depuis la mer et l’air, l’ennemi a finalement préféré fuir plutôt que de pourrir vivant lors du siège.

Pendant leur fuite, les fascistes ont miné la ville et le barrage. Ils voulaient faire exploser Odessa et l’inonder, mais les forces clandestines les en ont empêchés. Les troupes du front Ukrainien-3 ont libéré la ville en causant un minimum de dégâts. Même le célèbre bâtiment de l’Opéra est resté intact.

Ainsi, les propos du commandant des forces «Akhmat» ne visent pas à reprendre avant l’heure les forces de l’armée fasciste sur des positions peu avantageuses pour les forces russes, mais sont une lecture moderne de l’expérience de nos glorieux ancêtres qui nous mènera forcément à la victoire.

***

Des mercenaires pourraient être à bord des avions de combat Mirage 2000-5

par Observateur Continental

«C’est le pilote dans le 2000 qui fera la différence et c’est là que sera son point faible».

Des pilotes mercenaires pourraient voler à bord des chasseurs Mirage 2000-5, que la France va transférer à Kiev, car la formation des pilotes ukrainiens peut ne pas donner des résultats, a déclaré Cyrille de Lattre, analyste géopolitique et stratégique, expert aéronautique, annonce l’agence de presse russe TASS.

«Cela ne changera rien si ce sont bien des Ukrainiens à bord. Cela compliquera les choses si ce sont des pilotes étrangers et expérimentés qui seront à bord. Et, je ne miserai pas sur le fait qu’ils ne seront pilotés que par des Ukrainiens. Je n’exclue absolument pas le fait que des pilotes mercenaires soient aux commandes, comme cela pourrait être le cas pour les F-16, j’en ai aussi déjà parlé à plusieurs reprises», a-t-il pointé.

«La plupart des pilotes ukrainiens avec expérience sont morts au combat, ceux que la France forme sont de jeunes pilotes, le niveau d’anglais est faible, et la machine est complexe. Leur formation qui se déroule en partie sur la base aérienne 120 Cazaux comporte plusieurs modules, d’une part une remise à niveau en anglais, ensuite une partie théorique et pratique sur Pilatus PC-21 puis un passage sur Alpha Jet et enfin sur F-16, soit sur Mirage 2000-5. J’en avais déjà parlé l’année dernière. Je sais que, en ce qui concerne la France, leur formation est quelque peu calquée sur celle des pilotes français mais dans une version très light et pas forcément sur l’ensemble du domaine de vol et d’utilisation de la machine. Tout dépend de ce que les Ukrainiens veulent faire avec cet avion qui est un chasseur et pas un bombardier comme Mirage 2000 D. Malheureusement, je pense que ces jeunes pilotes, la vie humaine est toujours précieuse, n’auront presque aucune chance face à la supériorité aérienne russe», a-t-il ajouté.

Selon lui, il ne faut jamais sous-estimer son ennemi. «Comme je l’ai dit, la machine est une bonne machine, l’armement air-air, qui va dessus, n’est pas mauvais. C’est le pilote dans le 2000 qui fera la différence et c’est là que sera son point faible, s’il s’agit bien de pilotes ukrainiens avec une très faible expérience au combat et sur la machine. S’il s’agit de pilotes mercenaires ou français démilitarisés sous uniformes ukrainiens, cela compliquera la tâche, car ils seront opérationnels sur l’ensemble du domaine de vol de la machine et des techniques de combat», a-t-il avancé.

Le 6 juin, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré dans une interview à TF1 et à France 2 que Paris envisageait de se mettre d’accord sur le transfert de chasseurs Mirage 2000-5 à l’Ukraine et commencerait à former les pilotes ukrainiens cet été. Il a précisé que la formation des pilotes durerait cinq à six mois et a admis que la livraison d’avions pourrait commencer à la fin de cette année. Le nombre exact de chasseurs susceptibles d’être transférés sera déterminé ultérieurement. Le dirigeant français a ajouté que Paris discutait actuellement de la création d’une autre «coalition» sur la question avec des partenaires «dont il n’est pas prêt à nommer le nombre définitif» pour l’instant.

source : Observateur Continental


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