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Lundi, 15 Août 2022

Au Prado, les artistes s'exercent à la copie...

Auteur : | Editeur : Admin | Mardi, 29 Janv. 2013 - 18h23

Pinceaux et palette multicolore en main, l’artiste chinois Yang Feiyun met la touche finale à sa dernière œuvre : un portrait du roi espagnol Philippe IV.


Un œil peu exercé n’aurait aucune chance de faire la différence avec l’original signé du maître espagnol Diego Velazquez, exposé à quelques mètres de là dans une galerie du musée madrilène du Prado.«Toute ma vie, j’ai peint, depuis que je suis enfant, et Velazquez est un maître. Il est connu jusqu’en Chine pour la profondeur de son œuvre», explique Yang.

Artiste respecté en Chine, où il dirige la section de peinture à l’huile à l’Académie des beaux-arts de Pékin, il est venu en Espagne à la tête d’un groupe de 17 autres peintres. Leur mission: réaliser des copies de quelques-uns des joyaux de la peinture à l’huile européenne et les rapporter chez eux, où ils seront exposés avant de servir à leur tour de modèle à d’autres artistes chinois.


«Notre but est d’apprendre et d’utiliser ces travaux comme du matériel pédagogique», ajoute Yang. «En Chine, la tradition de la peinture à l’huile n’est pas ancienne, tout juste une centaine d’années. Nous sommes dans une période d’apprentissage.»


Dans d’autres salles du grand musée espagnol, aux murs chargés de chefs-d’œuvre du Titien, de Rubens, de Goya et du Greco, les compagnons de Yang travaillent tranquillement à leurs copies sous l’œil curieux des visiteurs.


Guo Zhangzheng est occupé à reproduire, en plus petit, le Portrait équestre de Charles Quint à Muehlberg, une œuvre d’environ trois mètres sur trois signée du Titien et datant de 1548.
Les artistes chinois, venus de l’Académie des beaux-arts de Pékin et d’autres écoles semblables, doivent passer deux semaines à Madrid, chacun devant réaliser une copie de deux tableaux de la collection du Prado.


À leur programme pour la première semaine, Les trois grâces de Rubens et Le trois mai, l’un des tableaux les plus célèbres de Goya.


«Quand je suis dans un musée face aux originaux, j’ai toujours envie de les copier ou d’en faire ma propre version», raconte Sun Wengong, un artiste de 47 ans occupé à reproduire le portrait de Francisco de Goya réalisé en 1826 par Vicente Lopez.


À ses pieds est posée sa palette barbouillée de couleurs, ressemblant à celle que tient le maître sur le tableau. «Être ici à copier des chefs-d’œuvre est le meilleur apprentissage possible, confie-t-il. Se retrouver en face des originaux, cela permet d’avoir un contact plus direct, plus vrai, avec les artistes.»


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