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Lundi, 27 Mai 2024

France – Algérie : l’arroseur arrosé

Auteur : Modeste Schwartz | Editeur : Walt | Lundi, 06 Mars 2023 - 19h13

Ancienne métropole coloniale de l’Algérie, la France du mari de Brigitte se laisse aujourd’hui dicter des conditions d’autant plus dures qu’elle a entre-temps sombré dans l’idolâtrie des droits de l’homme. À l’époque de l’expansion coloniale, il n’était pas rare que les conquérants occidentaux, pour faciliter leurs progrès, exploitent les rivalités ataviques des roitelets pigmentés de l’ère précoloniale.

Deux siècles plus tard, revoici ce même Occident, grosse masse de consommateurs stériles et féminisés, obligé d’inventer un « crime d’agression contre l’Ukraine », pour justifier une pseudo-guerre mondiale, elle-même inexplicable en dehors des rêveries décroissantes d’une kleptocratie sénile en proie aux ravages d’un nouveau chamanisme climatique.

Et voici l’Algérie et le Maroc, héritiers pseudo-nationaux (au sens de la « pseudomorphose culturelle » de Spengler) desdits roitelets, jouant désormais au même jeu face à l’ancienne métropole coloniale, affaiblie par sa propre dégénérescence.

Lundi 6 février, la militante Amira Bouraoui avait quitté Tunis pour Lyon

Grandeur et décadence de la « diplomatie des droits de l’homme »

Le Maroc ayant d’ores et déjà fait comprendre au mari de Brigitte et à la clique de Bruxelles que ce n’est certainement pas en l’accusant de « corruption » qu’on risque de réussir à le ramener à un état de mineur sous tutelle, Macron, dans l’espoir de ne pas finir totalement tricard au sud de la Méditerranée, n’a plus qu’à se tourner vers son rival régional, l’Algérie, aussi courtisée par la Russie et la Chine.

Mais, même en plein milieu de ces convulsions de la 25e heure, Macron se prend encore les pieds dans sa propre bureaucratie woke, qui continue à multiplier les vexations néocoloniales à l’encontre de ces pays du Grand Sud dont il souhaiterait en même temps se concilier in extremis les faveurs – en l’occurrence, dans l’affaire Amira Bouraoui, à laquelle le président Tebboune n’a pas manqué de faire allusion dans ses réponses aigres-douces aux déclarations d’amour intéressées du mari de Brigitte.

Car Macron-le-café-debout, Macron l’éborgneur, Macron-Ausweis voudrait encore être, en même temps, le bon Bwana donneur de leçons d’amour du prochain aux « races inférieures » (pour citer son illustre prédécesseur Jules Ferry). Et pratiquer le colonialisme du catéchisme et de la canonnière – mais sans canonnière : un match qui promet d’être court, mais intense.


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