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Mercredi, 28 Sept. 2022

Le Titanic européen se crashera-t-il sur l’iceberg russe?

Auteur : Daniel Vanhove | Editeur : Walt | Jeudi, 07 Juill. 2022 - 14h16

L’équipage ‘européiste’ qui pilote depuis Bruxelles l’ingouvernable paquebot baptisé ‘UE’ ne semble rien voir qui puisse arrêter sa course, convaincu de sa toute-puissance et de son invulnérabilité savamment entretenues par le discours de l’administration américaine et de ses représentants de l’OTAN. Et tout comme certains individus, un piètre équipage aime être flatté.

Et pourtant, à bien y regarder, tout indique qu’un iceberg – dont chacun sait qu’environ 1/8è est émergé – se trouve sur sa route. La question, loin d’être subsidiaire, est de savoir s’il existe encore au sein de cet équipage l’un ou l’autre membre sain d’esprit et assez lucide que pour éviter le crash qui semble de plus en plus inéluctable. Alors qu’à bord se trouvent plusieurs millions de passagers entretenus, voire persuadés pour certains, dans l’illusion (comme à l’époque) de l’insubmersibilité de leur puissant vaisseau.

En plus de l’approche xénophobe anti-russe que l’on a vu se manifester par d’affligeantes réactions de gouvernements, de mairies, d’organisations, d’associations, de groupes, quand ce ne sont pas quelques abrutis isolés, les capitaines de l’UE non élus par les passagers semblent manifestement ‘hors sol’ et risquent d’entraîner ces derniers dans un naufrage collectif. Il faut rappeler à cet effet, que c’est bien l’URSS qui a vaincu le nazisme allemand par le sacrifice d’environ 27 millions de ses soldats et civils, et non les Américains comme ceux-ci ont tendance à s’en glorifier. Les Russes en connaissent donc le prix quand les Américains et les Européens n’ont pas expurgé jusqu’à ses racines cette tendance brune que l’on voit ainsi ressurgir régulièrement.

A la suite d’une infinie patience, chaque fois que l’iceberg russe a lancé des signaux à l’Occident et particulièrement à l’Europe voisine de limites à ne pas dépasser, c’est comme si cette dernière était sourde et n’entendait que la voix des sirènes outre-atlantique. Le commandement russe démontre pourtant sa détermination à ne pas modifier sa position et reste ferme quant à son plan initial avec, il faut le souligner, une réponse toujours proportionnelle aux obstacles dressés par ses adversaires pour le faire dévier de sa route. Mais vu l’entêtement de ceux qu’il continue à appeler ses ‘collègues’, la Russie va-t-elle encore longtemps agir en proportionnalité ou risque-t-elle de passer à une autre vitesse afin de donner une ‘leçon de choses’ aux plus obtus de cette caste d’eurocrates arrogants? Pour ceux qui rechignent et se demandent parfois pourquoi l’état major russe n’agit pas de manière plus prompte et cinglante face aux Ukronazis armés en continu par l’Occident, soyez assurés que cette question taraude sa hiérarchie et fait l’objet d’évaluations régulières. Mais le travail entrepris par Moscou est colossal et dépasse de très loin le seul cas ukrainien qu’il faut préalablement nettoyer en profondeur de tout ce qui l’encrasse.

Pour le coup et pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, ce que les citoyens européens pourront retenir de cette pénible traversée est qu’ils sont bien colonisés par les USA et non leurs ‘partenaires’ comme ils l’imaginaient. Il faut dire que c’est habituel pour ce pays qui dès le départ a construit son empire sur la dévastation, le pillage et la colonisation, sans jamais s’arrêter depuis. Raison de son indéfectible soutien au régime d’apartheid israélien qui pense pouvoir bâtir de même sa prospérité sur le vol des terres palestiniennes doublé de méthodes fascistes. Et où la voix européenne en plus d’être timorée, en est complice depuis le début.

Aussi, les Européens sont-ils priés de comprendre et d’accepter n’être que des passagers de seconde classe. Avec toutes les conséquences qu’impliquent un tel statut dont celle, et non des moindres pour qui veut chercher un peu dans l’histoire, que tout empire connaît ses heures de gloire avant de connaître celles de son déclin et de sa fin. Or, de toute évidence, plusieurs analyses dans différentes disciplines indiquent que le déclin des Etats-Unis a non seulement commencé mais qu’il est déjà bien entamé. La question pour les citoyens européens est donc simple, parce qu’il ne s’agit plus de savoir si cela va arriver, mais quand cela va-t-il arriver, et dès lors: allons-nous suivre un équipage qui manifestement nous mène au désastre ou allons-nous avoir le sursaut de nous organiser, de renverser ce commandement et reprendre le contrôle qui nous permettrait d’éviter le crash qui s’annonce? Parce que ce que nous voyons de l’iceberg, pour effrayant qu’il soit déjà nous est caché pour les 7/8è immergés… Les conséquences d’une telle collision sont donc incalculables pour l’avenir à l’exception d’une certitude: tous les paradigmes seront bouleversés. Et sous nos latitudes, les dernières générations n’ont pour la plupart aucune idée de ce que cela peut représenter, ayant été préservées et choyées des décennies durant au point de penser que le niveau de vie occidental était la norme alors qu’il est l’exception au regard des milliards d’individus qui survivent tant bien que mal… exploités pour le confort de notre croisière.

Tant mieux!, rétorqueront certains, il faut que cet ordre inique s’effondre et soit remplacé! Et je les approuve, mais là n’est pas mon propos qui est de dire que nous pouvons (peut-être?) éviter l’obstacle et bien des affres à une majorité de citoyens, en revenant à la raison et en acceptant l’offre russe. A savoir: la neutralité de l’Ukraine, sa dénazification, le recul de l’Otan – à défaut de son démantèlement – sur ses lignes antérieures, la démilitarisation des pays limitrophes de ses frontières… ce qui n’est toujours que la partie visible de l’iceberg, et le préalable au changement de cet ordre inique auquel s’est attelée la Russie.

La partie invisible beaucoup plus importante, est la raison pour laquelle l’Occident hégémonique ne veut pas (encore) faire machine arrière. Il s’agit évidemment de revoir l’ordre unilatéral imposé par l’empire et la dictature de sa monnaie (et de la nôtre qui n’en est que l’avatar), et l’établissement de nouvelles règles internationales dans les échanges entre nations où d’autres Etats y compris les plus faibles seront enfin écoutés et représentés, et où le dollar ne sera plus seul maître à bord, prenant tous les autres en otages. Et que l’Occident le veuille ou non, la Russie y travaille, nouant de plus en plus de liens avec ceux qui s’empressent de dénouer les nœuds zuniens qui les étouffaient. Ainsi, le dernier sommet des BRICS représente environ 3.5 milliards d’individus (et de nouveaux pays demandent à y adhérer) quand le G7 n’en représente plus que 750 millions, avec une croissance de plus en plus forte pour les premiers face à un déclin pour les seconds.

Cet écueil qui se dresse droit devant nous n’est pas nouveau. Les plus aveugles au rang desquels bien des occidentaux – dont l’inculture est entretenue par les équipages qui se succèdent sur le pont – n’ont pas capté que l’obstacle qui grossit à mesure que l’on s’en approche dans l’absurde défi d’aller s’y heurter en pensant que la puissance de notre navire pourrait briser cette cathédrale de glace, trouve son origine non dans l’épisode ukrainien, mais lorsque le président Poutine a répondu favorablement à la demande du président syrien B. al-Assad de le soutenir contre l’assaut occidental qui avait pour projet de ruiner son pays. Cela fait donc plus de 10 ans que l’iceberg russe s’est mis en travers de la route qu’ont prise les imprudents équipages occidentaux mal conseillés, résultat d’imbéciles sanctions qui privilégie l’idéologie au détriment de services de renseignements et de personnel diplomatique dont il a voulu faire l’économie.

Ce que nous voyons depuis quelques semaines en Ukraine, n’est que la confirmation des sordides manœuvres américaines et de l’incompétence abyssale de la plupart des analystes et décideurs européens qui s’y sont faits piéger, et s’affairent maintenant dans d’affligeants ballets ne brassant que du vent, comme lors du C-19. Les mêmes qui s’entêtent à nous dire que, là où toute l’ingénierie déployée et jusqu’à leurs injections ont démontré leur inutilité voire leur dangerosité, il faut en rajouter une dose. Les mêmes nous ressassent que face à ce pénible projet d’UE dont on ne cesse de voir les déchirements et les divergences, il faut ’plus d’Europe’. Et les mêmes de persister et décider de l’élargissement de l’Otan comme réponse à l’intervention russe qui précisément en dénonce les avancées vers ses frontières! 

Lamentables. Navrants. Affligeants… mais surtout, gravement nuisibles! Parce que parmi ces mercenaires auxquels nos gouvernements font désormais appel pour leurs sales guerres qu’ils n’ont même pas le courage de reconnaître, beaucoup finissent par rentrer au pays tant ils prennent la mesure des forces en présence. Et ceux-là auront acquis une expérience de terrain en vraies conditions de guerre, formés par nos brillants instructeurs otaniens. Et ils ne rentreront pas les mais vides. Ils auront noués des liens avec les mafias, toujours présentes dans de telles configurations au seul but de faire du fric. Ils rentreront donc avec leurs armes et leurs contacts pour s’en procurer d’autres. Qui un jour se retourneront contre leur propre gouvernement, et contre leurs concitoyens dans des attentats dont les imposteurs au pouvoir ne comprendront rien et réagiront de travers.

Dans les coursives du paquebot européen qui glisse inexorablement vers l’iceberg russe, la plupart des passagers continuent hypnotisés, à écouter la petite musique anesthésiante jouée par les médias ‘atlantistes’. Ils semblent ne pas (vouloir) voir le naufrage vers lequel cet équipage politico-médiatique arrogant les précipite, alors que déjà les premières vagues arrivent, annonçant sans doute un tsunami d’une ampleur inédite. Y aura-t-il un sursaut, une mutinerie de la dernière chance pour mettre ces responsables aux arrêts et/ou pour les balancer par-dessus bord?!

***

Les économies de l’UE sont sur les genoux

par M.K. Bhadrakumar.

Le 1er juillet à la Maison Blanche, le président américain Joe Biden a fait une révélation surprenante, selon laquelle « l’idée que nous allons pouvoir appuyer sur un interrupteur pour faire baisser le coût de l’essence n’est pas probable à court terme ».

Les exportateurs de gaz américains se sont positionnés en conséquence pour combler le vide alors que l’Europe se détourne des importations russes. FT a rapporté récemment que « les producteurs américains de gaz naturel liquéfié ont annoncé une série d’accords pour stimuler les exportations alors que l’industrie capitalise sur les pénuries qui ont laissé l’Europe avec une crise énergétique croissante ».

Les accords sont si lucratifs que Cheniere, le premier exportateur de gaz américain, a pris la décision d’investir pour aller de l’avant avec un projet qui augmentera sa capacité de plus de 20% d’ici la fin de 2025, anticipant des accords d’approvisionnement à long terme et bloquant les achats de gaz aux États-Unis sur les prochaines décennies. Les producteurs étatsuniens de gaz feraient fonctionner leurs usines à plein régime pour augmenter l’approvisionnement de l’UE.

Les États-Unis ont dépassé la Russie pour la première fois en tant que premier fournisseur de gaz de l’Europe. Bien que le GNL des États-Unis soit vendu à l’Europe à des coûts beaucoup plus élevés que le gazoduc russe, les pays de l’UE n’ont pas le choix.

Avec l’approvisionnement russe via Nord Stream I à seulement 40% de sa capacité et des livraisons qui devraient  être complètement interrompues pour la maintenance annuelle du 11 au 21 juillet, les perspectives d’approvisionnement à court terme en gaz russe vers l’Europe semblent sombres.

L’Allemagne a mis en garde contre le risque que le gaz du Nord Stream ne revienne pas du tout après la maintenance. Quoi qu’il en soit, la fourniture russe vers l’Europe n’a jamais été aussi basse et devrait « rester limitée tout au long du troisième trimestre », selon S&P Global.

L’Allemagne se dirige vers une crise économique majeure. Le chef de la Fédération allemande des syndicats aurait déclaré ce week-end :

« Des industries entières risquent de s’effondrer à jamais à cause des goulots d’étranglement du gaz – en particulier les industries chimiques, de la verrerie et de l’aluminium, qui sont les principaux fournisseurs du secteur clef de l’automobile ».

Un chômage massif est probable.  Lorsque l’Allemagne éternue, bien sûr, l’Europe s’enrhume – non seulement la zone euro mais même la Grande-Bretagne.

Bienvenue aux « sanctions infernales » de l’Union européenne. Les États-Unis ont littéralement poussé les Européens dans la crise ukrainienne. Combien de fois le secrétaire d’État Antony Blinken s’est-il rendu en Europe au cours de ces mois critiques précédant l’invasion russe de l’Ukraine pour s’assurer que la porte à des pourparlers significatifs avec le Kremlin restait fermée ! Et les sociétés énergétiques US font aujourd’hui des profits exceptionnels en vendant du gaz aux Européens. Les Européens n’auront-ils pas l’intelligence élémentaire de se rendre compte qu’ils se sont fait avoir ?

Maintenant, Biden s’est lavé les mains de la crise du gaz. Il a brusquement déclaré lors d’une conférence de presse à Madrid le 30 juin qu’une telle prime sur les prix du pétrole se poursuivra « aussi longtemps qu’il le faudra, de sorte que la Russie ne puisse pas, en fait, vaincre l’Ukraine et aller au-delà de l’Ukraine. C’est une position critique, critique pour le monde. Nous en sommes là. Pourquoi avons-nous l’OTAN ? »

Le récit de Biden, contraire aux faits, est que les sanctions contre la Russie finiront par fonctionner et qu’une longue guerre en Ukraine entraînera la perte de la Russie. Le récit étatsunien est que si vous regardez sous le capot de l’économie russe, elle n’est peut-être pas suffisamment flexible et ingénieuse pour développer un esprit de bunker entrepreneurial, et adopter de nouveaux modèles commerciaux pour neutraliser les sanctions. Biden est convaincu que l’économie russe est sous l’emprise de mafias industrielles qui ne sont pas très innovantes et, par conséquent, il n’y a pas beaucoup d’options pour la Russie sous les sanctions occidentales.

Biden a déclaré à Madrid :

« Regardez l’impact que la guerre contre l’Ukraine a eu sur la Russie… Ils (les Russes) ont perdu 15 ans de gains qu’ils ont réalisés, en termes de leur économie… Ils vont avoir, ils ont déjà du mal à maintenir la production de pétrole parce qu’ils n’ont pas la technologie pour le faire. Ils ont besoin de la technologie américaine. Et ils sont aussi dans une situation similaire en termes de systèmes d’armes et de certains de leurs systèmes militaires. Ils paient donc un prix très, très lourd pour cela. »

Mais même si c’est le cas, comment tout cela aide-t-il les Européens ? En revanche, les calculs stratégiques du président Poutine concernant la guerre restent sur la bonne voie. Les forces russes ont fait des progrès incontestables dans l’établissement d’un contrôle total sur Lougansk. Lundi, Poutine a donné le feu vert à une proposition des commandants de l’armée de lancer des « opérations offensives ». Cinq mois après le début de la guerre, les Ukrainiens voient la défaite et les généraux de l’armée russe le savent.

La Russie n’est pas non plus entrée en Ukraine sans préparation. De toute évidence, elle avait pris des mesures de précaution à la fois avant et depuis la guerre pour protéger son économie. Et cela permet à l’économie russe de s’installer dans une « nouvelle normalité ». Les options de Washington sont assez limitées dans ces circonstances. Fondamentalement, les sanctions occidentales ne s’attaquent pas aux causes de l’action russe et, par conséquent, elles sont vouées à ne pas résoudre le problème en question.

Poutine réserve certainement de mauvaises surprises à Biden à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Biden suppose allègrement qu’il contrôle toutes les variables de la situation. Se réjouir du malheur d’autrui n’est jamais une base rationnelle pour l’art de gouverner.

Hier, la région stratégiquement importante de Kherson bordant la Crimée a formé un nouveau gouvernement avec le premier vice-Premier ministre de la région russe de Kaliningrad à la tête du cabinet et des ressortissants russes parmi ses adjoints. Maintenant que le système de lance-roquettes multiples HIMARS, contrairement à la promesse de Biden, démolit des villes russes, attendez-vous à des représailles russes majeures.

La voie des opérations offensives de la Russie est en train d’être relancée pour inclure également Kharkov et Odessa, en dehors du Donbass. L’influent politicien du Kremlin et président de la Douma Viatcheslav Volodine a déclaré mardi :

« Certaines personnes demandent quel est notre objectif et quand tout cela prendra fin. Elle prendra fin lorsque nos villes et villages paisibles ne seront plus attaqués par des bombardements. Tout ce qu’ils font, c’est obliger nos troupes à ne pas s’arrêter aux frontières des républiques de Lougansk et de Donetsk (Donbass) parce que les frappes (sur les régions russes) viennent des régions de Kharkov et d’autres régions d’Ukraine ».

Combien de temps Biden pense-t-il que les Européens voudront être impliqués dans une guerre par procuration prolongée avec la Russie ? Bild a rapporté dimanche que 75% des Allemands interrogés considèrent les récentes hausses de prix comme un lourd fardeau, tandis que 50% ont déclaré avoir le sentiment que leurs conditions économiques se détériorent ; un Allemand sur deux craint de ne pas pouvoir se chauffer cet hiver en raison de la réduction de l’approvisionnement en gaz russe et de l’inflation dans l’Union européenne.

Et pourtant, Biden dit que la guerre durera « aussi longtemps qu’il le faudra » et que la pénurie de carburant continuera « aussi longtemps qu’il le faudra ». L’économie européenne devrait commencer à se contracter au cours du second semestre 2022 et la récession pourrait se poursuivre jusqu’à l’été 2023 au moins.

Les analystes de JP Morgan Chase, la banque d’investissement américaine, ont déclaré la semaine dernière que la Russie pourrait également provoquer des hausses « stratosphériques » des prix du pétrole si elle utilisait des réductions de production pour riposter. Selon eux, « l’étroitesse du marché mondial du pétrole plaide pour la Russie ». Ils écrivent que les prix pourraient plus que tripler pour atteindre 380 dollars le baril, si la Russie réduisait sa production à 5 millions de barils par jour.

Le décret de Poutine la semaine dernière est de mauvais augure – le Kremlin prenant le contrôle total du projet pétrolier et gazier Sakhalin-2 dans l’Extrême-Orient russe. La société d’État Gazprom détenait une participation de 50% plus une dans le projet et ses partenaires étrangers comprenaient Shell (27,5%), Mitsui (12,5%) et Mitsubishi (10%). Le décret stipule que Gazprom conservera sa participation majoritaire, mais les investisseurs étrangers doivent demander au gouvernement russe une participation dans la société nouvellement créée dans un délai d’un mois ou être dépossédés. Le gouvernement décidera d’approuver ou non toute demande.

Vue aérienne de l’usine de liquéfaction, qui fait partie du projet de gaz naturel liquéfié Sakhalin-2 à Sakhaline, en Russie, décrit comme l’un des plus grands projets pétroliers et gaziers intégrés du monde.

Cela perturbera davantage les marchés de l’énergie et exercera une pression accrue sur le marché du GNL, et ça peut être considéré comme une mesure visant à exercer davantage de pression sur l’Occident en restreignant simultanément l’approvisionnement en gaz vers l’Europe et en créant une plus grande demande de GNL en Asie, qui assèchera les approvisionnements qui vont actuellement en Europe. Sakhalin-2 fournit environ 4% du marché mondial du GNL !

La seule partie de l’agenda US qui se déroule bien semble être la partie non-dite : les objectifs anglo-américains mêmes que Lord Ismay avait un jour prédits comme étant la raison d’être de l’OTAN : « Garder des Russes dehors, les Américains  dedans, et les Allemands à terre ».

M.K. Bhadrakumar

source : Indian Punchline

via Arrêt sur Info


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