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Lundi, 19 Oct. 2026

Asselineau dénonce une « chasse à l’homme » contre Alain Soral et vise Juan Branco : « J’ai toujours détesté la délation…»

Auteur : Le Média en 4-4-2 | Editeur : Walt | Lundi, 19 Oct. 2026 - 21h31

Dans son direct du 14 octobre 2026, François Asselineau s’en prend aux méthodes employées dans la polémique sur l’exil d’Alain Soral. Sans partager ses idées ni oublier leurs anciens différends, le président de l’UPR refuse que Juan Branco et Thierry Mariani participent à ce qu’il perçoit comme une chasse à l’homme.

Mercredi 14 octobre, au cours de son direct n°130 diffusé sur YouTube, François Asselineau réagit aux déclarations de Thierry Mariani et Juan Branco sur les déplacements supposés d’Alain Soral. « On a l’impression d’une chasse à l’homme. C’est quoi cette histoire ? », lance-t-il. Le président de l’UPR ne cherche pas à trancher la question de l’exil. Il s’interroge sur l’utilité de ces révélations présumées.


Le 12 octobre, Mariani avait affirmé sur Radio Courtoisie que Soral aurait quitté la Russie dès le mois d’avril. Branco a ensuite tourné en dérision son récit d’exil, évoquant un séjour en Tunisie. Aucun élément rendu public dans ces interventions ne permet de vérifier où il réside actuellement. Ces prises de parole surviennent alors qu’une procédure de dissolution visant Égalité & Réconciliation a été engagée par le ministère de l’Intérieur.

Asselineau défend un principe

Asselineau prend soin de rappeler que Soral l’a lui-même violemment critiqué à l’époque de la présidentielle de 2022, alors qu’il cherchait à réunir ses parrainages. « Je n’ai pas particulièrement d’affinité pour Alain Soral », précise-t-il. Son jugement ne vient donc pas d’un proche.

Ce qui l’indigne, c’est autre chose : « J’ai toujours détesté tout ce qui a trait à la délation, à la trahison. » Il parle de comportements « indignes » et de gens qui vont « jouer les rats pour persécuter les gens ». Les déplacements supposés d’une personne, déjà visée par des procédures, ne sont pas un feuilleton à alimenter au gré des rumeurs.

Et ceux qui se réclament de la dissidence ?

L’attitude de Juan Branco surprend d’autant plus qu’il revendique une opposition au pouvoir et affirme : « Pour ma part, j’affirme et je source. » Or sa publication du 12 octobre n’apportait pas de document vérifiable établissant la résidence actuelle de Soral. Il reste parfaitement libre de critiquer l’essayiste. À lui, en revanche, de dire sur quelles pièces repose une accusation aussi précise.

Chez ceux qui se réclament de la dissidence, le silence de certains interpelle aussi. Il ne vaut pas nécessairement approbation, mais il laisse une drôle d’impression : pourquoi les grands principes sur les libertés deviennent-ils si discrets lorsque la personne concernée dérange ou déplaît ? Nul besoin d’être « soralien » pour refuser cette logique. Ce devrait même être une évidence.

Asselineau, lui, n’a pas attendu de trouver Soral sympathique pour dire non. Il aurait pu ne rien commenter, compte tenu de leurs différends. Il a préféré dénoncer ce qu’il considère comme une délation. C’est à son honneur : la cohérence se juge aussi à la façon dont on traite ceux avec lesquels on est en désaccord.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du direct n°130 de François Asselineau.


- Source : Le Média en 4-4-2

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