17 octobre : Casseurs et policiers, les images qui dérangent (Vidéo)
Des casseurs qui rejoignent les rangs des CRS, des policiers qui discutent tranquillement devant un magasin pillé, d'autres filmés en train de récupérer des chaussures dans des commerces saccagés. Le nouveau Zapping au Scalpel rassemble des séquences particulièrement troublantes sur les pratiques des forces de l'ordre.
À Metz, deux individus cagoulés semblent lancer des projectiles avant d’être escortés par des policiers. Ailleurs, des hommes habillés en black blocs montent dans un véhicule de police ou entrent dans un commissariat. Certains seraient des agents infiltrés. Mais que faisaient-ils exactement ?
À Limoges, des policiers sont également accusés d’avoir participé au pillage d’une boutique Lacoste. Les images montrent en effet des fonctionnaires récupérant des marchandises.
Ces séquences rappellent de précédentes controverses concernant des policiers en civil dans les manifestations.
Sur le terrain politique, Florian Philippot dénonce une « démolition contrôlée ». Jean-Luc Mélenchon accuse le gouvernement de jouer « le pourrissement », tandis que Jean-Philippe Tanguy estime que les casseurs servent à discréditer la contestation.
Emmanuel Macron promet de sanctionner les casseurs. Encore faudrait-il expliquer pourquoi certains semblent circuler si facilement parmi les forces de l’ordre.
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17 octobre : la France brûle, Macron danse, Nuñez se ridiculise et Lecornu donne des leçons
Le ministre de l’Intérieur avait presque rédigé le scénario. Le 6 octobre, Laurent Nuñez expliquait qu’une perte de contrôle se reconnaissait à des hordes parcourant les centres-villes, pillant les magasins et commettant des exactions. Onze jours plus tard, les casseurs lui ont donné raison. Quel sens de l’anticipation !
Neuf ans de macronisme, des villes saccagées et un gouvernement qui distribue encore des leçons de morale.
Samedi 17 octobre, la mobilisation tourne au désastre dans plusieurs villes. À Limoges, l’hôtel de ville est ravagé par les flammes. Marseille, Lyon et Paris connaissent également des violences.
Sébastien Lecornu somme les Français de choisir leur camp : la République ou les casseurs. Une subtilité semble lui échapper : on peut condamner les pillages sans soutenir la macronie.
À Marseille, Benoît Payan réclame des explications sur les ordres donnés aux forces de l’ordre. Une interrogation autrement plus intéressante que les sermons gouvernementaux.
Et Emmanuel Macron ? Vendredi soir, à la veille d’une mobilisation annoncée sous tension, il assistait avec Brigitte et Hélène, la femme de Bernard (Arnault), au concert de Céline Dion.
Dimanche, le président a condamné les violences lors de son allocution. Pendant ce temps, son gouvernement doit répondre aux critiques concernant le maintien de l’ordre.
Pour Macron, la crise présente au moins un avantage politique possible : déplacer l’attention de la colère sociale vers la sécurité. Encore faudrait-il démontrer qu’il sait assurer cette dernière.
ZAPPING DU JOUR 18/10 : Gueule de bois nationale, chacun son coupable
- Source : Le Média en 4-4-2












