France Inter : Charles Sapin remplacé par un journaliste proche du PS ?
La page Charles Sapin est définitivement tournée. Huit jours après l’annonce du départ du journaliste de Valeurs actuelles, jugé trop à droite, France Inter a déjà trouvé son remplaçant. Il s’agit de Hadrien Brachet. Ce dernier est actuellement rédacteur en chef adjoint au Point. Précédemment, il a œuvré au sein du magazine de centre gauche Marianne, où il a notamment couvert les questions d'éducation et de laïcité.
[BRÈVE] France Inter : H. Brachet, du Point, remplace C. Sapin pour l'édito politique- Par Boulevard Voltaire
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) September 27, 2026
La radio s'était mise en grève pour obtenir le départ de l'éditorialiste conservateur.
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Pour son premier édito diffusé dimanche 27 septembre sur France Inter, Hadrien Brachet s’est penché sur la disparition du cumul des mandats, qui priverait le Sénat d’un ancrage local et de politiques d’expérience… Un choix pour le moins sage et consensuel. Au lieu de couvrir une élection qui n’a pas passionné les foules, le nouvel employé de service public aurait pu, par exemple, évoquer la venue du Pape, autrement plus populaire. Il a finalement laissé cette tâche à Patrick Cohen qui, ce mardi matin, s’est fait un plaisir de revenir sur la visite papale et réduire l’engouement de centaines de milliers de croyants à la mobilisation d’une « minorité pratiquante » désireuse de « remplir l’espace public »…
Un profil politiquement correct
Comment situer politiquement Hadrien Brachet ? Dans la presse, on laisse penser que le vingtenaire ne serait absolument pas de gauche puisqu’il officie au Point, un « hebdomadaire de droite », « positionné à droite de l’échiquier politique ». Le devoir de pluralisme qui incombe à l’audiovisuel public serait donc parfaitement rempli. Circulez, 'y a plus rien à voir. Sauf que le journaliste est loin de représenter l’aile conservatrice de la population française. Dans Le Point, le jeune homme « couvre la gauche, les débats idéologiques qui la traversent et ses compétitions internes ». Ses articles se résument à des analyses polies des courants de centre mou, allant de Gabriel Attal à Raphaël Glucksmann, en passant par François Hollande. Peu de chances donc de l’entendre défendre sur France Inter un point de vue nationaliste ou identitaire.
Les gauchistes ont (encore) gagné.
Charles Sapin, venu de Valeurs actuelles, avait été recruté par France Inter au nom du pluralisme. Sa présence déclenche grèves, motions et mobilisation interne. La direction finit par supprimer son édito.
Son remplaçant ? Hadrien Brachet, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès. Une fondation "proche du Parti socialiste".
Rigolez pas, c'est avec votre argent !
— GRM (@grm_off) September 27, 2026
Encore plus intéressant : l’homme se trouve être expert associé à la Fondation Jean-Jaurès, réputée historiquement proche du Parti socialiste. Tiens, tiens. Voilà un élément que Charles Sapin ne présentait pas sur son CV, mais qui a sans doute rassuré les syndicats de journalistes de Radio France…
Une victoire pour l’extrême gauche
Cette nomination très politiquement correcte constitue en effet une victoire indéniable pour l’extrême gauche. En mobilisant ses troupes - syndicats, pseudo artistes, personnalités, humoristes, médias amis… - elle est parvenue à faire plier la direction de Radio France. Charles Sapin a été écarté et remplacé par un journaliste plus conforme à l’idéologie qui règne au sein de la rédaction de France Inter. « L’arrivée de Charles Sapin correspondait en effet à l’une de mes préconisations, déplorait il y a quelques jours le député Charles Alloncle, dont la commission d’enquête sur les dysfonctionnements de l’audiovisuel public avait fait grand bruit. J’ai donc apprécié cette timide tentative de respecter le pluralisme. Elle n’aura finalement tenu que deux semaines ». Si pointilleuse quant au respect du pluralisme sur CNews, l’Arcom ne s’est pas fait entendre durant cet épisode. Pas plus que Reporters Sans Frontières. Les syndicats ont imposé leur ligne éditoriale et bien peu s’en sont offusqués. La prise d’otage des antennes de service public va donc pouvoir tranquillement continuer.
- Source : Boulevard Voltaire












